Advanced French: At the science museum in Paris
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Advanced French: At the science museum in Paris

Activité 24

Cette activité vous présente un article de la revue Sciences et Avenir, dont l’argument principal est que l’enseignement des mathématiques en France est critiquable.

ÉTAPE A

Lisez le texte ci-dessous et les notes culturelles qui s’y rattachent. Vérifiez ensuite votre compréhension de l’article en cochant la bonne réponse pour chacune des questions qui le suivent.

À la recherche du sens perdu

« Sur un bateau, il y a 26 moutons et 10 chèvres. Quel est l’âge du capitaine ? » À cette question posée en 1980 à une centaine d’élèves de CE1 and CE2, 78% répondirent en combinant diversement le nombre d’ovins et de caprins… Nos chères têtes blondes seraient-elles « nulles, archi-nulles » en maths ? Pour Stella Baruk, qui s’est penchée depuis un quart de siècle sur l’enseignement de cette noble matière scolaire, cet édifiant « problème de maths » est plutôt un révélateur de l’impuissance dont son enseignement est trop fréquemment frappé aujourd’hui : incapacité à transmettre du sens, méthodes inadaptées, machine à fabriquer de l’échec.

Ratés d’une matière promue au rang de jauge de l’intelligence, sélectionnant les futures élites et congestionnant les autres en masse : « N’a pas la bosse des maths », « Lent à comprendre », « Devrait travailler plus »… Combien de spirales de l’échec ont-elles pris naissance à la suite d’un problème-de-robinet-qui-fuit insurmonté ?

Pour cette pédagogue, l’enjeu éducatif des maths est de première importance : « C’est la matière qui, le plus immédiatement, met un sujet aux prises avec son intelligence. De manière aiguë, elle mobilise du sens. Selon la manière dont il vivra cette expérience, il peut en retirer une profonde jubilation, ou la souffrance de se percevoir « inapte ». » En maths, et ailleurs dans la vie.

Stella Baruk a développé sa méthode d’enseignement sur une pédagogie de l’erreur. Trop souvent taxée d’horreur, dénoncée en rouge dans la marge des cahiers d’école, l’erreur doit devenir une manifestation positive, un outil irremplaçable pour détecter la mise en route d’un processus de recherche du sens dans la tête de l’élève. Au professeur de le comprendre, sans soupçonner l’élève d’inaptitude, et d’adapter en retour son enseignement. Ensuite, elle préconise de redonner du sens à la langue et aux énoncés mathématiques, quand ils frisent parfois l’absurde. Au panier les calculs de TVA, les cotations boursières et les économies sur les paquets de lessives, pour des enfants dont la dernière des ambitions est de rivaliser avec leurs parents dans la gestion du patrimoine familial !

Sciences et Avenir : Que reprochez-vous le plus à l’enseignement des mathématiques aujourd’hui ?

Stella Baruk : De fabriquer toutes ces détresses d’enfants. Je les vois, précoces clients des instituts médico-pédagogiques ou des hôpitaux de jour, se débattre avec une logique qui n’est pas la leur. Je reproche à l’institution de ne pas savoir radicalement reconsidérer les raisons d’un tel échec.

S. et A. : Tout le monde est-il apte à comprendre les maths ?

S.B. : Autant que d’apprendre à parler. En mathématiques, on apprend à analyser des savoirs, des pratiques, du sens. Afin que chaque élève puisse en retirer une lecture du monde, spécifique de ce savoir, et qui lui soit personnelle.

S. et A. : Réussir en maths, avec le plaisir, de surcroît, c’est trop demander ?

S.B. : J’ai vu des enfants radicalement transformés le jour où l’on a su les remettre sur la route du sens, auquel ils avaient renoncé. Pouvoir se repérer dans un savoir et en manier la langue est la source d’un immense bonheur !

S. et A. : Avez-vous un conseil à donner aux parents d’enfants en échec ?

S.B. : Dédramatisez ! La mauvaise note n’est pas toujours méritée. Votre enfant a peut-être raison… dans sa logique à lui. Et de toute façon, le 3/20 ne juge que la copie, jamais l’enfant.

(Patrick Piro, Sciences et Avenir, novembre 1994, p. 39)

Notes culturelles

À la recherche du sens perdu Le titre de cet article rappelle l’œuvre de Marcel Proust (1871–1922), À la recherche du temps perdu (1913–1927).

CE1, CE2 Il s’agit là de l’appellation habituelle de deux classes d’école primaire pour les enfants âgés de six et sept ans, le cours élémentaire première année et le cours élémentaire deuxième année.

avoir la « bosse des maths »Cette expression a pour origine la phrénologie, « science » en vogue au siècle dernier et qui se donnait pour but de révéler le caractère, la personnalité et les dons des individus en observant la forme de leur crâne.

problème de robinet qui fuit exemple classique d’exercice de maths longtemps proposé aux écoliers du primaire, avec des calculs de volumes et de temps

institut médico-pédagogique cabinet médical où les médecins, les psychologues et autres spécialistes aident les enfants à surmonter leurs problèmes scolaires

3/20 Traditionnellement, les devoirs sont notés sur 20 en France. Une note de 3/20 est donc très mauvaise.

1. Quelle est la réponse au problème de maths posé au début de l’article ?

a. 

36


b. 

16


c. 

il est impossible de donner une réponse


La bonne réponse est c.

2. Quel pourcentage d’enfants donne une réponse incorrecte au problème posé ?

a. 

12%


b. 

78%


c. 

100%


La bonne réponse est b.

3. Pourquoi les mathématiques sont-elles très importantes dans le système d’éducation français ?

a. 

parce que la sélection des enfants se fait par leur connaissance des mathématiques


b. 

parce que les mathématiques sont bien enseignées


c. 

parce que les mathématiques créent de la matière grise


La bonne réponse est a.

4. En quoi la pédagogie de l’erreur consiste-t-elle ?

a. 

faire des erreurs


b. 

apprendre comment fonctionne le cerveau de l’enfant


c. 

adapter l’enseignement à la façon de penser de l’enfant


La bonne réponse est c.

5. Selon Stella Baruk, les enfants peuvent-ils tous comprendre les mathématiques?

a. 

oui


b. 

non


c. 

seulement s’ils travaillent dur


La bonne réponse est a.

6. Selon Stella Baruk, à quoi les mathématiques s’apparentent-elles?

a. 

un voyage en voiture


b. 

un moment de joie intense


c. 

une langue étrangère


La bonne réponse est c.

ÉTAPE B

Identifiez et recopiez les expressions qui sont utilisées dans l’article pour juger négativement les élèves.

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Réponse

n’a pas la bosse des maths ; lent à comprendre ; devrait travailler plus

ÉTAPE C

À l’aide de la liste suivante, trouvez le contraire de chacune des appréciations ci-dessous et faites-les correspondre.

À l’aide des deux listes suivantes, faites correspondre le numéro qui apparaît dans le menu à la lettre correcte.

  1. bon

  2. excellent

  3. est fort en maths

  4. a l’esprit vif

  5. est appliqué et travailleur

  6. a des facilités pour apprendre

  • a.n’a pas la bosse des maths

  • b.lent à comprendre

  • c.inapte

  • d.archi-nul

  • e.nul

  • f.devrait travailler plus

Les bonnes réponses sont:
  • 1 = e
  • 2 = d
  • 3 = a
  • 4 = b
  • 5 = f
  • 6 = c

ÉTAPE D

Relisez la première partie du texte de Sciences et Avenir, et expliquez en 50–80 mots environ les problèmes identifiés par Stella Baruk dans l’enseignement traditionnel des maths et les solutions qu’elle propose.

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Réponse

Voici ce que vous auriez pu écrire :

  • Stella Baruk pense que l’échec des élèves en maths est dû à une mauvaise présentation de cette matière d’enseignement. Elle souhaite que les professeurs proposent aux élèves des exercices qui les intéressent, et dont ils comprennent l’utilité dans la vie réelle. Les professeurs devront aussi utiliser les erreurs des élèves pour comprendre leur façon de penser l’exercice et les aider à poursuivre leur réflexion jusqu’à la découverte de la solution des problèmes posés.

« La mathématique est une science dangereuse : elle dévoile les supercheries et les erreurs de calcul. »

(Galilée, 1564–1642)

Figure 15

Vous allez à présent vous essayer à la pratique du résumé.

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