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Unité 5 : Répondre

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Cours: Introduction à la sauvegarde des personnes dans le secteur de l'aide internationale
Livre: Unité 5 : Répondre
Imprimé par: Guest user
Date: samedi 7 février 2026, 17:18

L'étape « répondre » du cycle de sauvegarde

Bienvenue dans l'unité 5 de ce cours. Nous revenons au cycle de sauvegarde et examinons comment répondre aux problèmes liés à la sauvegarde des personnes qui apparaissent ou sont signalés.

Un diagramme. Dans le cercle central, il est écrit : Le cycle de sauvegarde. Dans le cercle 4, il est écrit : Répondre.

Lorsqu’elles reçoivent un signalement, il est important que les organisations sachent comment réagir. Les procédures doivent être clairement documentées pour éviter tout dommage supplémentaire. Ces derniers temps, les médias ont souligné combien les organisations ont manqué de réagir de manière adéquate lorsque des problèmes liés à la sauvegarde leur ont été signalés. Certaines organisations ont porté leurs efforts sur la maîtrise des dégâts et la protection de leur nom et de leur réputation plutôt que de prendre des décisions dans le meilleur intérêt des victimes et des survivants.

Dans cette partie du cours, nous réfléchissons aux enseignements tirés de certains des cas mis en lumière dans les médias. Suite à la couverture médiatique et aux appels publics à une plus grande responsabilité, les donateurs institutionnels, les organismes de recherche, les institutions financières, la Banque mondiale et les Nations unies ont adopté une position plus ferme pour éradiquer les abus sexuels dans le secteur de l'aide internationale et du développement en incluant des normes de conformité strictes concernant les partenaires qu'ils financent afin que la responsabilité de la sauvegarde des personnes soit une priorité tout au long de la chaîne opérationnelle.

Nous allons analyser le contexte juridique local, la gestion des signalements, le développement de voies de recours et l'importance de protéger les lanceurs d'alerte.

5.1 Problèmes relatifs à la sauvegarde signalés dans les médias

Une photo en noir et blanc d’une pile de journaux posée sur le clavier d’un ordinateur portable.
© Photo Kozyr / Shutterstock

Dans les activités suivantes, vous êtes invité à réfléchir sur les causes et les conséquences de l'exploitation, des abus et du harcèlement sexuels qui auraient été commis par le personnel de certaines organisations internationales dans le secteur de l'aide internationale et du développement.

Réfléchissez à comment et pourquoi les organisations ont réagi comme elles l'ont fait, pourquoi ces réponses étaient inadéquates et en quoi les enseignements tirés de ces cas peuvent être applicables à votre organisation en consolidant vos propres mécanismes de réponse.

Activité 5.1 Les scandales relatifs à la sauvegarde dans les médias

Choisissez au moins deux études de cas réels dans la liste ci-dessous. Suivez le lien, lisez l'article, puis réfléchissez et répondez dans votre journal d'apprentissage aux questions suivantes :

  • Identifiez les problèmes en matière de sauvegarde. Pourquoi des cas d’EAHS ont-ils pu avoir lieu ?
  • Comment l'organisation a-t-elle réagi ? À votre avis, pourquoi les organisations ont-elles réagi de cette manière ?
  • À la suite de ces réponses de la part des organisations, quelles ont été les conséquences pour les victimes, les survivants et les autres ?

(Remarque : Ces articles de journalistes trouvés dans les médias ne sont utilisés ici que pour soulever des problèmes à des fins pédagogiques. Ils ne sont pas nécessairement approuvés par les responsables du cours.)

  1. Allégation d'Oxfam Haïti : Comment le scandale est arrivé
  2. Save the Children a trahi la confiance du public et de son personnel suite à des accusations de harcèlement
  3. MercyCorps ébranlé par des accusations d’abus sexuels contre le co-fondateur Ellsworth Culver
  4. Enquête sur des accusations d’abus sexuel sur des enfants : L'Église catholique « profondément ébranlée par la perversité du clergé »

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5.2 Réfléchir aux enseignements tirés

Une personne qui marche sur la plage, les pieds dans l’eau. L’image se concentre sur son ombre reflétée sur le sable humide.
© fon_napath / Shutterstock

Relisez vos réponses aux questions de l'activité précédente. Quels enseignements pouvez-vous tirer pour votre propre organisation afin d'améliorer la sauvegarde ?

Les études de cas sur lesquelles vous avez travaillé fournissent des informations importantes sur la manière dont les organisations pourraient répondre plus efficacement aux problèmes relatifs à la protection, en mettant en évidence certaines causes et conséquences des défaillances.

Vous en apprendrez plus sur certains de ces points au fil du cours, mais il convient dès maintenant de souligner quelques enseignement clés :

  • La sauvegarde ne consiste pas seulement à lutter contre les comportements abusifs des individus, mais aussi à réexaminer les attitudes, les normes, les relations de pouvoir et les cultures de travail au sein des organisations. C'est ce qu'on appelle souvent la « culture organisationnelle ».
  • Les besoins des victimes et des lanceurs d'alerte doivent toujours être prioritaires par rapport aux conséquences sur la réputation de l'organisation. C'est ce qu'on appelle une « approche centrée sur les survivants ».
  • Les organisations doivent répondre de manière efficace et transparente aux problèmes en matière de sauvegarde et respecter les normes adéquates.
  • Les organisations ont la responsabilité de partager les informations avec les autorités compétentes, en se préoccupant des risques auxquels les survivants sont exposés.

5.3 Gestion des signalements

Comme vous l'avez déjà appris dans l'unité 4, il est très difficile pour un enfant, un adulte vulnérable ou un membre du personnel de révéler qu'il ne se sent pas en sécurité à cause du comportement inapproprié d'autres personnes et il est donc essentiel de s'assurer que notre réponse soit adéquate.

Les individus peuvent révéler des problèmes en matière de sauvegarde de diverses manières, notamment :

  • Directement – en faisant des signalements verbaux ou écrits spécifiques sur ce qui s'est passé.
  • Indirectement – en faisant des déclarations verbales ou écrites équivoques suggérant que quelqu'un ne se sent pas en sécurité (par exemple, des publications sur les réseaux sociaux, des dessins).
  • Par leur comportement – en adoptant un comportement inhabituel ou inquiétant, ou un comportement d'un autre type inquiétant et inapproprié, ou en affichant des signes et des symptômes (abordés dans l'unité 2 de ce cours).

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Activité 5.2 Comment réagir lorsqu'un enfant révèle un abus

Il est généralement très difficile pour un enfant, un adulte vulnérable ou un membre du personnel de révéler qu'il ne se sent pas en sécurité et il est donc vital de réagir de la bonne manière.

Regardez l'animation vidéo ci-dessus qui vous montre comment réagir lorsqu'un enfant vous parle des abus qu’il a subis, puis réfléchissez aux questions qui suivent.

Réfléchissez et répondez dans votre journal d'apprentissage :

  • Comment réagir lorsqu'un enfant ou un jeune (par ce terme, on entend des adolescents) essaie de nous dire quelque chose qui lui est difficile ?
  • Que doit-on éviter de faire ? Pourquoi est-ce important ?
  • Quel enseignement de cette vidéo pourriez-vous utiliser pour gérer les révélations faites par un enfant ou un jeune ?

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5.4 Comment gérer la révélation

Photographie en gros plan d’une oreille.
© Syda Productions / Shutterstock

Une compétence clé dans la gestion des révélations est l'écoute active. Cela donne aux victimes le sentiment d'être écoutées et prises au sérieux.

L'écoute active exige que l’auditeur :

  • Montre à la victime qu’il souhaite son bien-être et qu’il l’aide à se confier ;
  • Lui accorde toute son attention et adopte un langage corporel ouvert et encourageant ;
  • Fasse preuve de compassion, de compréhension et lui donne l’assurance que ses sentiments sont importants ;
  • Utilise des expressions telles que « ce n'est pas de ta faute » ou « tu es si courageux » pour la rassurer ;
  • Respecte les blancs dans la conversation et n’interrompe pas la victime – il doit la laisser aller à son propre rythme ;
  • Répète ce que dit la victime pour vérifier qu’il a bien compris et emploie ses mots pour valider son expérience ;
  • Pose des questions ouvertes, par exemple : « que s'est-il passé ensuite ? » et ne parle pas à la place de la victime.

Faites en sorte que la discussion se passe dans un lieu confidentiel où la victime se sent en sécurité. Respectez la confidentialité et ne divulguez les informations qu'aux personnes qui ont besoin de les connaître (par exemple, l'agent désigné de la protection).

Nous vous recommandons de prendre note de ce que la personne dit au cours de l’entretien, ou dès que celui-ci est terminé, pendant que vous en avez encore une mémoire vive. Prenez note de son langage corporel ou de tout signe ou symptôme. Ne faites pas part de votre opinion dans votre rapport.

Les choses à ne pas faire :

  • Avoir une idée préconçue de la situation ;
  • Ignorer la situation ou nier ce qui est dit ;
  • Afficher des signes d'agacement, de colère ou de désapprobation ;
  • Faire des promesses que vous ne pourrez peut-être pas tenir. Par exemple, ne promettez pas de garder le secret lorsque vous savez que vous avez le devoir de signaler le cas pour éviter d'autres préjudices. Vous devez donc informer la personne que vous avez l’obligation de signaler le cas avec sa permission (s'il s'agit d'un adulte) et en tenant compte des risques pour sa sécurité.
  • Contacter ou affronter l'auteur présumé des faits par vous-même (nous en verrons plus à ce propos ultérieurement) ;
  • Interroger la personne plusieurs fois – cela peut la mener à penser que vous ne la croyez pas.

Nous tenons à souligner ici que seules les personnes qui ont reçu une formation ou qui possèdent une expertise en la matière doivent interroger des enfants ou des adultes en situation de handicap, car cela nécessite des compétences professionnelles.

Il peut s'agir de travailleurs sociaux qualifiés, de policiers, de psychologues et de pédiatres.

Les responsables de la sauvegarde doivent réfléchir attentivement à la manière de gérer les révélations afin que cela ne constitue pas un nouveau traumatisme pour les survivants. Par exemple, de tels entretiens doivent avoir lieu en présence d’un adulte de confiance (choisi par le survivant) pour le soutenir.

Avant de passer à la section suivante, en fonction des informations que vous avez vues sur la gestion des révélations, réfléchissez aux mesures que vous pourriez prendre pour vous assurer que cette bonne pratique est incluse dans les procédures de sauvegarde de votre organisation.

 

Vous voulez en savoir plus ?

Cette activité de sauvegarde en RV vous donne l'occasion de vous mettre à la place de la personne qui gère la révélation d'abus sexuels.

5.5 Les lois régissant l'exploitation, les abus et le harcèlement sexuels

Il est important de comprendre les lois de votre lieu de travail en matière d'exploitation, d'abus et de harcèlement sexuels (EAHS) afin d'être préparé à y faire face.

Cela sera également important si vous devez informer les victimes/survivants de leurs droits.

Le droit du travail prévoit également des droits et des responsabilités pour les auteurs des infractions, sur lesquels vous devrez peut-être obtenir des conseils juridiques.

Un marteau de juge posé sur un livre.
© create jobs 51 / Shutterstock

Dans le cadre de la cartographie de ce qui est disponible dans les régions où votre organisation est active, il est important d'avoir une idée de la législation locale concernant la lutte contre l'exploitation, les abus et le harcèlement sexuels.

Activité 5.3 Quelles sont les lois dans votre région ?

Vous connaissez peut-être déjà les réponses aux questions ci-dessous ou, à ce stade, vous devrez peut-être faire des recherches supplémentaires. Notez vos réponses dans votre journal d'apprentissage.

  1. Quelles sont les définitions juridiques d'un « enfant » et d'un « adulte vulnérable » dans la région où œuvre votre programme national ? (Remarque : Si les définitions juridiques sont moins strictes que les normes internationales,
    c’est la norme la plus stricte qui doit toujours s'appliquer.)
  2. Quelles sont les définitions juridiques de l'exploitation, de l’abus et du harcèlement sexuels ?
  3. Existe-t-il une obligation de signaler les cas d’exploitation, d’abus et de harcèlement sexuels aux autorités locales ? Avez-vous une idée claire de la personne auprès de laquelle vous devrez peut-être effectuer un signalement et de la manière de le faire ?
  4. Votre organisation a-t-elle accès à des conseils juridiques au niveau local et/ou international pour l’aider à répondre
    aux signalements concernant la sauvegarde en cas de besoin ?
  5. Votre organisation doit-elle respecter les lois sur la protection des données du pays lorsqu’elles sont liées à la gestion de problèmes en matière de sauvegarde ?

 


Définitions des enfants selon les lois locales

Voir la transcription

Sherine a une question relative aux différentes définitions des enfants en vertu des lois locales.

Regardez la vidéo ci-dessus pour en savoir plus.

La définition d’un enfant comme étant toute personne âgée de moins de 18 ans (Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant de 1989 ou autre texte) est-elle respectée dans le pays dans lequel vous travaillez ?

5.6 Élaborer des voies de recours pour les problèmes relatifs à la sauvegarde

L’objet d’une « voie de recours » est d’identifier, de documenter, de transmettre et d’assurer le suivi des problèmes de sauvegarde une fois qu’ils ont été révélés et signalés.

Lors de la gestion des révélations, vous devrez peut-être aider les victimes, les survivants ou les témoins de problèmes relatifs à la sauvegarde à accéder à une aide et une assistance professionnelles. Ils ont droit à ces services et nous avons la responsabilité de veiller à ce qu'ils disposent des informations et du soutien nécessaires pour y recourir.

Dans cette partie du cours, vous réfléchirez aux différents types de services professionnels requis par les victimes en fonction de leurs besoins et de leur situation. Vous identifierez et cartographierez les services de soutien dans la région où se trouvent les projets, programmes et bureaux de votre organisation et réfléchirez à ce que vous devrez peut-être prendre en compte lorsque vous y aurez recours.

Activité 5.4 Quels sont les services de recours nécessaires ?

Selon vous, de quels services professionnels les victimes, les survivants et les témoins auraient-ils besoin ?

Pensez à leur santé physique, sexuelle et reproductive, et à leurs besoins émotionnels, psychologiques et sociaux s'ils ont subi des violences et/ou des traumatismes.

Faites une liste de tous les services auxquels vous pouvez penser dans votre journal d'apprentissage. Demandez à vos collègues si vous pensez en avoir oublié.

Étudiez le diagramme ci-dessous pour trouver quelques suggestions. Il s'agit d'un exemple de cartographie des services de recours possibles. Les victimes/survivants peuvent ne pas avoir besoin de tous les services énumérés ; cela dépendra de leurs besoins et de leur consentement.

De plus, il se peut que tous les services ne soient pas disponibles dans la zone géographique de votre organisation.

Un diagramme. Dans le cercle central, il est écrit : Victime/Survivant.

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Comment avoir recours aux services d’aide

Activité 5.5 Accès aux services d’aide concernant la violence basée sur le genre.

Voir la transcription

Regardez la vidéo ci-dessus, qui traite de l'accès aux services d’assistance concernant la violence basée sur le genre dans les contextes d'intervention humanitaire.

Après avoir visionné la vidéo, répondez aux questions suivantes dans votre journal d'apprentissage :

  • Que devez-vous prendre en compte avant de recourir à des services au nom d'autrui ?
  • Quels sont les éléments clés de la voie de recours ?
  • Quelle est la marche à suivre si vous ne savez pas quoi faire ?

Notez vos réponses dans votre journal d'apprentissage afin de pouvoir vous y référer ultérieurement lors de l'élaboration de la voie de recours de votre organisation.

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5.7 Localiser les services d'assistance disponibles

Section d’un plan de ville.
© Marian Salabai / Shutterstock.com

Activité 5.6 Cartographier des services de recours

C'est l'occasion pour vous de cartographier les services de recours dans la région où votre organisation mène des projets ou des programmes.

Vous aurez besoin des éléments suivants :

  • Une carte papier ou une carte Google du lieu où travaille votre organisation et/ou où se trouvent vos bénéficiaires ;
  • Une bande de gommettes de différentes couleurs ou des stylos/crayons de différentes couleurs.

Cherchez où se trouvent les services de recours les plus proches de votre bureau et/ou des sites de projet :

  • Commissariat de police (ou forces de l'ordre) le plus proche et/ou postes de police dotés d'agents spécialisés formés à la protection de l'enfance ou aux violences sexuelles ;
  • Services spécialisés dans le soutien aux victimes les plus proches ;
  • Hôpital le plus proche offrant des services de santé sexuelle et reproductive ;
  • Ambassades et/ou services de recours internationaux pour le personnel expatrié et/ou le personnel associé ;
  • ONG de la région fournissant des services de soutien.

En fonction de la carte, indiquez l'emplacement physique de ces services de recours avec les gommettes ou les stylos (utilisez une couleur différente pour chaque service).

Par exemple :

  • Bleu – commissariat de police (ou forces de l'ordre) le plus proche et/ou postes de police dotés d'agents spécialisés formés à la protection de l'enfance ou aux violences sexuelles ;
  • Vert – services spécialisés dans le soutien aux victimes les plus proches ;
  • Rouge – hôpital le plus proche offrant des services de santé sexuelle et reproductive ;

Si vous êtes basé au siège de votre organisation, cartographiez les emplacements des services de recours pour votre zone géographique. Si vous avez identifié des points focaux de la sauvegarde dans les sites du projet, demandez-leur de cartographier également les services de recours dans leur région pour vous assurer d'avoir une liste complète si nécessaire.

 


Comment orienter les victimes vers les services d'assistance

Maintenant que vous avez une bonne idée des services requis et de leur emplacement, il est important de réfléchir à la manière dont un responsable ou un point focal de la sauvegarde doit orienter les victimes.

Activité 5.7 Liste de contrôle des service de recours

Remplissez les colonnes du tableau ci-dessous (en voici une version téléchargeable).

L’activité précédente doit vous avoir fourni les informations pour les deux premières colonnes.

Dans la troisième colonne, vous devez noter comment faire des recours.

Une version PDF modifiable de ce tableau est disponible dans l’espace de téléchargement.

© (Source : Aneeta Williams/The Open University)

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5.8 Vos procédures de sauvegarde répondent-elles aux besoins ?

Comme nous l’avons vu, il est important que la politique et les procédures de sauvegarde de votre organisation
décrivent les prochaines étapes à suivre.

Cela aidera à orienter une réponse appropriée, adéquate et centrée sur les survivants. L’improvisation n’est pas
de mise.

Activité 5.8

Étudiez l'exemple de tableau ci-dessous. Voici une version téléchargeable de ce tableau.

La colonne 1 est une liste de critères de sauvegarde selon les normes de conformité des donateurs.

La colonne 2 énumère les indicateurs qui satisfont au critère.

La colonne 3 a été laissée vide pour que vous la remplissiez au nom de votre organisation.

  • Si les critères sont « satisfaits », colorez-les en vert ou cochez-les.
  • S'ils ne sont que « partiellement satisfaits », colorez-les en orange ou ajoutez un « – ».
  • S'ils sont « non satisfaits », colorez-les en rouge ou ajoutez une croix.

Dans la colonne 4, notez les différents domaines qui peuvent être améliorés au sein de votre organisation, selon les informations que vous avez colorées en orange ou en rouge.

Une version PDF modifiable de ce tableau est disponible dans l’espace de téléchargement.

(Adapté de la Norme de diligence raisonnable améliorée du FCDO. Reproduit selon les conditions de l'OGL)

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5.9 Soutenir les lanceurs d’alerte

Deux mains entourant huit figurines en bois disposées en cercle.
© Andrii Yalanskyi / Shutterstock

Dans l'unité 4, nous avons vu que certaines personnes hésitent à se manifester pour signaler leurs inquiétudes, pour diverses raisons. Souvent, elles craignent une réaction violente des organisations.

Bon nombre des personnes qui font des signalements ne sont peut-être pas elles-mêmes des survivants ou des victimes, mais sont connues sous le nom de « lanceurs d’alerte », c'est-à-dire qu'elles dénoncent des problèmes qui, selon elles, sont dans l'intérêt public et affecteront d’autres personnes.

Un lanceur d’alerte est une personne, généralement un employé, qui expose des informations ou une activité au sein d'une organisation privée, publique ou gouvernementale qu'il considère comme étant illégale, illicite, dangereuse, frauduleuse ou un gaspillage ou un abus de l’argent public. Les personnes qui deviennent des lanceurs d'alerte peuvent choisir de faire remonter des informations ou des allégations en interne ou en externe.

Il est donc important de comprendre les craintes de ceux qui s'expriment et de prendre en compte la responsabilité de l’organisation de les protéger.

Activité 5.9 Conséquences potentielles de prendre la parole

Lisez le récit de Bao qui était un travailleur de terrain pour une ONG. Les expériences qu'il décrit mettent en évidence
les conséquences potentielles de la prise de parole pour les travailleurs individuels.

Bao : «J'ai gardé le silence pendant un moment, mais je n'ai pas aimé la façon dont ce membre du personnel se comportait avec certains enfants. Donc, à la fin, j'ai décidé que je devais parler.

Quand je l'ai fait, il semblait que personne ne me croyait et tout le monde, y compris la direction, m'a rendu la vie difficile. Les gens ont cessé de me parler et j'ai commencé à recevoir des lettres de menaces chez moi.

À la fin, j'ai dû quitter l'organisation et de toute façon peu de mesures ont été prises au sujet des problèmes que j'ai signalé. Ils ont juste muté discrètement ce type.

Je suis tellement déçu par cette organisation, car je pensais qu’elle était censée aider les personnes vulnérables et assurer leur sécurité.

Réfléchissez et répondez à ces questions dans votre journal d'apprentissage :

  • Quelle aurait dû être la réponse appropriée de l'organisation de Bao ?
  • Quels enseignements tirés des expériences de Bao pouvez-vous appliquer à votre organisation ?

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Lanceurs d'alerte et protection

Voir la transcription

Hasan a une question concernant le lancement d’alerte. Regardez la vidéo ci-dessus.

Activité 5.10 Liste de contrôle sur la protection des lanceurs d’alerte

Sur la base des normes internationales des donateurs, les politiques et les procédures des organisations relatives à la sauvegarde doivent inclure une protection pour les lanceurs d'alerte contre toute répercussion pour avoir pris la parole.

Étudiez l'exemple de tableau ci-dessous. Voici une version téléchargeable de ce tableau.

La colonne 1 est une liste de critères de lancement d’alerte selon les normes de conformité des donateurs.

La colonne 2 énumère les indicateurs qui satisfont au critère.

La colonne 3 a été laissée vide pour que vous la remplissiez au nom de votre organisation.

  • Si les critères sont « satisfaits », colorez-les en vert ou cochez-les.
  • S'ils ne sont que « partiellement satisfaits », colorez-les en orange ou ajoutez un « – ».
  • S'ils sont « non satisfaits », colorez-les en rouge ou ajoutez une croix.

Dans la colonne 4, notez les différents domaines qui peuvent être améliorés au sein de votre organisation, selon les informations que vous avez colorées en orange ou en rouge.

Pensez également à ce que vous devrez faire pour concrétiser ces améliorations.

Une version PDF modifiable de ce tableau est disponible dans l’espace de téléchargement.

© (Adapté de la Norme de diligence raisonnable améliorée du FCDO. Reproduit selon les conditions de l'OGL)

 

Vous voulez en savoir plus ?

Si vous souhaitez en savoir plus sur le lancement d’alerte, suivez les liens ci-dessous :

5.10 Prochaines étapes

Quelles sont les prochaines étapes à suivre par l'organisation une fois qu'elle a reçu une plainte ? Nous avons vu comment répondre à un enfant ou un adulte vulnérable qui fait une révélation. En tant que responsable de la sauvegarde, vous devrez connaître les étapes à suivre si vous avez la conviction que le problème justifie qu’il soit suivi d’actions.

Activité 5.11 Étapes à suivre lors du signalement d’une plainte

Cliquez sur le lien interactif ci-dessous. Vous verrez une liste d'énoncés décrivant une série d’événements et vous devrez les placer dans l'ordre dans lequel ils doivent se produire (ordre chronologique).

Le terme « comité de sauvegarde » est utilisé dans cet exercice. Ce terme est souvent utilisé pour décrire un groupe interne de personnes susceptibles de recevoir les signalements en matière de sauvegarde et de décider de la manière dont l'organisation réagira. On peut y trouver le responsable de la sauvegarde, le membre du conseil désigné pour la sauvegarde et un ou deux dirigeants.

Si vous ne pouvez pas accéder à cette activité interactive pour quelque raison que ce soit (par exemple, des problèmes de navigateur ou d'accessibilité), voici une version PDF téléchargeable de l’exercice et du modèle de réponse.

Cliquez ici pour accéder au contenu interactif.

 

Voir la transcription

Activité 5.12 Comment les organisations non gouvernementales internationales (ONGI) répondent aux problèmes relatifs à la sauvegarde qui leur sont signalés.

Regardez cette vidéo sur la façon dont les ONGI répondent aux problèmes relatifs à la sauvegarde qui leur sont signalés.

Réfléchissez aux principaux points d'apprentissage et aux messages de la vidéo que vous venez de regarder.

5.11 Conserver les informations et protéger les données

Un cadenas posé sur une carte de circuit imprimé.

Vous avez étudié le début du processus de signalement, c'est-à-dire prendre soigneusement note des problèmes de sauvegarde que l’on a portés à votre attention, mais il est important de réfléchir à l'ensemble du processus et savoir ce qu'il advient des informations que vous consignez, à la fois à ce stade et aussi au fur et à mesure que l’enquête avance.

  • Confidentialité – Il est important d’assurer la confidentialité des informations que vous avez enregistrées. Cela nécessite à la fois un système adéquat de gestion des dossiers, le stockage des informations et la compréhension des informations qui doivent être transmises et à qui. La confidentialité est l’aspect le plus important tout au long de la gestion des problèmes de sauvegarde et au-delà.
  • Procédures de signalement – Ayez une connaissance claire des procédures de signalement au-delà du traitement des incidents initiaux. Par exemple, les incidents graves qui ont occasionné un préjudice important pour la ou les victimes et/ou qui ont constitué une infraction au code de conduite devront être signalés au membre du conseil désigné pour la sauvegarde et rapportés sous une forme anonymisée au conseil d’administration. En outre, les organisations devront signaler les problèmes graves aux donateurs, conformément aux termes de leurs accords contractuels et à la législation sur la protection des données.
  • La protection des données – C’est aujourd’hui un enjeu majeur, pas seulement au sein des organisations, et elle est souvent rendue obligatoire par la législation. Il est important de savoir s'il existe des lois qui régissent votre environnement, car elles doivent être respectées. S'il n'y a pas de lois spécifiques qui s'appliquent, vous devez connaître les normes internationales.
  • Utilisation des données pour l'apprentissage – Les informations anonymisées sur les incidents graves et la manière dont ils ont été traités sont utiles pour l'apprentissage et le développement continus.

Activité 5.13 Systèmes d’enregistrement et stockage des données

Réfléchissez et répondez dans votre journal d'apprentissage aux questions suivantes concernant votre propre organisation :

  • Quels sont les systèmes d'enregistrement existants en termes de sauvegarde des personnes, de plaintes et de lancement d’alerte ?
  • Protègent-ils la confidentialité et la dignité des personnes concernées ?
  • Où et comment les problèmes en matière de sauvegarde sont-ils enregistrés et les données stockées ?
  • Comment les informations sont-elles partagées ? (N’oubliez jamais le principe de confidentialité : ne communiquez les informations qu'aux personnes qui ont besoin de les connaître.)
  • Qui y a accès ? Dans quel but ?
  • Comment et quand ces données sont-elles supprimées ? La procédure a-t-elle respecté les lois locales sur la protection des données, si de telles lois existent ?
  • Comment pouvez-vous suivre, agir et surveiller les problèmes en matière de sauvegarde en vous assurant que toutes les interactions sont écrites/saisies et gardées confidentielles ?

Aperçu

Il est recommandé de développer un graphique simple pour illustrer les prochaines étapes dont nous avons discuté dans cette unité.

Ce graphique peut être ajouté à vos procédures de sauvegarde et être affiché bien en vue pour que le personnel et les bénéficiaires comprennent à quoi ils peuvent s'attendre s'ils signalent un problème en matière de sauvegarde.

En utilisant le modèle ci-dessous comme exemple, vérifiez les procédures de signalement et de réponse existant au sein de votre organisation. S'il n'en existe pas, utilisez le modèle pour vous aider à en concevoir un pour votre organisation.

Réfléchissez aux différentes manières dont le problème lié à la sauvegarde a été signalé et par quels moyens, comment il a été reçu, par qui, comment il doit être traité et dans quel délai.

Pensez ensuite aux prochaines étapes à suivre.

Systèmes d’enregistrement et stockage des données

© (Adapté du centre de ressources de Save the Children Keeping Children Safe: A Toolkit for Child Protection)

Voici une version téléchargeable de ce graphique.

Remarques à retenir :

  • Si la personne concernée est un employé (ou un membre du personnel associé) de l'organisation et que l'accusation est en violation du code de conduite de l'organisation, celle-ci doit alors entreprendre une enquête interne pour déterminer si l'accusation peut être fondée.
  • Si la personne concernée n'est pas un employé (ou un membre du personnel associé) de l'organisation, mais par exemple, une personne travaillant avec un partenaire, alors la question devra être soumise à cette organisation et/ou aux autorités locales (avec le consentement de la victime/du survivant).
  • Si la conduite est grave et qu'il est clair qu’elle relève d’une infraction pénale, l'affaire doit être portée devant les autorités locales (avec le consentement de la victime/du survivant).

Notez que pendant que les autorités locales enquêtent sur l'affaire, l'organisation ne doit pas mener une enquête interne parallèle qui pourrait altérer les preuves apportées par des témoins ou des documents.

Si les autorités locales décident de ne pas enquêter, l'organisation doit mener ses propres enquêtes internes sur les accusations portées.

Veuillez consulter le Guide des enquêtes de CHS Alliance pour plus de conseils sur les enquêtes concernant les cas d’exploitation, d'abus et de harcèlement sexuels.

5.12 Unité 5 : Contrôle des connaissances

Le contrôle des connaissances en fin d'unité est un excellent moyen de vérifier ce que vous avez compris.

Il y a cinq questions. Vous disposez de trois tentatives pour chaque question, en fonction du type de question. Les quiz à la fin des unités comptent pour l'obtention de votre badge numérique. Vous devez obtenir au moins 80 % de bonnes réponses dans chaque quiz pour obtenir l’attestation de participation et le badge numérique.

Démarrer le quiz

5.13 Révision de l'unité 5

Une main tenant une loupe au-dessus de documents.
© Feodora Chiosea / iStock / Getty Images Plus.

Félicitations ! Vous avez atteint la fin de l'unité 5.

Vous avez commencé par revisiter le cycle de sauvegarde et vous avez réfléchi à l'importance de répondre aux problèmes en matière de sauvegarde portés à votre connaissance. Vous avez vu les enseignements tirés d'études de cas réels et réfléchi à la manière dont les mécanismes de réponse pourraient être améliorés dans votre organisation.

Vous avez étudié comment réagir de manière adéquate aux révélations et comment adopter une approche centrée sur les survivants en cartographiant les services de recours. Vous avez également examiné la protection des lanceurs d'alerte et de toutes les personnes concernées par le problème en matière de sauvegarde.

Vous avez développé un mécanisme de réponse confidentiel pour votre organisation et pris connaissance de vos responsabilités à l’égard des plaignants en mettant l'accent sur l'importance de la confidentialité.

Réfléchissez et répondez à ces questions dans votre journal d'apprentissage :

  • Qu'avez-vous trouvé d'intéressant dans cette unité ?
  • Qu'est-ce qui vous a encouragé à repenser votre propre pratique professionnelle ou la façon de faire les choses dans votre propre organisation ?
  • Le processus de signalement et de recours de votre organisation est-il clair, efficace et confidentiel ? Comment allez-vous en parler avec votre organisation afin qu'il puisse être utilisé ?
  • Y a-t-il un point que vous aimeriez approfondir ?

Dans la dernière partie de ce cours, nous étudierons le suivi et l'évaluation de vos systèmes de protection en place et l'importance d'intégrer les enseignements tirés.

Pour vous aider à vous préparer, réfléchissez à la question suivante :

  • Quels processus de surveillance sont en place dans votre organisation pour s'assurer que les politiques et les procédures sont mises en œuvre et sont efficaces ?

Passez maintenant à l'unité 6 : Apprendre et mettre en œuvre.