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Module 1 : Des raisons pour lire et écrire

Section numéro 1 : Stimuler et évaluer la lecture et l'écriture

Question clé: Comment stimuler l'apprentissage de la lecture et de l'écriture et évaluer les résultats ?

Mots clés: littérature pour enfants ; chansons ; rythmes; impressions de l'environnement quotidien ; évaluation ; travail de groupe ; lecture partagée

Résultats de l’apprentissage

À la fin de cette section, vous aurez :

  • utilisé des rythmes et des chansons communs pour apprendre aux débutants à lire ;
  • utilisé les textes trouvés dans votre environnement quotidien et les emballages de produits alimentaires pour apprendre à lire, écrire et dessiner ;
  • considéré différentes manières de stimuler l'apprentissage au sein d'un groupe de travail ;
  • développé votre capacité à évaluer les résultats.;

Introduction

Que doit savoir un enfant ayant un bon niveau de lecture et d'écriture ? En tant qu'enseignant vous devez pouvoir répondre à cette question si vous voulez orienter vos élèves. L'apprentissage réussi de la lecture et de l'écriture prend du temps. Il est par conséquent important d'employer des approches et des activités variées afin que les élèves restent intéressés. Il est également important de déterminer les progrès réalisés par les élèves et de vous demander si vous êtes en train de satisfaire leurs besoins. Cette section analyse ces questions tout en examinant la littérature pour enfants.

1. Poèmes et chansons pour soutenir l’apprentissage de la lecture

L'apprentissage de la lecture et de l'écriture est un travail difficile ! Si vous voulez que vos élèves soient impatients de suivre les classes de lecture et d’écriture, il est très important que vos cours et les activités qui soutiennent cet apprentissage soient aussi intéressants que possible.

Ressource 1 : Pour apprendre à écrire et lire correctement, il est nécessaire que vos élèves apprennent à faire le lien entre les sons et les lettres, les lettres et les mots, et les mots et les phrases. Les sons et les rythmes que les élèves connaissent déjà, et qu’ils peuvent répéter, les aident à faire ce lien. La lecture partagée, au cours de laquelle vous lisez à vos élèves un grand livre d'histoires avec des illustrations, est également un moyen de ce faire. Pendant que vous lisez, arrêtez-vous et montrez-leur chacune des illustrations en leur demandant d'imaginer ce qui suit. Une fois que vous avez terminé la lecture, utilisez le livre dans le cadre d'activités de reconnaissance de lettres et de mots. Vous demanderez individuellement aux élèves de désigner et lire des lettres et des mots spécifiques. Donnez aux enfants la possibilité de parler de l'histoire, des personnages, des différents événements, de ce qu'ils pensent de ce récit, etc.

Étude de cas 1 : Introduction des élèves de CP1 à la lecture

Mlle Kondi Damba enseigne la lecture en français dans une classe de CP1 de Kabou au Togo. Après sept semaines de leçon d’expression orale, elle part d’une chanson connue des élèves pour les aider à entrer dans la lecture et stimuler chez eux le goût de lire (Voir Ressource 2 : Exemples de chansons). Pour ce faire, elle se sert d’images préalablement préparées illustrant des mots de la chanson qu’elle veut faire lire aux élèves.

Elle fait entonner la chanson par un élève et toute la classe chante. Elle accroche les images au tableau qu'elle demande aux élèves d'observer. A partir des questions de la maîtresse, les élèves identifient et nomment individuellement chacune de ces images.

Ensuite, Damba colle sous chaque image une étiquette-mot (désignant le nom de l’image) qu’elle lit. Elle invite après chaque élève à lire chacune des étiquettes. La maîtresse sait que les élèves ont besoin de beaucoup s’exercer avant d’être confiants lorsqu’ils lisent. Elle fait lire le maximum d’élèves en veillant à la bonne prononciation des mots.

Une fois les images et étiquettes ôtées du tableau, Damba les laisse pêle-mêle sur son bureau. Elle demande aux élèves les uns après les autres, de passer devant la classe choisir une image à laquelle ils associent l’étiquette-mot correspondante qu’ils lisent.

A la fin de la séance, Mlle Kondi Damba accroche les images et les étiquettes-mots sur les murs de la salle de classe pour permettre à ses élèves de vivre dans un bain d’écrits afin de les stimuler davantage à lire.

Activité 1 : Utilisation des chansons pour l'enseignement de la lecture

Préparez à l’avance les ressources qui vous permettront de mener à bien cette activité.

Demandez aux élèves

  • de chanter une chanson favorite.
  • d’observer chacune des images que vous accrochez au tableau.
  • d’identifier et de nommer chaque image à partir de questions que vous leur posez.
  • collez une étiquette-mot sous chaque image, lisez-la et faites la lire individuellement les élèves.

Mettez les élèves en groupes de cinq et distribuez les images et étiquettes-mots

  • Demandez aux élèves de lire à tour de rôle au sein de leur groupe respectif, et de se soutenir dans les groupes. Circulez parmi les groupes pour écouter et, au besoin, soutenir les élèves qui ont des difficultés.
  • Après quelques minutes, invitez quelques élèves, volontaires ou désignés, à lire les étiquettes. Veillez à soutenir les élèves qui ont des difficultés.

Décollez les images et les étiquettes-mots et mettez-les pêle-mêle sur votre bureau. Demandez à plusieurs élèves de venir les uns après les autres et de:

  • choisir une image à la laquelle ils associent l'étiquette-mot correspondante
  • lire les étiquettes-mots

Note le nom des élèves qui ont des difficultés de lecture.

À la fin de la leçon, collez les images (avec ou sans les étiquettes-mots qui les accompagnent) dans des endroits différents autour la classe et demandez aux élèves de chanter la chanson en montrant les images.

2. Utiliser des emballages pour favoriser l'apprentissage de la lecture

De nombreux enfants grandissent dans des maisons où une grande quantité de matériel imprimé et visuel est disponible: emballages alimentaires, paquets, boîtes de conserves, livres pour enfants et adultes, journaux, magazines et même des ordinateurs. D'autres enfants ne disposent pas chez eux de cette possibilité. Il est donc important qu'en tant qu'enseignant vous fournissiez à votre classe un environnement riche en matériel imprimé et visuel.

Vous pouvez par exemple rassembler du matériel gratuit chaque fois que cela est possible. Le matériel d'emballage des produits alimentaires (boîtes de conserves, paquets, boîtes en carton) dispose généralement de surfaces écrites/mots clés que même les plus petits élèves connaissent. Pour ceux qui ont un niveau de lecture plus avancé il est possible d'utiliser, au cours des activités scolaires, des journaux ou magazines que les membres de la communauté ont fini de lire.

Cette section porte sur les façons d'utiliser ce matériel imprimé pour favoriser l'apprentissage de la lecture.

Étude de cas 2: Utilisation de l'emballage alimentaire dans le cadre des activités de lecture et d'écriture

Madame Akossiwa Kodjo enseigne le français à une classe de 60 élèves de l'école primaire de Tométikondji dans la préfecture de Yoto. Ils ne connaissent pas très bien le français mais reconnaissent les lettres et quelques mots de cette langue sur les emballages alimentaires.

Akossiwa a demandé aux élèves d'apporter des cartons, des paquets et des boîtes de conserves vides à l'école. Elle-même en a collecté pour les utiliser dans le cadre des activités d'enseignement de la lecture.

Le jeu favori de ces élèves est « détective de mots ». Akossiwa divise la classe en dix groupes de six élèves et donne à chacun un carton, un paquet ou une boîte de conserve. Elle demande aux enfants d'écrire des numéros allant de 1 à 5 et leur pose ensuite cinq questions (voir Ressource 3 : exemple de question posée relative à un produit alimentaire). Les élèves analysent les réponses individuelles et décident d'une réponse au niveau du groupe. Akossiwa traite les réponses avec l'ensemble de la classe. Le « gagnant » est le groupe qui a trouvé le plus de réponses correctes.

Parfois Akossiwa demande à chaque groupe de poser une question dans le cadre du jeu « détective de mots ».

Afin d'encourager l’esprit critique des élèves, elle pose parfois des questions sur le design de l'emballage et sur les messages de la publicité.

Lorsque Akossiwa remarque que certains élèves ne participent pas, elle demande à chacun d’eux d’écrire quatre mots issus de l'emballage alimentaire avant de retourner à leur place habituelle. Une fois qu'ils sont assis elle demande à chacun d’eux de lire la liste de mots qu'ils ont rédigée. Elle a remarqué que six enfants avaient besoin d'aide supplémentaire. Elle a travaillé avec eux en dehors des heures de classe pendant une heure. Elle a utilisé les mêmes objets alimentaires mais en leur donnant le temps de s'entraîner à l'identification des lettres et des mots.

Akossiwa s'est rendu compte que grâce à l'identification et à la lecture des lettres et des mots qui figurent sur les emballages, les élèves sont capables de lire ces mêmes lettres et mots ailleurs, comme par exemple dans les histoires. En copiant les lettres des emballages, les enfants apprennent à écrire des lettres et des mots avec plus de confiance et de précision.

Activité 2: Utilisation de l'emballage alimentaire dans le cadre des activités de lecture et d'écriture

  • Apportez en classe suffisamment de boîtes de conserves, de paquets et de cartons afin que chaque groupe de cinq ou six élèves ait un objet avec lequel travailler, ou demandez à votre classe de vous aider à rassembler les éléments.
  • Ecrivez des questions sur le tableau portant sur les mots et les images figurant sur les paquets, boîtes de conserves et cartons (voir Ressource 3 :Exemple de questions posées relative à un produit alimentaire). Demandez à vos élèves de les lire ou faites-le à leur place. Jouez au jeu de la recherche de mots (détective de mots) en groupes (voir Etude de cas 2) ou demandez à chacun des élèves d'écrire une réponse que vous évaluerez. Organisez des classes en dehors des heures d'école pour venir en aide aux enfants qui ont eu du mal au cours de cette activité.

Le cours suivant, demandez aux enfants de travailler en groupe et de créer l'information visuelle et imprimée de l'emballage d'un produit alimentaire réel ou imaginaire. Demandez à chaque groupe d'afficher et de présenter leurs dessins au reste de la classe. Qu'est-ce que les enfants ont appris en lisant les emballages alimentaires et en concevant et affichant leur propre dessin ? Comparez vos idées aux suggestions de la Ressource 3.

3. Comment stimuler et maintenir l'intérêt des élèves à l’apprentissage et à la pratique de la lecture et de l'écriture

Lire et écrire sont des activités très intéressantes mais certains enfants développent une attitude négative par rapport à ces dernières. Il existe plusieurs raisons expliquant ce comportement: ils peuvent trouver la lecture et l'écriture très difficiles, s'ennuyer pendant l'enseignement de ces activités qui présente toujours la même démarche, ou ils peuvent considérer que ces cours necontribuent pas à leur développement. Un de vos défis en tant qu'enseignant consiste à stimuler l'intérêt des élèves par rapport à la lecture et à l'écriture et à maintenir leur intérêt.

L’étude de cas 3et l’activité clé proposent des activités qui peuvent vous aider à motiver les enfants et à les rendre plus confiants au niveau de la lecture et de l'écriture.

Étude de cas 3: Lecture des enseignes se trouvant dans le voisinage et rédaction liée à ces dernières

M. Télou Kpatcha enseigne le français à l'école primaire de Tado au Togo, dans la préfecture du Moyen Mono. Au Togo, l'on peut trouver de nombreux éléments imprimés autour des écoles qui sont rédigés principalement en français mais également très peu dans les langues locales.

Pour générer des revenus, de nombreuses personnes ont créé des affaires dans leur garage telles que des épiceries, des salons de coiffure, des carrosseries ou des centres d'appels. Toutes disposent d'enseignes faites devant leur maison et certaines ont des affiches publicitaires portant sur plusieurs produits. La plupart des écoles, des cliniques, des lieux de culte et des couloirs comptent également des enseignes et des tableaux d'affichage. En parcourant les routes, on trouve des panneaux indiquant la direction de nombreux endroits. M. Télou a organisé un tour de Tado pour donner l'opportunité aux enfants de lire et de prendre des notes/faire des dessins portant sur les différents types d'impressions visuelles et d'images. Il a également préparé une liste de questions pour orienter leurs observations.

M. Télou a 60 enfants dans sa classe, dont 10 viennent d'arriver du Ghana. Il a demandé à ses deux amis retraités multilingues de l’aider dans sa tâche. L'un d'entre eux parle l’Akan, la langue des enfants ghanéens. La classe a été divisée en trois groupes.

Les amis de M. Télou ont participé aux débats de la classe ainsi qu'aux activités de dessin et d'écriture qui ont suivi. A la fin de la semaine les trois hommes ont conclu que les enfants étaient plus conscients des différentes manières dont l’information pouvait être présentée en différentes langues, et plusieurs enfants paraissaient plus intéressés à la lecture et à l'écriture qu'auparavant.

Activité clé : Enseignes de lecture

  • Avant de commencer la leçon, lisez la Ressource 4 : Préparation à une promenade au sein de la communauté afin de planifier cette dernière et de préparer vos questions. Ecrivez les questions sur le tableau.
  • Lorsque vous commencez la leçon informez les enfants de la promenade et, s'ils le peuvent, demandez-leur de copier les questions du tableau. Si ce n'est pas possible, préparez une liste de questions pour chaque chef de groupe qui seront posées au cours de la promenade. Commencez la promenade planifiée au sein de la communauté. Pendant la promenade, les élèves doivent répondre ou rédiger des réponses aux questions et dessiner des exemples de signaux et images visuelles qu'ils voient.
  • Après cela, demandez au groupe d'enfants de mettre en commun ce qu'ils ont vu, écrit et dessiné. Demandez à toute la classe de faire un rapport et de marquer les points principaux sur le tableau.
  • Demandez à chaque groupe de dessiner, écrire et trouver un nom, un signe, un avis ou une annonce qu'ils pensent être utile et qu'ils voudraient voir au sein de leur communauté. Aidez-les à comprendre les mots difficiles. Les plus petits devront probablement participer au sein de groupes plus réduits et recevoir l’aide d’un adulte.

Demandez à chaque groupe de montrer sa création à l'ensemble de la classe et d'expliquer le choix des mots, des images et de l'information. Affichez ces créations au sein de la classe afin que tous les élèves puissent les lire.

Ressource 1 : Ce que doivent savoir les enfants qui apprennent à lire et à écrire

Information de base/connaissance du sujet destinée l'enseignant

La langue dans laquelle ils devront lire et écrire

Si les enfants doivent apprendre à lire et écrire dans une langue qui n'est pas leur langue maternelle, cela rend l'apprentissage beaucoup plus difficile. Dans ce cas, les enseignants doivent commencer par un travail de prononciation et d'acquisition de vocabulaire en cette langue, à travers l'utilisation d'images et d'actions. Les élèves peuvent utiliser cette langue pour écrire et lire uniquement lorsqu'ils en ont la compréhension orale suffisante.

Le code écrit

Les enfants doivent comprendre que les lettres figurant sur une page représentent des sons particuliers et qu’en les combinant on forme des mots et on communique. C'est pourquoi il est important que les enseignants prêtent une attention particulière à la « phonétique » (les lettres qui représentent des sons particuliers) lorsqu'ils apprennent à des débutants à lire et à écrire. Par exemple en français, l'enseignant pourrait utiliser l’image d'une vache et épeler séparément les lettres v-a-c-h-e puis prononcer le mot « vache ». Demandez d'abord aux enfants ce qu'ils voient dans l'image (une vache), désignez ensuite chaque lettre et prononcez-les individuellement ; prononcez enfin le mot entier. Vérifiez ensuite la compréhension des enfants en désignant les lettres séparément et en leur demandant d’en prononcer le son. Ensuite, demandez-leur de vous indiquer d'autres mots commençant par la lettre v. Donnez vous-même quelques exemples.

Les règles de l'écriture

Les enfants doivent comprendre comment les mots se combinent pour créer un sens à travers les phrases, les paragraphes, les textes plus longs (par exemple un livre d'histoire complet), et de quelle manière les textes sont écrits de façon différente pour exprimer différents sujets (par exemple une recette de cuisine n’est pas rédigée de la même manière qu'une histoire). Auparavant les élèves commençaient à comprendre de quelle manière l'écriture était organisée, mais aujourd’hui ils abordent et comprennent cette question plus loin dans le courant de leur étude. Les enfants doivent travailler avec des textes complets afin de comprendre comment les mots se connectent les uns aux autres et de quelle manière se développe un sujet. C'est pourquoi la phonétique seule n’est pas suffisante.

Comment comprendre les dessins, les photographies et les diagrammes et de quelle manière faire le lien entre ces objets visuels et les mots.

Il est nécessaire d'apprendre aux élèves à distinguer les détails d'un dessin, d'une photographie et d'un diagramme. Vous pouvez les aider en posant des questions telles que « Que fait le vieil homme ? » « Qu'est-ce qu'il y a sur le dos de l'hippopotame ? »

A propos du monde et de la façon dont il fonctionne

Plus les enseignants apprennent aux enfants la manière dont fonctionne le monde, plus ces derniers auront de facilités à lire ce qui est nouveau pour eux ou leur est peu connu car ils peuvent faire des liens logiques entre les sujets acquis et cette nouvelle information.

Surtout, ce qui est important, c’est que les enfants prennent plaisir à la lecture et à l'écriture même s'ils trouvent ces activités difficiles.

Ressource 2 : Exemples de chansons

Ressource que les enseignants doivent et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Exemples de chansons en français

1

Dans le jardin de mon père

Les lilas ont fleuri

Tous les oiseaux du monde

Y viennent faire leur nid

Oh! près de ma case

Il fait bon, fait bon, fait bon

Oh! près de ma case

Il faut bien dormir

                               

2

Frère Jacques (bis)

Dormez-vous ? (bis)

La cloche vient de sonner (bis)

Di ! Ding ! Dong ! (bis)

                               

3

J'ai surpris dans mon jardin (bis)

Les oiseaux qui volent, volent

Les oiseaux font cui ! cui ! cui !

Et qui volent, volent, volent

J'ai surpris dans mon jardin les canards qui nagent, nagent

Les canards font coin ! coin ! coin !

Et qui nagent, nagent, nagent.

4

Tapez, tapez petites mains.

Tournez, tournez jolis moulins.

Nagez, nagez petits poissons.

Volez, volez, volez jolis papillons.

5

Papillon vole ! vole ! vole !

Papillon vole ! vole bien.

Si tu ne sais pas voler,

Les enfants vont t'attraper.

Papillon vole ! vole ! vole !

Papillon vole ! vole bien!

Exemples de chansons en langues togolaises

1

Un gros lapin qui saute, qui saute

Bingo est mon nom

B-i-n-g-o Bingo

Bingo et Bingo est son nom.

2

Berceuse en eweTraduction en français

Tùútùú gbϽvi

Tùútùú gbϽvi

Tàátàá mule ahome o

Nàánàá mule ahome o   

Ao dzedzevinye    

BϽnu, bϽnu, kpoo!          

Ao dzedzevinye                       

BϽnu, bϽnu, kpoo!

Petit agneau

Petit agneau

Grand-père n'est pas à la maison

Grand’mère n'est pas à la maison

Oh! mon enfant chéri

Ne pleure pas, reste tranquille

Oh! mon enfant chéri

Ne pleure pas, reste tranquille

Chanson en KabiyèTraduction en français

Mi ne liu ɖajaanaa

Mi nɛ liu ɖo-ɖoonaa        

Mi ne liu ɖajaanaa ɖo-ɖoonaa

Bonjour messieurs

Bonjour mesdames

Bonjour messieurs, mesdames

Exemple de Comptines togolaises en langue nationales

Comptine en eweTraduction en français

Kokoroko le kokoti gϽme

Le koklo kom

Be yeaɖu koklo kokoko

Kokoroko est sous un cacaoyer

Dépeçant un poulet

Qu'il veut manger forcément

Ressource 3 : Exemple de questions à poser sur un produit alimentaire

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

  • Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur de cette boîte de conserve/paquet/carton ?
  • Comment le sais-tu  ?
  • Quel est le mot ou les mots écrits en grandes lettres / lettres majuscules ?
  • Pourquoi pensez-vous que ce mot est écrit (ou ces mots sont écrits) en plus grandes lettres / en lettres majuscules ?
  • Combien de mots commencent avec des lettres majuscules ?
  • Quels sont les mots qui sont écrits plus d'une fois sur le paquet ?
  • Quel est le mot le plus utilisé ?
  • Quel est le poids de ce produit (grammes/kilogrammes) ?
  • Que désignent les mots et les images de chacun des emballages ?

Question pour encourager leur esprit critique

  • Êtes-vous d'accord ou en désaccord avec ce que ces mots et ces images vous indiquent ?
  • Si vous aviez de l'argent, achèteriez-vous ce produit ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Note 1 : Certaines étiquettes de produits contiennent des mots écrits en d'autres langues. Si c'est le cas pour certains des objets que vous êtes en train d'utiliser, vous pouvez demander aux enfants quelles sont les langues utilisées et pourquoi pensent-ils qu'elles ont été employées.

Note 2: Ces exemples de questions sont plutôt généraux. Vous pourriez poser beaucoup d'autres questions. Par exemple, s'il y a des photos de personnes sur le produit, sont-elles des photos d'hommes, de femmes, de jeunes ou de personnes âgées ? Pourquoi ces personnes spécifiques figurent-elles sur le paquet/boîte de conserve/carton ?

Ce que les élèves peuvent apprendre en exploitant les emballages alimentaires

  • Les débutants peuvent utiliser les mots se trouvant sur les emballages alimentaires pour devenir plus assurés au niveau de la lecture et s'entraîner à reconnaître la forme des lettres de l'alphabet en minuscule et ou en majuscule, et à faire le lien entre la forme de ces dernières et les sons.
  • En copiant les lettres et les mots de l'emballage, les enfants qui commencent à écrire peuvent devenir plus confiants dans ce domaine et s'entraîner à l'écriture précise de ces mots et lettres.
  • Les élèves plus expérimentés pourront lire les « messages » figurant sur l'emballage et analyser leur sens. Ils peuvent développer leur esprit critique.
  • En travaillant en groupe à la conception d'emballages alimentaires, les enfants pourront apprendre des idées des autres, comprendre le travail de conception de l'emballage, utiliser leur imagination et écrire et lire.
  • Certains enfants éprouvent des difficultés à s'adresser à l'ensemble de la classe car ils ne savent pas de quoi parler. S'ils ont en mains le design d'un emballage, ils ont un sujet à traiter.
  • Le design de chaque groupe représente pour l'ensemble de la classe la possibilité de lire davantage de matériel.

Vous pouvez créer des cartes de lecture avec des lettres/mots que certains des enfants ont des difficultés à lire. Placez une photo sur chaque carte qui facilite la lecture. Utilisez-les dans le cadre de travaux pratiques en groupe ou individuels.

Ressource 4 : Préparation d’une promenade au sein de la communauté au cours de laquelle les enfants noteront les divers messages imprimés

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Etape 1 : Si votre classe est très nombreuse, vous pouvez demander à des adultes de votre communauté de vous aider au cours de la promenade en groupe. Si vous décidez de faire cela, rencontrez ces adultes avant la promenade pour leur expliquer ce que vous attendez d’eux. Ils devront connaître les questions que vous poserez aux enfants, et quels exemples de messages imprimés vous voulez que les enfants remarquent. Ils pourront également le cas échéant vous conseiller.

Etape 2 : Planifiez l'activité en parcourant la zone autour de l'école. Pour certains d'entre vous cela peut être un village, pour d'autres une ville importante. (Note: Si votre école se trouve dans un lieu très isolé, vous pouvez collaborer avec d'autres membres de la communauté pour organiser le transport des enfants vers un lieu où ils pourront voir de nombreux messages imprimés). Prenez note de tous les exemples de messages imprimés sur lesquels vous pouvez attirer l'attention des enfants et organisez un parcours en fonction de leur emplacement. Le type de messages imprimés et d'images visuelles variera fortement en fonction du quartier. Ils pourront inclure des noms (par exemple école, clinique, mosquée, église, salle des fêtes, magasins, rivières, rue) ; des enseignes (par exemple ARRÊT) ; des publicités sur les panneaux d'affichage ou sur les murs de magasins ; des avis communautaires (annonce d'élection ou de réunion ou d’un événement social ou sportif).

Etape 3 : Préparez une liste de questions auxquelles les élèves devront répondre. Elle pourrait inclure les exemples suivants:

  • Qu'est-ce que cette enseigne ou ce nom nous indique ?
  • Pourquoi pensez-vous qu'elle a été placée à cet endroit ?
  • En quelle langue a-t-elle été écrite ?
  • Pourquoi pensez-vous qu'elle a été écrite en cette langue  ?
  • Quelle information les dessins et les photographies vous apportent-ils ?
  • Quelles enseignes sont plus faciles à lire ? Pourquoi  ?
  • Quelles sont les enseignes que vous aimez / préférez ? Pourquoi  ?
  • Comment pourrait-on améliorer les enseignes ?

Quels autres noms, enseignes, publicités, annonces, avis voudriez-vous dans cette communauté ? Pourquoi  ?

Section numéro 2 : Stimuler l intérêt pour la lecture de récits et d’histoires

Question clé: Comment stimuler les enfants à lire des histoires et des livres ?

Mots clés: Lecture partagée ; réponses créatives ; lecture silencieuse ; commencements et fins ; stimuler l'intérêt

Résultats de l’apprentissage

À la fin de cette section, vous aurez :

  • utilisé la méthode de lecture partagée d'histoires dans le cadre de vos cours afin de stimuler les lecteurs ;
  • utilisé des activités qui se centrent sur les fins ou commencements alternatifs pour stimuler l'intérêt du lecteur ;
  • analysé différentes façons de promouvoir la lecture silencieuse soutenue (LSS) dans vos classes.

Introduction

Les élèves ont plus de chance d'apprendre à lire s'ils le font le plus souvent possible et s'ils prennent plaisir à le faire. Si vous demandez à vos amis ce qu'ils aiment lire, leurs réponses varieront des journaux de sport aux recettes, des romans à l'eau de rose aux romans policiers ou aux biographies, ou peut-être n’aiment-ils pas lire!

Comme vos amis, l’intérêt des enfants par rapport à la lecture varie. Ils réagiront à ce qu'ils lisent de différentes façons. Votre objectif est de motiver tous les élèves de votre classe afin qu'ils lisent et prennent plaisir à le faire.

Cette section porte sur comment aider les enfants à aimer les histoires et la lecture.

1. Comment améliorer la confiance en soi et les capacités du lecteur et faire en sorte que les élèves « s'accrochent » aux livres

Le genre d'histoires et d'activités de lecture que les enfants aiment varie en général en fonction de leur âge et de leur connaissance de la langue dans laquelle a été écrite l'histoire. Les enfants plus petits ou qui viennent de commencer à apprendre à lire préfèrent en général qu’on leur répète plusieurs fois l'histoire particulièrement s'ils ont la possibilité de participer à la lecture. En leur lisant l'histoire plusieurs fois et en les encourageant à lire des passages de cette dernière, vous les aidez à mieux connaître les nouveaux mots et à devenir plus confiants en tant que lecteurs.

L'objectif principal de l'activité 1 est la préparation et l’enseignement d'une leçon de lecture partagée.Il s'agit d'améliorer la confiance et les capacités du lecteur et de faire en sorte que les élèves « s'accrochent » aux livres.

Étude de cas 1 : Utiliser les histoires pour enfants de notre enfance dans la préparation des activités scolaires

Lorsque Yendoubé Lare a analysé son enfance passée à Bambouaka, au Togo, elle s'est rappelée le bonheur qu'elle éprouvait lorsque sa grand-mère lui racontait des histoires.

Deux choses sont ressorties de sa mémoire: tout d'abord combien elle aimait écouter la même histoire plusieurs fois, et deuxièmement combien la lecture de ces histoires l’unissait à ses frères et ses sœurs. Parfois sa grand’ mère lui demandait : « Que penses-tu qu’il va arriver après  ? » Parfois elle demandait aux enfants de jouer le texte.

Yendoubé a décidé de s’inspirer des méthodes de sa grand’ mère pour les leçons de ses élèves de CM2. Elle a également décidé d'essayer des activités dans le cadre desquelles les enfants partageraient la lecture entre eux et avec elle. Lorsqu’elle a fait part de sa décision à Koffi son collègue, ce dernier lui a proposé de collaborer avec elle pour la recherche de livres d'histoires adéquats, de se lire l'un à l'autre les histoires à haute voix et d’analyser des façons de faire participer les enfants à la lecture. La mise en commun de cette préparation les a aidés à se sentir plus confiants en classe (voir Ressource 1 : préparation de la lecture partagée).

La Ressource clé : Utiliser les récits dans la classe  donne davantage d’idées.

Activité 1 : Partager le plaisir de lire un bon livre d’histoires

Lisez la Ressource 1 : Préparation de la lecture partagée et suivez les étapes suivantes :

  • Préparez du travail pour le reste de la classe pendant que vous réalisez une activité de lecture partagée avec un groupe de 25 à 30 élèves.
  • Rappelez toutes les connaissances d’arrière-plan relatives à l’histoire avant de commencer la lecture du texte.
  • Pendant que vous lisez, montrez aux enfants les illustrations et posez-leur des questions sur ces dernières. Utilisez la voix et les gestes pour attirer l’attention des élèves.
  • Demandez aux enfants de participer à lecture en leur faisant répéter des mots ou des phrases spécifiques que vous avez rédigées sur le tableau et en jouant le texte.
  • A la fin de cet exercice, analysez l’histoire avec les enfants. (voir Ressource 2 : Questions à utiliser lors de la lecture de livres d’histoires.)

Comment pensez-vous avoir réalisé la lecture de l’histoire  ?

Les enfants ont-ils apprécié l’histoire  ? Comment le savez-vous  ?

Comment pouvez-vous améliorer vos qualités de narrateur d'histoires  ?

2. Des activités pour stimuler la curiosité et l’imagination des élèves

Le psychologue pour enfants Bruno Bettelheim (1976) croit que si les histoires contiennent de la « magie » les enfants sont beaucoup plus intéressés et veulent les lire. Il indique que si un enfant croit que lire ouvrira un monde merveilleux d'expériences extraordinaires, il fera davantage d'efforts pour apprendre à lire et continuera à le faire.

En partageant des histoires intéressantes avec les enfants, l'enseignant fait de la lecture une expérience magique. Un autre moyen consiste à stimuler leur curiosité et imagination en les encourageant à créer des fins alternatives (et parfois des commencements) aux histoires, et de partager ces dernières avec le reste de la classe. Le cas d'études 2 et l'activité 2 montrent de quelle manière il est possible d'aider les enfants à devenir des rédacteurs d'histoires.

Étude de cas 2: Lecture d'histoires – rédiger de nouvelles fins

Mme Angèle GABA enseigne le français au CM2 de l'école de Sogbossito. Un jour, elle demande à ses élèves de penser à des histoires qu'ils ont lues avec elle et de lui dire la fin de l'histoire qu'ils ont préférée ou de celle qui les ont trouvées décevante. D'après ses recherches, ils avaient différentes histoires préférées. Cependant, il y avait une histoire que tous les enfants n'aimaient pas car trois de ses personnages disparaissaient et le récit ne précisait pas ce qu'il advenait d’eux. Angèle a demandé aux élèves d'imaginer ce qui avait pu leur arriver et de rédiger leurs idées sur le tableau. Ensuite elle leur a demandé de choisir un des trois personnages et d'imaginer et rédiger ce que pourrait être la fin de l'histoire pour ce dernier.

Elle a encouragé les enfants à utiliser leur propre imagination ainsi que les idées sur le tableau et d'inclure les dessins avec leur écriture. Elle a ensuite relu l'histoire aux enfants pour leur rappeler le cadre, les personnages et les principaux événements.

Bien qu’Angèle ait demandé aux enfants de rédiger ce texte individuellement, elle les a également encouragés à s’aider les uns les autres au niveau des idées, du vocabulaire et de l'orthographe. Elle a circulé dans la salle de classe pendant que les enfants écrivaient et dessinaient pour aider ceux qui en avaient besoin. Elle a été agréablement surprise de voir que la plupart des élèves aimaient l'idée de devenir auteur et d'écrire pour une vraie audience (leurs compagnons de classe). Elle s'est rendu compte que les enfants s'intéressaient énormément à leur travail car leurs compagnons de classe allaient le lire.

Lors de la leçon suivante, lorsqu'ils ont lu les histoires des uns et des autres, elle a remarqué que la plupart des « lecteurs peu motivés » avaient envie de lire ce que leurs camarades de classe avaient écrit et de voir ce qu'ils avaient dessiné.

Activité 2: Ecrire de nouveaux commencements et de nouvelles fins d’histoires

Copiez sur le tableau une courte histoire de la Ressource 3 : Une histoire. Ne prenez pas en compte le titre et les deux dernières phrases.

  • Lisez l'histoire avec les élèves. Analyser tous les nouveaux mots avec eux.
  • Demandez-leur de répondre à des questions qui ressemblent à celles de la Ressource 3.
  • Divisez la classe en quatre groupes, deux seront en charge du commencement de l'histoire, les deux autres de la fin. Chaque groupe devra réaliser des dessins pour illustrer leur partie de l'histoire. (Cet exercice peut prendre plus d'une leçon).
  • Demandez à chaque groupe de lire l'ensemble de son histoire au reste de la classe et d'afficher ses dessins. Demandez aux élèves ce qu'ils ont aimé dans les histoires des uns et des autres.
  • Finalement, lisez le titre et les deux dernières phrases de l'histoire originale à l'ensemble de la classe. (Ils vont être surpris quand vous allez leur dire qu'il s'agit de football !)
  • Trouvez une autre histoire afin de pouvoir répéter cet exercice.

Cette activité a-t-elle bien marché ?

Comment les enfants répondent aux histoires des uns et des autres ?

3. La lecture silencieuse soutenue pour tous, un moyen de motiver les lecteurs

Les enseignants doivent être des modèles que les élèves peuvent imiter. Vos élèves vont être plus intéressés à la lecture s’ils vous voient lire. Essayez de trouver quelques heures par semaine (ou au moins trois fois par semaine si c'est la seule possibilité dont vous disposez) afin que vos élèves et vous puissiez lire silencieusement en classe. Vous pouvez adapter cela en fonction de l'âge et du niveau de développement des élèves. Par exemple, les enfants plus jeunes pourront lire un livre d'images avec un camarade ou écouter quelqu'un lire au sein de petits groupes.

La lecture silencieuse soutenue (LSS) ou intensive permet aux enfants d'apprendre à lire de manière indépendante à leur propre rythme (plus ou moins vite que les camarades de classe). Il s'agit de se centrer sur l'ensemble de l'histoire (ou sur l'ensemble du chapitre si l'histoire est très longue) et sur la réponse personnelle des enfants à ce qu'ils lisent. La LSS peut être réalisée avec un livre de classe, avec des livres que les élèves ont choisis et appartenant à une autre classe ou à la bibliothèque de l'école, ou avec des journaux et magazines (si les enfants s’y intéressent) – Voir ressource 4 : Lecture silencieuse soutenue.

Le cas d’étude 3 et l’activité clé suggèrent des façons d’évaluer les résultats des enfants au niveau de la lecture (voir également Ressource clé : Évaluer l’apprentissage).

Étude de cas 3: Expérience des enseignants au niveau de la lecture silencieuse soutenue

L'association nigériane de la lecture (Reading Association of Nigeria (RAN) a organisé un atelier à Abuja pour présenter aux enseignants la méthode de lecture silencieuse soutenue (LSS). Au cours de cet événement il a été indiqué qu'un des principaux objectifs de cette méthode est de créer une « culture de la lecture » parmi les enfants. Les enseignants ont participé à des sessions de lecture silencieuse soutenue et analysé leur expérience. Ils ont choisi un livre ou un magazine et ont lu en silence pendant 20 minutes. Après cela, ils ont analysé pendant 10 minutes avec trois camarades de lecture ce qu'ils avaient lu et de quelle manière ils avaient abordé le texte. Lorsqu'ils ont rendu leurs livres et magazines, ils ont apposé leur nom sur le registre et, près de leur nom, ils ont écrit un bref commentaire sur le texte.

Les enseignants ont conclu que la LSS est utile pour développer la concentration et l'autodiscipline, pour apprendre de nouveaux mots et locutions ainsi que de nouvelles idées, et pour fournir des sujets à traiter avec les autres enfants. Ils ont considéré que les enfants s’intéresseraient à cette activité et éprouveraient un sentiment de fierté en terminant la lecture du livre. Certains enseignants ont décidé d'utiliser cette méthode avec un groupe à la fois car ils ne disposaient que de quelques livres dans leur classe.

Activité clé : Lecture silencieuse soutenue

  • Rassemblez des livres intéressants, des magazines et des histoires qui sont à un niveau approprié pour vos élèves. Faites participer les élèves et la communauté à la collecte de textes adéquats ou utiliser des livres que les enfants ont créés en classe.
  • Réservez 15 à 20 minutes chaque jour ou trois fois par semaine à la lecture silencieuse soutenue. Demandez aux enfants de choisir un texte à lire silencieusement. Lisez, vous aussi, pendant que les élèves lisent.
  • A la fin du cours, s'ils n'ont pas fini leurs livres, demandez-leur d'utiliser des marque-pages afin qu'ils puissent situer l'endroit où ils se sont arrêtés.
  • Demandez à chaque enfant de faire ou contribuer à un enregistrement de lecture.
  • Demandez chaque semaine aux enfants, dans le cadre de petits groupes, de raconter aux autres ce qu'ils sont en train de lire.
  • Allez de groupe en groupe pour écouter ce que les enfants disent. Ecoutez leurs enregistrements de lecture.
  • Est-ce que les enfants apprécient cette activité ou sont-ils en train de réaliser des progrès au niveau de la lecture ?
  • Comment pouvez-vous les aider à faire davantage de progrès ?

Ressource 1 : Préparation de la lecture partagée

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Choisissez une histoire avec des personnages et des événements qui peuvent intéresser les enfants.

Pensez aux connaissances générales dont les enfants auront besoin afin de comprendre et apprécier l'histoire. Réfléchissez à la façon de fournir cette information avant la lecture de l'histoire. Par exemple, les jeunes enfants de certaines parties d'Afrique connaissent les hippopotames, mais dans d'autres zones de ce continent ils peuvent ne pas les connaître. Par conséquent avant de débuter l'histoire Hippopotame chaud (Hot Hippo) vous devrez vous informer sur ce que savent les enfants en leur posant des questions comme celles-ci :

Question pour déterminer les connaissances générales des élèves

  • Quelle est l'apparence d'un hippopotame ?
  • Avez-vous peur d'un hippopotame ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
  • Dans quelle zone avez-vous plus de chances d'en voir un ?
  • Qu'est-ce que mange un hippopotame ?

Questions prédictives

  • Cette histoire s'appelle hippopotame chaud. Regardez le dessin de la couverture. (Il montre un hippopotame qui essaie de se protéger des rayons du soleil sous les feuilles de palmiers). D'après vous de quoi parle l'histoire ?

Adapté de : Dixie Elementary Magnet School, Website

Note: Ces questions portent sur l'histoire hippopotame chaud, mais des questions similaires peuvent être posées à propos des animaux, des personnes, des endroits ou des activités se rapportant à n'importe quelle histoire.

Pour vous préparer, lisez l’histoire choisie à haute voix tout(e) seul(e) avant de le faire devant vos élèves. Pensez à la manière dont vous allez interpréter les voix des personnages ainsi qu'aux actions que vous allez faire afin de rendre l'histoire aussi animée que possible. S'il y a des dessins dans l’histoire, pensez à la manière de les utiliser lorsque vous allez la lire à votre classe.

Déterminez les parties de l'histoire au cours desquelles les enfants peuvent participer une fois qu'ils connaissent ce récit. Par exemple, dans une des histoires, Eddie l’éléphant essaie de copier les actions des autres animaux ou personnes, et chaque fois qu'il n'y parvient pas il crie ‘Wah ! Wah! Wah! Boo! Hoo! Hoo! J'aimerais savoir ce que je peux faire !’ Vous pouvez écrire les paroles/mots d’un chœur de ce type sur le tableau que les enfants devront suivre.

Identifiez des moments de l'histoire au cours desquels vous pourrez demander aux enfants des questions prédictives, telles que: ‘A votre avis, qu’est-ce qu’Eddie va faire par la suite  ?’ ou ‘ Comment l'hippopotame chaud peut-il résoudre son problème ?’

Ressource 2 : Questions à utiliser au cours des lectures de livres durant la première, la deuxième et la troisième lecture

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Voici quelques questions que vous pouvez poser avant de lire une histoire aux enfants et des exemples de questions à poser une fois la lecture du récit achevée. Il existe également des questions à poser après que les enfants ont lu le livre une ou plusieurs fois.

PREMIERE SEANCE DE LECTURE

Avant la lecture

  • Est-ce que la couverture vous donne envie de lire le livre ? Pourquoi ou pourquoi pas  ? D'après la couverture, de quoi parle le livre ? Qu'est-ce qui vous fait pensez cela ?
  • Que voyez-vous sur la première page de l’histoire  ?

Durant la lecture

Posez des questions sur le développement de l'histoire et sur comment les mots et les images contribuent à ce dernier.

Après la lecture

  • Qu’est-ce que vous avez aimé dans ce livre ? Qu’est- ce que vous n’avez pas aimé  ?
  • Y a-t-il quelque chose qui vous a déconcerté ou surpris dans ce livre ?
  • Avez-vous remarqué certaines choses qui se répètent ?
  • Quelle est votre image préférée ? Pouvez-vous me décrire ce que vous voyez sur l'image ?
  • Pensez-vous que la couverture correspondait au contenu de l'histoire ? (Est-ce que c’était une bonne couverture)
  • Qu'est-ce qui était plus intéressant, les mots ou les images ? Décrivent-ils l'histoire de manière différente ? Est-ce que le texte est intéressant sans les images ? Est-ce que les images sont intéressantes sans le texte ?
  • L'histoire est-elle racontée à travers le texte, les images ou les deux  ? Cela est-il vrai pour l'ensemble du livre ?

DEUXIEME ET TROISIEME SEANCES DE LECTURE

(Note :Cela devrait se réaliser quelques semaines après la première/deuxième séance de lecture).

Avant la lecture

  • Avez-vous réfléchi sur le livre depuis la dernière séance de lecture ?
  • Aimeriez-vous le lire de nouveau  ?
  • De quoi vous rappelez-vous le plus ?

Durant la lecture

Posez des questions sur le développement de l'histoire et sur comment les mots et les images contribuent à ce dernier.

Après la lecture

  • Avez-vous remarqué quelque chose cette fois-ci que vous n'aviez pas remarqué précédemment ?
  • Quelle est votre opinion sur cette histoire après l'avoir relue ?
  • Lorsque vous pensez au livre, quel est d'après vous le sujet le plus important ?
  • Après avoir lu ce livre plusieurs fois, conseilleriez-vous à d'autres enfants de lire plus d'une fois avec leur enseignant ?

Adapté de : Swain, C. The Primary English Magazine

Ressource 3 : Une histoire

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Avant la dernière partie de la leçon, écrivez cette histoire au tableau mais n'écrivez pas le titre et les deux dernières phrases (‘ Il a tiré, vers le bas à droite. Quel but !’)

[Sur la route de la gloire d’Emmanuel Shéyi ADEBAYOR (âgé de 12 ans)]

Il a couru et couru. Ses jambes lui donnaient l’impression d’être un mélange d'acide. Il écoutait ses poursuivants s’approcher de lui. Il sentait qu’il ne pouvait pas continuer beaucoup plus longtemps, mais il savait qu’il devait le faire. Les pas se rapprochaient de lui. « Plus vite ! Plus vite !» criait-il. « Je n'y arrive pas ! Je n'y arrive pas ! » répondait-il. Quelque part au sein de lui-même il a soudain trouvé une nouvelle source d’énergie. Il savait maintenant qu'il pouvait le faire.

Soudain un homme venu de nulle part s'est approché de lui. « C’est maintenant ou jamais » a-t-il pensé.

[Il a tiré en bas à droite. Quel but !]

Notes

  • « Ses jambes lui donnaient l’impression d’être un mélange d'acide » - cette comparaison n'est pas facile à expliquer mais on pourrait dire que l'homme ou le garçon avait si mal aux jambes que la douleur lui paraissait un mélange de produit chimique qui bouillonnait dans son corps.
  • « poursuivants » : personnes qui suivent ou chassent quelqu’un d’autre.
  • « source » : un endroit à partir duquel on obtient une énergie.
  • « énergie » : vitalité, capacité de réaliser une activité.

Questions à poser aux enfants durant la préparation de la rédaction d'un commencement alternatif ou d’une fin alternative d'histoire.

  • A qui se réfère le mot « il »  ?
  • Où pensez-vous que se trouve-t-« il »  ?
  • D'après vous, que lui arrive-t-« il » ?
  • Qui est « l’homme »  ?
  • Quelles autres personnes font partie de cette histoire ?
  • Qu'est-il probablement arrivé avant le début de cette histoire ?
  • Qu'arrivera-t-il après ?

Ressource 4 : Lecture silencieuse soutenue

Information de base/connaissance du sujet destinée à l'enseignant

L'organisation d'activités de lecture silencieuse soutenue (LSS) dans votre classe est très importante pour encourager les enfants à vouloir lire et à développer leurs capacités de lecture.Pour que la LSS soit un succès, il est nécessaire de réaliser un planning préliminaire.Vous devrez rassembler des ressources de lecture pour votre classe ou votre groupe. Il s'agit par exemple d'articles de journaux de magazines, de livres, etc. Il faudra que vous soyez ingénieux au moment de rassembler et stocker ce matériel pour qu'il ne se perde pas ou ne s'abîme pas.

Si vous disposez de suffisamment de ressources pour votre classe, vous pouvez réaliser des activités de LSS une fois par semaine au début ou à la fin de la journée.Si vous n'avez qu'une quantité limitée de ressources, vous pouvez organiser cette activité chaque jour avec un groupe différent et travailler également avec votre classe pour réaliser davantage de livres à lire.

Questions à poser

Il s'agit d'exemples de questions à poser portant sur différents types et niveaux de livres de récits, mais le mieux est que vous demandiez aux élèves de vous donner un bref commentaire.

  • Qu'arrive-t-il au cours de la première partie (de l’introduction ou du commencement) de l'histoire ?
  • Qu'arrive-t-il au milieu de cette dernière  ? (Y a-t-il des complications ou des conflits dans cette histoire) ?
  • Qu'arrive-t-il à la fin de l'histoire  ? (Quelle est sa résolution) ?
  • Y a-t-il un problème à résoudre ?
  • Quel est l'objectif du personnage principal ou des personnages principaux ?
  • Qu’arrive-t-il aux personnages au cours des différentes parties de l'histoire ? Quelles difficultés se posent à eux ?
  • Vous est-il arrivé de vivre des situations similaires ?
  • Si leur première tentative n'a pas réussi, les personnages principaux ont-ils la possibilité d'arriver à leur but ?
  • Qu'arrive-t-il aux personnages à la fin de l'histoire ?
  • Quel sentiment cette histoire a-t-elle provoqué en vous ? Vous a-t-elle fait penser à votre vie ou à celle de quelqu'un d'autre ? Si oui de quelle façon ?

Tenir une liste des lectures faites

Au fur et à mesure que les enfants réalisent les activités de LSS, il est intéressant qu'ils tiennent une liste des livres qu'ils ont lus et qu’ils analysent ceux qu'ils ont ou n’ont pas aimés.Il s'agit également d'examiner le type de matériel qu’ils lisent et de comprendre quels sont leurs goûts.Cela vous indique s’ils lisent ou non, en particulier si vous les encouragez à inclure des livres, des articles de journaux, des magazines, etc. qu'ils lisent chez eux ou ailleurs.En ce qui concerne les journaux et magazines, vous pouvez leur suggérer de les ajouter uniquement lorsqu'ils les lisent habituellement et d'indiquer la fréquence de ces lectures.Ils pourront inclure des articles de magazines spécifiques.

Tenir une liste de textes lus ne doit pas devenir une activité ennuyeuse car cela pourrait éloigner les enfants de la lecture.Chaque entrée doit inclure uniquement le titre, l'auteur et éventuellement l'éditeur si vous désirez ajouter le livre à la collection de la classe (si vous disposez d’un budget). Les enfants peuvent aussi indiquer s'ils ont aimé le livre et pourquoi, et s'ils conseillent aux autres élèves de le lire.

Un registre peut aussi être organisé en indiquant le titre de chaque livre de la librairie sur la partie supérieure d'une feuille de papier. Chaque fois qu'un élève lit un livre, il signe la liste et ajoute un bref commentaire. Il est également possible que chaque enfant dispose d'une page au dos d’un livre d’exercices sur laquelle est indiquée une liste de tous les livres qu'ils ont lus, et chaque fois qu'ils en finissent un ils font un commentaire près du titre et du nom de l'auteur. Il serait utile que ces données soient datées afin de pouvoir savoir à quel rythme ils finissent un livre, etc.

Rassembler et afficher du matériel pour la LSS

Si vous avez l'intention de créer une bibliothèque pour la classe, le premier pas est de rassembler des livres et des magazines. Il existe des organisations qui peuvent aider les écoles à obtenir des livres. Voici quelques contacts utiles.

L’Association LIRE (Lire pour s’Instruire, Réussir et s’Émanciper) a été créée par un groupe de professeurs togolais, et de volontaires dans l’enseignement, en décembre 2008, pour renforcer les capacités des élèves à aimer davantage la lecture et les encourager à lire.

Son site Internet (http://www.asso-lire.org/) regorge d’idées pour organiser des activités des lectures motivantes

Parfois les ambassades de pays étrangers ou les organisations liées à ces dernières, telles que l’Institut français, font des donations de livres. Les organisations telles que les clubs Rotary rassemblent et font des donations de livres. Si vous n'avez pas la possibilité de contacter des organisations pour obtenir de l'aide, demandez à vos collègues et à vos amis s'ils peuvent faire des donations de livres et de magazines que leurs enfants ou les autres membres de leur famille ont déjà lus. Certaines écoles demandent aux parents d'aider les enseignants à organiser des collectes de fonds et à acheter par la suite avec cet argent des livres. La Ressource clé : Être un enseignant inventif et créatif dans des conditions difficiles traite encore davantage ce sujet.

Une fois que vous avez suffisamment de livres et de magazines dans votre classe pour que chaque enfant puisse lire, vous devez penser à comment préserver ce précieux matériel. Si vous avez, ou pouvez faire (ou faire faire) des étagères sur un des côtés ou au fond de votre classe, vous pourrez exposer les livres et les magazines afin d’attirer l’attention et l’intérêt des enfants. Dans un cahier d'exercices, notez les titres des livres et des magazines afin de pouvoir en faire le suivi. A la fin de chaque période de LSS, vérifiez bien que les élèves rendent les livres et les placent sur l’étagère.

Si vous n'avez pas d'étagères, organisez soigneusement les livres et les magazines dans des cartons. Vous pouvez choisir des enfants afin qu'ils se chargent au début de la période de lecture de la surveillance des livres et de leur distribution, et à la fin de cette période de leur stockage dans les boîtes.

Section numéro 3 : Manières de lire et de traiter l’information contenue dans les textes

Question clé: Comment pouvez-vous développer vos capacités à poser des questions afin d'aider les enfants à utiliser l'information contenue dans le texte de manière efficace ?

Mots clés: information des textes ; compréhension ; résumé ; questions ; évaluation

Résultats de l’apprentissage

À la fin de cette section, vous aurez :

  • développé votre capacité à créer des questions et des exercices destinés à encourager la lecture précise de textes et des réponses personnelles ;
  • analysé des méthodes pour apprendre aux enfants à lire des informations présentées sous différentes formes et à fournir un commentaire écrit ;
  • aidé vos élèves à développer les compétences nécessaires pour résumer des textes ;
  • utilisé une gamme de stratégies pour évaluer l'apprentissage.

Introduction

A « l’ère des technologies de l'information » nous devons tous être capables de lire et d’analyser l'information qui nous est présentée sous différentes formes. La lecture de l'information contenue dans un graphique ou un diagramme nécessite des compétences distinctes de celles requises pour la lecture d'une histoire.

En tant qu'enseignant votre rôle consiste à aider les enfants à comprendre ce qu'ils lisent, à résumer les idées principales d'un texte et à créer leurs propres idées.Bien qu'il soit important que les enfants écrivent des réponses aux questions portant sur ce qu'ils ont lu, certains d'entre eux réaliseront un meilleur travail s'ils ont la possibilité de démontrer ce qu'ils ont compris à travers d'autres types d'activités, comme par exemple la création d’affiches ou de graphiques circulaires (qu’on appelle aussi camemberts).

Cette section suggère des façons d'aider les enfants à développer leur capacité de compréhension et de synthèse.

1. Des activités qui prouvent que les élèves ont vraiment compris ce qu’ils ont lu

Les exercices de compréhension sont très courants, mais jusqu'à quel point augmentent-ils les capacités de lecture des élèves ?

L'étude de cas 1 prouve qu'il est nécessaire d'analyser soigneusement si les questions de « compréhension de lecture » des manuels aident vraiment à déterminer ce que les enfants ont compris de leurs lectures. Vous devez créer des questions ou des activités qui nécessitent que les enfants lisent les textes d’information attentivement. L'activité 1 : Concevoir de nouveau la «compréhension de lecture » vous fournit quelques exemples à essayer et à utiliser comme modèles lorsque vous concevez vos propres questions et vos propres activités. La Ressource clé : Utiliser le questionnement pour développer la pensée  donne davantage d’idées.

Étude de cas 1 : Concevoir de nouveau la « compréhension de lecture »

Au cours d'un atelier à Notsè, au Togo, les enseignants de français (deuxième langue) qui y participaient ont lu un texte qui n’avait aucun sens et ont répondu à des questions sur ce dernier. La première phrase de ce texte était : « Des glibbericks faisaient des lopesettes sur un murtoire » et la première question de « compréhension » était « Qui étaient en train de faire des lopesettes sur un murtoire  ? ». Tous les enseignants connaissaient la réponse (« des glibbericks »). Au cours du débat, ils ont réalisé qu'ils pouvaient donner la « bonne » réponse car il savait qu'en français « des glibbericks » était le sujet de la phrase. Ils n'avaient pas besoin de savoir le sens du mot glibberick pour donner la bonne réponse!

Après cette réunion, ils ont travaillé en petits groupes pour créer des questions et des travaux pratiques leur permettant de déterminer si oui ou non les enfants comprenaient les textes sur lesquels les questions et les travaux étaient basés. Ils ont compris que les questions ne doivent pas pousser les enfants à simplement copier l'information d'une phrase du texte. Ils ont créé des travaux pratiques invitant les enfants à compléter un tableau, dessiner une affiche ou prendre des notes, qui seront utilisés dans les débats et qui montreront ce qu'ils ont appris en lisant le texte.

Ils ont conclu que grâce aux questions et aux travaux réalisés par les élèves, les enseignants pourraient mieux déterminer si les enfants comprenaient les textes.

Activité 1 : Comprendre et analyser l’information des textes

  • Lisez la ressource 1: Texte sur les déchets. Faites des copies de l’article et des travaux pratiques, ou écrivez les paragraphes ou les travaux pratiques sur le tableau.
  • Couvrez-les.
  • Avant que les enfants ne lisent l'article, posez-leur quelques questions introductives. Vos questions aideront l'enfant à faire le lien entre ce qu'ils savent déjà et la nouvelle information contenue dans l'article (voir Ressource 2 : Questions préliminaires). Si vos élèves sont jeunes ou si vous avez besoin de leur lire le texte, vous pouvez rédiger leurs réponses sur le tableau.
  • Ensuite, montrez l'article et les travaux pratiques aux élèves et demandez-leur de lire l’article en silence et de répondre aux questions des travaux pratiques. Quand ils ont terminé, ramassez leurs cahiers et évaluez leurs réponses.
  • Rendez-leur les cahiers et ou faites part oralement à l'ensemble de la classe des bons et mauvais aspects des réponses. (Consultez la ressource 1 pour obtenir des réponses possibles aux travaux.)

Lors de la leçon suivante, demandez aux enfants de travailler en petits groupes afin de concevoir un poster « contre les déchets » et affichez les posters dans la classe (voir Ressource 3 : De bons posters).

2. Lire, produire, comprendre et analyser divers types de documents - photos, graphiques, etc

Pensez à tous les types de textes d’information que vous lisez. Qu'ils soient inclus dans des manuels, dans des prospectus ou sur des écrans d'ordinateurs, ils incluent souvent des diagrammes, des graphiques, des tableaux, des dessins, des photographies ou des cartes. Afin de devenir de bons lecteurs, vos élèves et vous devez comprendre comment les mots, les illustrations et les images (telles les photographies et les dessins) se combinent pour présenter l'information. De nombreux spécialistes de l'éducation mettent l'accent sur l'importance de la littérature visuelle. Apprendre à lire et analyser les photographies et les dessins est un élément important pour saisir la littérature visuelle. Lire et analyser les graphiques, les tableaux et les diagrammes est un autre point essentiel. Les graphiques circulaires (ou en camembert) et les graphiques en bâtons sont des plus faciles à comprendre et à réaliser afin de résumer l'information.

Étude de cas 2: Réaliser un graphique circulaire (en camembert) pour représenter les anniversaires des enfants au cours de chaque mois de l'année

Mme Maria Bako aime que chaque enfant de sa classe de CM2 qui compte 60 élèves se sente spécial. Dans sa classe, elle a un grand morceau de papier sur lequel sont indiqués le mois et le jour de l'anniversaire de chaque élève. A chaque anniversaire, les élèves chantent « Joyeux anniversaire » à leurs camarades de classe. Un jour, un élève a remarqué que certains mois ils chantaient joyeux anniversaire plus souvent que d'autres. Maria a décidé d'utiliser ce commentaire pour réaliser des travaux de calcul et de littérature visuelle en utilisant des graphiques circulaires.

Tout d'abord, elle a écrit les noms des mois sur le tableau et ensuite elle a demandé aux enfants combien d'entre eux célébraient leur anniversaire au cours de ce mois. Elle a noté le numéro près du mois (par exemple 5 en janvier ; 3 en février ; et ainsi de suite).

Après cela, elle a dessiné un grand cercle sur le tableau et a demandé aux élèves d'imaginer que c'était une pomme et qu’elle était divisée en 60 parts, chacune représentant un des 60 élèves de la classe. Ajoutée l'une à l'autre, ces sections forment la pomme. Il y a 12 tranches car il y a 12 mois dans l'année. Chaque tranche représente le nombre d'enfants qui célèbrent leur anniversaire au cours d'un mois spécifique, mais chacune a une taille différente. Elle a commencé par le mois où se célébraient le plus d’anniversaires, le mois de septembre. Douze élèves ont leur anniversaire en septembre.

Les enfants ont rapidement eu l'idée de faire douze parts de différentes tailles au sein du cercle afin de représenter le nombre d'anniversaires au cours de chaque mois en pourcentage de la classe. Ils ont copié le graphique circulaire des anniversaires dans leurs cahiers et ont colorié chaque tranche d’une couleur différente.

Les enfants ont pensé qu'il pouvait être intéressant d'inclure d’autres informations dans le graphique circulaire. Ils ont ainsi déterminé quel sport chacun d'entre eux faisait, quelles équipes de football national ils soutenaient et combien d'enfants parlaient des langues utilisées dans leur zone.

Activité 2: Comprendre et créer un graphique circulaire (en camembert)

  • Copiez le graphique circulaire dans la Ressource 4 : Un graphique circulairesur le tableau.
  • Demandez aux enfants d'indiquer pourquoi il s'appelle graphique circulaire ou graphique en camembert.
  • Rédigez les questions (partie b) relatives au graphique circulaire sur le tableau et demandez aux enfants de travailler en groupe de deux pour y répondre.
  • Analysez les réponses avec la classe.
  • Utilisez votre tableau pour montrer aux enfants comment transformer ces réponses en un paragraphe sur la fin de semaine d’Irédia. Demandez aux élèves de dessiner le graphique circulaire.
  • Comme devoirs, demandez aux enfants de dessiner leur propre graphique circulaire décrivant comment ils passent leur temps pendant les fins de semaine.
  • Après avoir vérifié les devoirs, demandez aux enfants d'échanger leurs graphiques avec un camarade et d'écrire un paragraphe sur la fin de semaine de ce dernier.

Qu'avez-vous appris de ces activités ?

Quelle autre activité importante pourrez-vous organiser maintenant ? (consultez la Ressource 4 trouver quelques idées).

3. Apprendre à résumer les informations contenues dans un texte

Apprendre à trouver et résumer les idées principales des chapitres du manuel et d'autres livres d'études devient de plus en plus important au fur et à mesure que les enfants progressent. On acquiert ces capacités avec la pratique.

L'activité clé et ressource 5 : Le texte sur le baobab donne des exemples de façons d'aider les enfants à apprendre comment résumer les informations contenues dans un texte.

Vous devrez réaliser ces activités plusieurs fois. Pour les élèves plus âgés, vous pouvez demander à des collègues de vous montrer ce que vous devriez leur enseigner dans d'autres matières telles que les sciences sociales ou exactes. Vous pouvez ensuite utiliser des passages de manuels scientifiques ou de sciences sociales pour des exercices de synthèse dans la langue de la classe en suivant les étapes de l'activité clé.

Étude de cas 3: Résumer les points clés des chapitres du manuel

Les enfants de la classe de CM2 de Adamou DJibo étaient impatients de passer les examens. Ils lui ont indiqué qu'ils ne comprenaient pas vraiment ce que les enseignants voulaient dire lorsqu'ils leur demandaient de « réviser » les chapitres de leurs manuels. Adamou a décidé d'utiliser un texte d'information de leurs manuels de français afin de donner à sa classe des idées sur comment trouver et rédiger les principaux points d’un texte. Il a demandé aux enfants de lui préciser la raison d'être de la table des matières, des titres des chapitres et des sous-titres de leurs manuels. Leur silence indiquait clairement que de nombreux enfants n'avaient rien appris sur ce sujet. Seuls quelques enfants ont indiqué que ces éléments donnaient des informations sur les sujets du livre. Adamou a indiqué aux enfants qu'afin de réviser un chapitre ils devaient écrire les sous-titres sur un papier en laissant plusieurs lignes entre chacun d'eux. Ils devaient ensuite lire ce qui était écrit dans le manuel sous chacun des sous-titres, fermer leurs livres et essayer de rédiger les principaux points de ce qu'ils venaient de lire.

Ensuite ils devaient comparer leurs notes aux paragraphes du manuel et faire des changements à ces dernières en ajoutant tous les éléments importants qu'ils avaient oubliés, ou effacer et corriger tout ce qui était faux. Adamou a remarqué que plusieurs élèves préféraient réaliser des notes sous forme de cartographie conceptuelle sur laquelle des liens étaient tracés entre les points importants. (Voir Ressource 5 : Texte sur le baobab et Ressource clé : Utiliser les cartes conceptuelles et le remue-méninges pour explorer les idées). Il leur a montré comment faire. Finalement, il leur a rappelé de demander à leur instituteur de leur expliquer tout ce qu’ils n'avaient pas compris. Adamou leur a également précisé comment il avait pris des notes de ce qu'il avait trouvé à propos de ses élèves et de leur apprentissage, afin de pouvoir planifier plus de leçons.

Activité clé : Développement des capacités de synthèse

  • Montrez aux enfants des articles de journaux et de magazines, et demandez-leur pourquoi ces articles ont des titres et ce que les titres indiquent au lecteur. Demandez-leur de préciser pourquoi leurs manuels ont des titres et des sous-titres.
  • Demandez aux enfants de lire le texte d'information sur le baobab et de travailler en tandem afin de décider quels paragraphes portent sur le même sujet.
  • Demandez-leur d'écrire un titre qui résume le ou les paragraphe(s) qui porte(nt) sur chaque sujet.
  • Demandez aux élèves de lire leurs titres à haute voix et de les écrire sur le tableau.
  • Indiquez quels sont, d'après vous, les meilleurs titres pour chaque paragraphe sur le même sujet.
  • Laissez les « meilleurs titres » sur le tableau avec un espace entre chacun d’entre d'eux. Demandez aux enfants d'indiquer quels sont les points essentiels de chaque paragraphe et notez-les.
  • Montrez aux élèves comment faire le lien entre les titres et les points essentiels à l'aide d'une cartographie conceptuelle afin qu'ils puissent retenir l'information sur le baobab.

Ressource 1 : Texte sur les déchets

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Déchets

Les déchets sont constitués par toute forme d'ordures que les gens ne déposent pas dans les endroits adéquats tels qu’une poubelle. Les personnes qui jettent les déchets par terre tels que des pelures de fruits ou des boîtes de conserves vides, salissent le domaine public. Nous désignons parfois ce type d'individu comme étant des 'machines à salir'.

Les ordures ne sont pas inévitables

Les individus sont responsables des ordures. Un déchet, comme par exemple un emballage de tablette de chocolat, n'est pas une ordure s’il a été placé dans une poubelle. Il devient ordure lorsque quelqu'un le jette par terre, le laisse sur le sol là où il était assis ou le jette par la fenêtre.

Les ordures sont dangereuses pour les personnes

Un verre cassé, une boîte de conserves rouillée et aiguisée qui sont laissés dans des endroits où les gens passent, et en particulier là où des enfants jouent, peuvent leur causer des blessures. Ces coupures peuvent provoquer des infections graves. Les déchets de légumes et de fruits sont parfois glissants et si une personne marche dessus, elle peut tomber et se casser une jambe ou un bras. Les ordures peuvent provoquer des accidents de la route lorsqu’un conducteur essaie d’éviter avec sa voiture ou son camion un objet aiguisé qui risque d’endommager ses pneus.

Les sacs de plastique et les morceaux de carton sont parfois poussés par le vent, écrasés sur les pare-brises des véhicules et empêchent ainsi les conducteurs de voir devant eux.

Les ordures peuvent être dangereuses pour les animaux et les oiseaux

Le verre et les boîtes de conserve peuvent également couper les pattes ou la bouche des animaux domestiques ou sauvages lorsqu'ils sont dans les champs. Les becs ou les pattes des animaux peuvent s'emmêler dans le fil nylon utilisé pour la pêche que les gens jettent sur le sol ou dans l'eau. Cela peut les empêcher de bouger ou de manger. Les animaux marins tels que les requins et les phoques, peuvent s'emmêler dans des filets de pêche abandonnés. S'ils ne peuvent pas se libérer, ils peuvent mourir.

Les dangers du plastique

Les déchets de plastique génèrent des problèmes pour les poissons, les oiseaux et les gens. Il peut être dangereux de pêcher dans la mer ou dans des rivières car les poissons, les oiseaux et les personnes peuvent s'emmêler dans les filets et être incapables de se libérer. Les sacs plastiques que l'on trouve sur les plages sont à l'origine de la mort de nombreux goélands. Même les sacs tissés dans lesquels on emballe parfois les fruits et les légumes peuvent être dangereux pour les oiseaux. Ils rentrent à l'intérieur de ces derniers et n'arrivent pas à en sortir car le matériel est très solide. Les morceaux de plastique ou les sacs plastiques peuvent s'emmêler dans les moteurs hors-bord des bateaux et peuvent causer l'arrêt de ces derniers.

Si nous voulons que notre pays soit propre et beau et que la population, la faune et la flore de ce dernier soient protégées, nous ne devons pas jeter des ordures n'importe où. Il n’est pas difficile de déposer une boîte de conserves, une bouteille, un sac plastique ou un morceau de carton dans une poubelle plutôt que de le jeter n’importe où.

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Créer des travaux pratiques liés aux Déchets

  • Faites une liste des sept types d’ordures mentionnés dans cet article. (Afin de pouvoir répondre de manière satisfaisante à cette question les enfants doivent pouvoir trouver de l'information dans les différents paragraphes, par conséquent ils doivent lire attentivement).
  • Précisez ce que signifie le mot ordure. (Les élèves peuvent copier la réponse dans le premier paragraphe du texte sans vraiment comprendre ce que signifie le mot, mais la question suivante vous aide à vérifier leur compréhension car vous leur demandez d'utiliser un mot ou des mots appartenant à des langues qu'ils connaissent, voire même leur langue maternelle).
  • Quel est l'équivalent du mot (ou des mots) ordure dans votre langue ?
  • Faites une liste de trois types déchets qui sont dangereux pour les oiseaux. (Les oiseaux sont mentionnés plusieurs fois dans ce texte, et non seulement dans le paragraphe avec les titres incluant le mot oiseaux. Les élèves doivent trouver chaque référence aux oiseaux et faire lien avec les différents types d'ordures et avec les problèmes qu’ils causent).
  • Décrivez avec vos propres mots, trois façons dont les ordures peuvent être à l'origine de blessures sur des personnes. (Les enfants doivent utiliser le sous-titre pour s'orienter et ensuite tenter de résumer le contenu du paragraphe avec leurs propres mots plutôt que de copier ce dernier. Cela vous permettra de savoir s'ils ont compris ce qu'ils ont lu).
  • Êtes-vous d'accord avec l’auteur qu'il n'est pas difficile de jeter des ordures dans une poubelle ? Donnez une raison à votre réponse. (Cela est une question qui requiert une réponse personnelle. Elle stimule l'esprit critique des enfants et leur capacité à exprimer leurs propres idées).
  • Indiquez également ce qui peut arriver avec les autres ordures telles que le verre, le papier, le plastique, les pelures de fruits et de légumes. (Il s'agit d'une question qui requiert une réponse personnelle. Elle encourage un débat au sein de la classe sur les sujets liés à l'environnement et au recyclage).

Il est important de noter que les réponses aux questions 1 à 5 nécessitent que les enfants lisent attentivement le texte alors que les questions 6 et 7 requièrent qu’ils forment leurs propres idées.

Réponses aux travaux d'écriture

  • Pelures de légumes et de fruits, verre, boîtes de conserve, lignes de pêche, papier, carton.
  • Les ordures sont des déchets que les gens ne déposent pas à l'endroit adéquat (par exemple une poubelle).
  • Mots dans les langues utilisées dans le cadre de votre classe.
  • Lignes de pêche en nylon, sacs en plastique, sacs tissés pour fruits et légumes.
  • Les gens peuvent se couper s'ils sont en contact avec du verre cassé ou des boîtes de conserves aiguisées. Les gens peuvent glisser sur une pelure de fruits ou de légumes et se casser un bras ou une jambe. Les conducteurs peuvent avoir un accident en essayant d'éviter une ordure qui se trouve sur la route ou parce qu'ils n'arrivent pas à voir parce qu’un sac de plastique ou une autre ordure se dépose sur leur pare-brise. Les sacs en plastique peuvent endommager ou arrêter le moteur en marche d'un bateau, ce qui peut mettre en danger les passagers. (Quatre réponses possibles sont mentionnées ici que les enfants peuvent énoncer avec leurs propres mots).
  • C'est un sujet sur lequel les enfants doivent être encouragés à donner plusieurs réponses. Par exemple, il n'est pas possible de déposer les ordures dans une poubelle s'il n’y en a pas à l'école ou dans les rues.
  • Ce sujet vous donne l'opportunité de traiter avec les enfants les différentes formes de recyclage. Par exemple, les pelures de fruits et de légumes peuvent être mises sur un tas de fumier ou directement sur le sol de votre jardin afin de l’enrichir. Les sacs de plastique peuvent être recyclés dans des tapis pour le sol. Dans certaines villes ou villages, le verre, les boîtes de conserve, le papier ou le carton peuvent être recyclés dans des installations adéquates, et parfois les gens reçoivent même un paiement pour ce qu'ils collectent et apportent à ces points de collecte.

Adapté de Taitz, L. et al New Successful English, Learner’s Book, presses universitaires d'Oxford

Ressource 2 : Questions préliminaires

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Posez les questions suivantes avant que la lecture ne commence afin d'aider les enfants à faire le lien entre ce qu'ils savent déjà et ce qu'ils vont lire dans le texte d'information sur les ordures.

  • Il y a-t-il des ordures dans nos écoles ou autour de nos maisons, sur les lieux publics, sur les voies publiques, sur les plages, dans les lagunes, dans les caniveaux ?
  • Comment et par qui les ordures ont-elles été déposées à ces endroits ?
  • S'il n'y a pas d'ordures, pour quelles raisons les espaces autour de nos maisons et de nos écoles sont-ils propres ?
  • Quels autres mots existent-il pour désigner les ordures se trouvant dans nos écoles ou dans les rues ? (si les enfants ne savent pas répondre à cette question, indiquez les « ordures » sur le tableau ou sur la copie de leur article.)
  • Quels sont les problèmes que les ordures peuvent causer ?

Ressource 3 : De bons posters

Information de base / connaissance du sujet destinée à l'enseignant

Caractéristiques d’un poster réussi

  • La feuille de papier est utilisée dans sa totalité.
  • Les mots sont écrits en majuscules.
  • Souvent les mots ne forment pas une phrase entière.
  • Les images sont simples, claires et donnent un message fort.
  • Les couleurs des mots et des images attirent l'attention.
  • La position des mots et des images sur la feuille de papier attire l'attention. (Ceci s’appelle la « disposition » de l'affiche).

Etapes à suivre pour les leçons sur la conception et la présentation des posters, et ce que peuvent apprendre les enfants au cours de cette activité

  • Indiquez aux enfants qu'ils travailleront en groupes pour concevoir un poster « anti-ordures ».
  • Organisez d'abord un débat en classe. Qu'est-ce qu'un poster ou une affiche réussi(e) ? Quels messages devons-nous inclure dans cette affiche pour stimuler les gens à ne pas jeter les ordures ?
  • Donnez à chaque groupe une grande feuille de papier ou de carton et vérifiez que chacun a des stylos et des crayons.
  • Pendant que les groupes travaillent, faites le tour de la classe pour aider lorsque cela est nécessaire et pour prendre des notes sur ce que les enfants apprennent.
  • Lorsque le travail est terminé, demandez à chaque groupe de montrer son poster à l'ensemble de la classe et de dire pourquoi il l'a conçu de cette manière.
  • Affichez les posters dans la classe ou ailleurs dans l'école.

En réalisant ce type de travail, les enfants peuvent démontrer qu'ils apprennent:

  • comment travailler dans un petit groupe en coopérant ;
  • comment concevoir un poster ou une affiche ;
  • du vocabulaire nouveau ;
  • quels types d'ordures existent (par la compréhension de l'information contenue dans le texte et en fonction de l'expérience de chaque élève) ;
  • ce qu’on faire pour empêcher que les gens ne salissent les espaces publics ;
  • comment parler de leur poster.

Quels types d'apprentissage vos élèves ont-ils démontré ?

Sur quelle évidence repose votre avis ?

Dans quels domaines des améliorations de leur travail sont-elles possibles ?

Comment allez-vous aider vos élèves à améliorer leur travail dans ces domaines ?

Ressource 4 : Un graphique circulaire

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Un graphique circulaire ou en camembert : Comment Irédia passe ses fins de semaine

Information de basedort30%
rend visite à des amis15%
joue au football15%
aide à la maison et dans le jardin5%
regarde la télévision10%
fait ses devoirs2%
fabrique des véhicules en fil de fer5%
rend visite à ses grands-parents10%
mange 8%

b) Questions sur le graphique circulaire

  • Que nous indique le graphique circulaire sur la manière dont Irédia passe ses fins de semaine  ?
  • Qu’est-ce qu’Irédia fait le plus ? (il dort)
  • Qu'est-ce qu’il fait le moins ? (ses devoirs)
  • Quelle autre activité fait-il autant que regarder la télévision ? (rendre visite aux grands-parents)
  • Quelle autre activité fait-il autant qu’aider à la maison et dans le jardin ? (il fabrique des véhicules en fil de fer)
  • Quand il est debout, quelles sont les deux activités qu’Irédia fait le plus ? (rendre visite aux amis et jouer au football)
  • Si vous faisiez un graphique circulaire pour montrer comment vous passez vos fins de semaine, serait-il différent de celui d’Irédia ? (plusieurs réponses possibles)

c) Paragraphe sur les fins de semaine d’Irédia

Irédia adore les fins de semaine. Il aime rester dans son lit tout chaud plus tard que lorsqu'il va à l'école. Il aime aussi prendre son temps lorsqu'il prend un repas avec sa famille. Il passe la plupart de sa fin de semaine à rendre visite à ses amis et à jouer au football. Le soir, il regarde généralement la télévision avec sa famille et, ce faisant, reste parfois debout très tard. Le samedi matin, ses sœurs et lui aident leurs parents à nettoyer la maison et à travailler dans le jardin. Une fois qu’ils ont fini, ses sœurs aiment aller faire des courses, Irédia, lui, va chez ses amis ou fabrique des voitures ou camions en fil de fer que son frère et lui utilisent dans des courses. Parfois il emmène ses camions et ses voitures pour les montrer à ses grands-parents lorsqu'il va chez eux le dimanche. Généralement le dimanche soir, il doit faire ses devoirs pour le lundi matin.

Certaines informations de ce paragraphe ne sont pas tirées du graphique. L'auteur a obtenu ces données en fonction de son expérience et des données fournies. Vous pouvez traiter cette question avec vos élèves. Demandez-leur ce qu'ils peuvent déduire du graphique et quelles parties du texte ont été inventées.

d) Qu'est-ce que vos élèves et vous pouvez apprendre de ces activités  ?

e) Idées pour créer davantage d'activités

Afin de consolider l'apprentissage des enfants concernant les graphiques circulaires, ils peuvent en créer d’autres portant sur les anniversaires des élèves dans la classe, sur les équipes sportives dont ils sont supporters, ou sur les langues qu'ils parlent. Vous pouvez également montrer à vos élèves d‘autres manières de présenter des données, par exemple des graphiques en bâtons ou les tableaux si vous avez des informations sur ces derniers. Vos collègues pourront vous aider sur cette question.

Ressource 5 : Texte sur le baobab

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Avant de commencer l'activité clé, vous pouvez utiliser la ressource 1 comme exemple et indiquer aux enfants la manière dont les sous-titres peuvent résumer les points principaux.

Le baobab

Le baobab est un arbre très particulier. Certains considèrent qu'il est horrible car il est gros et la plupart de l'année il n'a pas de feuilles. Il semble même ne pas grandir comme il faut. En effet, certaines personnes qui résident dans la zone où grandit cet arbre, disent qu'il pousse à l'envers, les branches dans la terre et les racines dans l'air.

Le baobab fait les choses différemment par rapport aux autres arbres.

La plupart des arbres laissent les oiseaux et les abeilles transporter leurs grains de pollen d'un arbre à l'autre afin que d'autres arbres puissent être fertilisés et créent de nouvelles fleurs, de nouveaux fruits et de nouvelles graines. Le baobab utilise les chauves-souris. Au début de l'été cet arbre produit d’énormes fleurs aux pétales blancs. Ces fleurs s'ouvrent uniquement la nuit lorsqu'apparaissent les chauves-souris. Ces dernières sucent le nectar et transportent le pollen d'un arbre à l'autre sur leurs ailes et sur leur corps.

Les baobabs vivent très longtemps. Certains ont plus de 3000 ans.

Cet arbre peut être utilisé pour plusieurs activités. Autrefois, les populations Khoi et San d'Afrique du Sud utilisaient les baobabs comme maison. Ils incendiaient l'intérieur du tronc et agrandissaient suffisamment la cavité pour y vivre. Même avec ces énormes trous dans son tronc, l'arbre continuait à vivre.

L’écorce du baobab est utilisée dans plusieurs domaines. Elle peut être employée pour fabriquer des tapis, du papier et des filaments. Les fibres de l'écorce permettent de réaliser des cordes très solides.

D'autres parties de cet arbre sont employées pour différentes utilisations. En écrasant les racines on obtient une bouillie tendre. La partie tendre de l'arbre fournit aux animaux assoiffés de l'humidité au cours de la saison sèche. Si les graines sont trempées dans de l'eau pendant quelques jours, elles permettent de produire un médicament qui est très efficace contre les fièvres. Si les graines sont séchées et moulues, on obtient un bon café un peu amer. Si l'on fait bouillir les feuilles du baobab, elles deviennent comme un chou et peuvent être mangées.

Il existe de nombreuses histoires sur le baobab. Les habitants de Venda en Afrique du Sud pensaient que ces arbres étaient un refuge pour les mauvais esprits. Vint ensuite un dieu qui expulsa ces derniers de l'arbre et le replanta dans le sens contraire. Les mauvais esprits ne pouvaient plus se cacher dans le baobab.

D'autres personnes pensent qu'en suçant ses graines on se protège contre les crocodiles et en buvant une boisson à base de son écorce on devient fort et puissant.

Le baobab est vraiment un arbre incroyable. C'est une des merveilles d'Afrique.

Sous-titres suggérés pour le texte sur le baobab

Paragraphe 1          :  L'apparence d'un baobab

Paragraphe 2          :  Comment le pollen est transporté d’un baobab à l’autre

Paragraphe 3          :  Durée de vie

Paragraphes 4, 5, 6:  Utilisations des différentes parties du baobab

Paragraphes 7, 8     :  Histoires et croyances sur les baobabs

Note : Il n'y a pas de nouvelles informations dans le paragraphe final. Il fournit un commentaire de l'auteur qui reflète son opinion sur l'arbre.

Une cartographie conceptuelle de l’umuvumu

Emprunté à: Ellis, R. & Murray, S. Let’s Use English, Learners’ Book

Section numéro 4 : Manières de présenter son point de vue

Question clé: Comment pouvez-vous aider vos élèves à devenir plus confiants et à présenter de manière réfléchie leurs idées ?

Mots clés: émotions personnelles ; points de vue ; débat ; lettre ; journal ; inclusion

Résultats de l’apprentissage

À la fin de cette section, vous aurez :

  • aidé les enfants à exprimer leurs points de vue à l'écrit et à l'oral ;
  • développé votre capacité à aider les enfants à comprendre la situation des autres, leurs émotions et leurs points de vue ;
  • réalisé des débats pour traiter des questions d'inclusion.

Introduction

Cette section porte sur la façon dont nous exprimons nos émotions et nos points de vue. Il est important que les enseignants et les élèves soient capables de faire cela avec confiance tant à l'écrit qu’à l'oral, afin de pouvoir prendre des décisions au sein de la famille, de l'école et de la communauté. En tant qu'enseignant vous avez un rôle important à jouer. Vous devez défendre votre point de vue au sein de l'école au niveau des ressources et des façons de travailler et aider les élèves à développer ces capacités. Il est important que tous les enfants se sentent inclus dans la classe et dans la communauté, quel que soit leur état de santé, d'invalidité ou leur situation familiale.

1. Apprendre aux élèves à exprimer leurs émotions et à analyser leurs idées à propos d'un sujet

Cette partie porte sur les façons de travailler qui permettront aux enfants d'exprimer leurs émotions et analyser leurs idées à propos d'un sujet, y compris leurs situations personnelles. Elle analyse comment gérer conflits et frustrations de manière plus efficace.

Souvent, lorsqu'il est nécessaire de traiter des sujets sensibles, il peut être utile d'examiner d'abord les idées des enfants individuellement. Rédiger ses pensées en rapport à un sujet peut stimuler la réflexion. C'est une technique qui peut être également appliquée à d'autres questions afin de déterminer ce que savent déjà les enfants.

Étude de cas 1 : Écrire pour exprimer ses émotions et points de vue

Mme Viviane Djossou à Lomé, au Togo, a traité avec sa classe de CM2 des questions qui mettent les enfants mal à l'aise ou les font se sentir différents. Ensuite, elle a demandé à sa classe de regarder une image où figurait un enfant assis tout seul alors que d'autres jouaient (Ressource 1 : L’enfant « abandonné ») et leur a demandé d'écrire quelques mots à propos de cet enfant. Elle leur a également demandé s'ils avaient déjà été abandonnés, s'ils s'étaient sentis différents des autres, ou s'ils se sentaient ainsi en ce moment. Elle leur a demandé d'écrire quelques mots sur leurs émotions.

Les élèves ont ensuite joué à des jeux qui leur ont permis de comprendre ce qu'on ressent lorsqu’on a une incapacité physique (voir Ressource 2 : Jeux qui favorisent la compréhension des incapacités physiques). Après cela, ils ont parlé de la manière dont se sentent les enfants qui souffrent de ces incapacités physiques et du fait qu'ils peuvent se sentir rejetés par leurs camarades de classe. Ils ont également traité la question des enfants qui souffrent du VIH-SIDA, ou dont les parents sont morts de cette maladie. Viviane leur a demandé de rédiger quelques mots portant sur ce qu'ils ont ressenti pendant les jeux. Qu'ont-ils ressenti alors qu'ils souffraient d’une incapacité physique ?

Après cela, avant de traiter un sujet sensible, Viviane a souvent demandé aux enfants d'écrire ou de parler en binômes ou au sein de petits groupes afin d’explorer d'abord leurs propres idées.

Activité 1 : Écrire pour exprimer des idées et des émotions

  • Lorsqu'on veut traiter un sujet sensible avec des enfants, il est parfois utile de connaître d'abord leurs idées et leurs émotions par rapport à ce dernier.
  • Choisissez une image, un poème ou une histoire qui stimule leur esprit critique (voir Ressource 1 si vous voulez un exemple).
  • Montrez les images ou lisez le poème ou l'histoire, et demandez aux enfants de réfléchir à leur signification.
  • Demandez-leur de réfléchir avec leur camarade sur leurs pensées ou de les écrire. Demandez-leur aussi d'inclure leurs émotions.
  • Rappelez-leur que personne ne notera cet exercice ni ne jugera ce qu'ils se disent. C'est pour eux-mêmes qu'ils réfléchissent sur ce qu'ils pensent et sentent en ce moment.
  • Ensuite, analysez avec la classe les messages de l’image, du poème ou de l’histoire.

2. Organiser un débat en classe

Apprendre à participer à un débat aide les enfants (et les adultes) à exprimer leur point de vue, à écouter l'opinion des autres et à développer leur esprit critique. Lorsque vous faites le choix de sujets à débattre en classe, vérifiez bien que ces thèmes sont importants pour les enfants afin que ces derniers aient vraiment envie d'exprimer leur point de vue.

Dans l'Activité 2, vous présenterez aux élèves les règles et les procédures de discussions et les aiderez à se préparer à un débat plus formel. Dans l’Etude de cas 2, le débat porte sur l’inclusion en classe. Avec les élèves plus jeunes, vous pouvez réaliser des débats sur des questions plus simples, par exemple sur le fait de se battre.

La Ressource 3 : Structure des discours pour les débats et la Ressource 4 : Règles et procédures à adopter pour les débats vous donneront une orientation. Ces règles et procédures sont également utiles si vous appartenez à des organisations au sein desquelles il est nécessaire de diriger des débats.

Étude de cas 2: Se préparer à un débat et le diriger

Après avoir écrit sur le thème de « l’abandon », Viviane Djossou et ses élèves ont traité de la question des enfants qui ne sont pas à l'école pour quelque raison que ce soit. Certains enfants sont handicapés, d'autres n'ont pas de parents et sont responsables d'un foyer, et d'autres encore ne peuvent pas se rendre à l'école car ils sont trop pauvres pour s'acheter des fournitures et des uniformes scolaires.

Viviane a présenté cette idée de débat à la classe et a précisé la motion suivante : « Cette classe considère que tous les enfants qui ne viennent pas à l'école, ou qui sont isolés en raison de la présence de barrières à l'apprentissage, devraient être insérés dans le système scolaire. »

Elle a divisé les 60 enfants en dix groupes de six et a demandé à la moitié des groupes de trouver des points en faveur de cette motion et à l'autre moitié de trouver des arguments contre celle-ci.

Elle leur a ensuite fourni un cadre pour préparer leurs discours (voir la Ressource 3 : Structure des discours dans les débats). Chaque groupe a rédigé un discours, pour ou contre de la motion, et a choisi un orateur. Viviane a lu les discours pendant l’heure du déjeuner et a donné aux orateurs des conseils sur comment les améliorer. Ils ont travaillé encore davantage sur leurs discours chez eux.

Un débat a eu lieu le jour suivant. Viviane a été très satisfaite de la forte participation des élèves au cours de cet exercice. La motion a été acceptée et les enfants ont commencé à prendre contact avec les enfants non inclus dans le système scolaire.

Ils ont collaboré avec les enseignants et les directeurs d'école pour l’intégration de ces enfants dans l’école. Viviane s'est rendu compte que le débat avait créé une excellente opportunité pour que les enfants développent et expriment leur point de vue et traitent un problème important de la communauté.

Activité 2: Débattre d’un sujet ; exprimer ses points de vue

  • Expliquez aux enfants ce que signifie la participation à un débat.
  • Réfléchissez sur les sujets qui pourraient les intéresser et aidez-les à exprimer ces sujets sous la forme d'une motion. Décidez quelle sera la motion à débattre. (Voir la Ressource 3).
  • Expliquez les règles et procédures à adopter au cours du débat en utilisant l'information contenue dans Ressource 4 : Règles et procédures à adopter pour les débats.
  • Écrivez les principales règles et procédures sur le tableau afin que les enfants puissent les copier et les consulter à l'avenir.
  • Demandez aux élèves de préparer, au sein d'un groupe, un discours pour le débat et de choisir un orateur chargé de présenter les arguments.
  • Il vous faudra peut-être les aider en leur fournissant des informations de base qu’ils pourront utiliser dans les discours.
  • Vérifiez que les groupes sont prêts à démarrer le débat (peut-être faudra-t-il commencer plus tard dans la semaine) et suivez ensuite les règles et procédures.
  • Demandez aux enfants de vous indiquer ce qu'ils ont appris au cours de cette expérience et utilisez cette information dans la planification des leçons et des opportunités futures de réfléchir à des idées.

Avec les élèves plus petits, vous pouvez réfléchir à des sujets relatifs à l'école comme, par exemple, s'il doit y avoir ou non des règles en classe. Il est possible que vous ayez à leur apprendre comment parler à tour de rôle et à écouter les idées des uns et des autres.

3. Apprendre à exprimer un point de vue clairement - écrire des lettres

Il est important d'apprendre comment exprimer un point de vue clairement, en se basant sur des arguments précis. C'est très utile lorsqu'on écrit des dissertations, mais également lorsque, plus âgé, on analyse dans une lettre une question nationale ou communautaire, en particulier dans les lettres adressées aux journaux.

Une lettre adressée à un journal peut être comparée à la première moitié d'un débat. Souvent une autre personne répondra à la lettre publiée et fournira des arguments alternatifs. Dans la Ressource 5 : Exemple de lettre écrite par la classe de Viviane, vous trouverez une lettre adressée à un journal dans laquelle les élèves traitent de la question de l'inclusion des enfants à l'école.

L'Etude de cas 3 et l'Activité clé vous proposent une orientation pour travailler avec les enfants sur la présentation des arguments sous forme de lettre.

Étude de cas 3: Apprendre à écrire une lettre au directeur de l'école ou à un journal

Quelques mois après le travail sur l'idée d'inclusion dans la classe de Viviane Djossou, deux nouveaux enfants ont été incorporés à la classe. L’un était sourd, et l'autre avait perdu un bras. Ses élèves et elle étaient en train d'apprendre graduellement à les inclure à la classe, à communiquer avec eux et à les aider en essayant de faire de façon qu'ils ne se sentent pas trop « différents ».

Elle a ensuite suggéré aux enfants d'écrire une lettre au directeur de l'école ou à un journal sur le sujet de l'importance d'inclure les enfants dans le système scolaire. Ils avaient le choix entre envoyer la lettre au directeur de l'école, ou l’envoyer à Togo-Presse à Lomé, ou encore à un journal local. Ils devaient écrire en français.

Les enfants ont apprécié cette idée et ont réfléchi à ce qu'ils pouvaient dire. Ils ont réalisé un résumé de la lettre.

  1. Sujet : Les écoles devraient faire un effort pour inclure les enfants se trouvant en dehors du système scolaire.
  2. Raisons
  3. Façons de répondre aux arguments contraires.
  4. Notre expérience.
  5. Succès et défis.
  6. Répéter le sujet.

Viviane a fourni aux élèves des orientations sur le type de phrases à utiliser, en particulier pour 2 et 3, pour présenter leurs arguments logiquement. Ils ont demandé à un enseignant qui avait accès à un ordinateur de taper leur lettre, et ont envoyé des copies aux journaux (voir la lettre dans la Ressource 5).

Activité clé : Une lettre adressée au directeur de l'école ou à un journal pour exprimer un point de vue

  • Choisissez un sujet que vos élèves ont traité et présentez-leur l’idée de faire part de leurs arguments dans une lettre adressée au directeur d'école ou, s'il en existe un, au journal local.
  • Demandez-leur de réfléchir, en groupes, à ce qu'ils veulent écrire.
  • Ensuite, rédigez la structure de la lettre au tableau sous forme d’un résumé comme celui de l'Etude de cas 3 (bien que votre sujet pourrait être différent).
  • Les enfants peuvent vouloir écrire cette lettre en une langue différente (par exemple en ewe), donnez-leur par conséquent des orientations sur les phrases à utiliser pour présenter des arguments (voir la Ressource 6 : phrases pour exprimer une opinion).
  • Demandez à chaque groupe d'évaluer sa propre lettre et celles des autres groupes et de décider quelle est la meilleure à envoyer au directeur d'école ou au journal (pour les orientations, voir Ressource 6).
  • Il sera peut-être nécessaire que vous corrigiez la lettre avant de l'envoyer, mais essayez de conserver autant que possible le style des enfants.

Pensez à ce que vos élèves ont appris en créant une lettre à partir des arguments d'un débat.

Avec les enfants plus jeunes ou moins confiants ou ayant plus de difficultés à écrire, vous pouvez réaliser cet exercice en classe et noter leurs idées sur le tableau. Utilisez cette activité pour développer leur vocabulaire dans une autre langue.

Ressource 1 : L’enfant « abandonné »

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Adapté de: Umthamo 6, Université de Fort Hare, programme d'éducation à distance

Ressource 2 : Jeux qui favorisent la compréhension des incapacités physiques

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Vous pouvez aider vos élèves à comprendre ce que les enfants ayant des incapacités physiques vivent, en jouant aux jeux suivants :

  1. Apportez à l'école des vieux bas en nylon ou des morceaux de corde ou de laine. Donnez-les à vos élèves et demandez-leur d’attacher la main avec laquelle ils écrivent généralement. Donnez à chaque enfant un morceau de papier. Expliquez-leur que le jeu consiste à écrire une phrase que vous leur lirez, le plus rapidement possible et avec la meilleure des calligraphies. Lisez la phrase et observez ce qui se passe ! Choisissez le gagnant et analysez avec les enfants leurs émotions avant et pendant le jeu. Demandez-leur d’imaginer ce que doivent vivre les enfants qui ont une incapacité physique ou un bras ou une jambe en moins. S'ils ne savent pas écrire, demandez-leur de dessiner un arbre.
  2. Apportez à l'école des vêtements ou des foulards (ou demandez aux enfants de le faire) afin que la moitié de la classe puisse se bander les yeux. Emmenez vos élèves à l'extérieur. Demandez aux enfants de travailler en tandem. L'enfant dont les yeux sont bandés doit marcher le long d'un parcours semé d'obstacles que vous aurez créés préalablement (vous pouvez utiliser des bureaux ou des chaises pour faire cela). Son partenaire le guidera vocalement. Chronométrez chaque groupe de deux. Si votre classe n’est pas trop nombreuse, demandez à chaque groupe de changer de rôle et chronométrez de nouveau leur performance. Le groupe qui complète ce parcours le plus vite et sans faire tomber les obstacles est le gagnant. Après cela, demandez aux élèves comment ils ont vécu cet exercice.
  3. Apportez suffisamment de coton pour pouvoir empêcher les enfants d’entendre en se mettant le coton dans les oreilles. Demandez ensuite aux élèves d'écouter alors que vous faites part à la classe d'un message à écrire. Le gagnant est l'enfant qui écrit le message sans commettre d'erreurs. Demandez ensuite aux enfants quels sentiments ils ont eus lorsqu'ils ne pouvaient pas entendre clairement. Qu'est-ce qu’ils pourraient faire pour aider une personne qui n'entend pas correctement.
  4. Si votre école a suffisamment de fonds pour le faire, achetez un grand nombre de guimauves. Donnez-en suffisamment à chaque enfant pour que leur bouche soit remplie. Dites-leur de ne pas mâcher ou avaler les guimauves et de répéter à leur camarade le message que vous avez écrit sur le tableau. Cela est très difficile à réaliser. Ils comprendront ce que signifie le fait d'avoir un défaut de prononciation qui empêche une personne de parler clairement. A la fin de l'exercice ils pourront manger les guimauves!

Ressource 3 : Structure des discours dans les débats

Information de base / connaissance du sujet destinée à l'enseignant

Explication d'une motion

Au Parlement, au sein des comités importants, lorsque les membres prennent une décision, certains peuvent introduire une motion. Il s'agit d'une déclaration sur un sujet qui doit être réalisée ou analysée. Un débat analyse tous les aspects d'un argument. Par exemple, si un parlementaire se lève et dit : «  Je demande que la peine capitale soit abolie », cette idée est formellement analysée et une décision est prise. Il en résulte que l'action désirée est mise en œuvre ou non.

Les motions suivantes sont des exemples de sujets dont vous pouvez traiter à l'école. Vous aurez peut-être à les adapter en fonction de la taille de votre classe ou de l'âge des enfants.

  • Les parents ne doivent pas battre leurs enfants pour les éduquer.
  • Ce que nous apprenons chez nous et au sein de la communauté est beaucoup plus important que ce que nous apprenons à l'école.

a) Argument en faveur de la motion

  • Indiquez la motion: Je présente une motion ou J’appuie la motion que tous les jeunes en dehors de l'école, isolés en raison de la présence de barrières à l'apprentissage, devraient être insérés dans le système scolaire.
  • Définissez vos termes. En ce cas, le vous devrez indiquer ce que signifient pour vous « jeunes en dehors de l’école » et « barrières à l'apprentissage ». (cela doit être réalisé par l'orateur principal).
  • Donnez vos arguments pour défendre cette motion: Par exemple,
    • Mon principal argument pour défendre cette motion est …
    • Deuxièmement, …
    • Troisièmement, …
  • Résumez vos raisons pour appuyer cette motion: En bref, ou En résumé, …
  • Exprimez de nouveau la motion: Je répète par conséquent ou Je vous demande donc à tous d'appuyer cette motion.

b) S’opposer à une motion

  • Précisez votre objection à la motion : Je m’oppose à la motion que… ou J’appuie ceux qui s’opposent à la motion que…
  • Définissez vos termes. En ce cas, vous devrez indiquer ce que signifie pour vous « jeunes en dehors de l’école » et « barrières à l'apprentissage ». (cela doit être réalisé par l'orateur principal). Tous ceux qui participent doivent trouver un accord sur la définition des termes.
  • Donnez vos arguments pour objecter la motion : Par exemple,
    • Mon principal argument pour m’opposer à cette motion est …
    • Deuxièmement, …
    • Troisièmement, …
  • Résumez vos raisons pour objecter cette motion: En bref, ou En résumé, …
  • Exprimez de nouveau votre opposition à la motion : Je répète par conséquent ou Je vous demande donc à tous de ne PAS appuyer cette motion

Ressource 4 : Règles et procédures à adopter pour les débats

Information de base / connaissance du sujet destinée à l'enseignant

Le débat est un concours ou, peut-être, une sorte de jeu, dans le cadre duquel deux orateurs ou davantage présentent leurs arguments afin d'essayer de persuader d'autres personnes…

Pourquoi un débat ?

En préparant la participation à un débat, les enfants apprennent à trouver et utiliser l'information sur laquelle repose leurs arguments. Ils apprennent également à présenter leurs idées clairement et de manière convaincante.

À travers la participation aux débats, ils apprennent à saisir les opinions qui sont différentes des leurs car, à travers cet exercice, ils doivent appuyer des arguments avec lesquels ils ne sont pas totalement d'accord et comprendre ainsi l'opinion de l'équipe adverse.

Préparation

Les personnes qui se montrent efficaces dans un débat sont très bien préparées. Vous pouvez organiser un débat informel au sein de votre classe, mais cela peut mener vos enfants à prendre part à des concours ou à des compétitions de débats.

Avant de créer un discours, les participants au débat doivent récolter toute l'information disponible sur le sujet, information qu'ils peuvent trouver dans des bibliothèques, des journaux, des magazines et en discutant avec d'autres personnes.

Ils doivent penser à tous les arguments en faveur de la motion et contre cette dernière. Autrement dit, ils se rapprochent des idées de l'équipe adverse autant que des leurs. Ils se préparent à toutes les questions que l'équipe adverse pourrait leur poser, et à tous les défis qu'ils pourraient lui opposer.

Les participants compétents adoptent une structure pour présenter leurs arguments afin d’être très convaincants. Ils écoutent les autres personnes débattre afin d'apprendre l'art et les capacités requises pour cet exercice. Ils participent à des groupes de débats et s'exercent autant que possible.

Le processus

Il existe deux équipes, chacune est composée de deux ou trois orateurs. Une équipe (l’affirmative) défend la motion, et l'autre (la négative) s’oppose à la motion.

Il y a un président qui surveille les procédures.

Les discours et le temps de parole sont divisés également entre les deux équipes.

Chaque orateur fait le discours qu'il a préparé afin de défendre ses arguments. Les équipes parlent à tour de rôle, celle qui a proposé la motion commence, suivie de l’équipe opposante (affirmative, négative, affirmative, négative). Chaque orateur dispose d'une quantité de temps pour parler (par exemple trois minutes ou cinq minutes).

Ensuite le débat peut être ouvert au public, chaque participant se levant pour proposer des arguments en faveur ou contre la motion. Chaque participant du public peut parler pendant un certain laps de temps (par exemple une minute ou cinq minutes).

Après une période de temps limitée pendant laquelle les deux équipes se consultent et confèrent indépendamment, chaque équipe peut faire un discours pour réfuter les arguments de l’autre équipe. Ceci implique qu'elles ont la possibilité de se défendre contre les arguments soulevés par la partie adverse. Chaque équipe dispose d'un discours de réfutation ou plus. Le premier discours de réfutation est réalisé par la partie qui s'oppose à la motion et le dernier par celle qui défend la motion.

Règles importantes

  • L'équipe qui défend la motion ne peut pas changer de point de vue. La même règle s'applique à la partie adverse qui doit s'opposer complètement à la motion (quelle que soit leur opinion personnelle).
  • Si un orateur réalise une déclaration, il doit être capable de fournir des preuves ou des raisons qui justifient ses arguments.
  • Les faits présentés au cours d'un débat doivent être précis.
  • Les orateurs ne peuvent pas apporter de nouveaux arguments au cours du discours de réfutation.

Motions d’ordre et motions d’information

Les participants au débat (toute personne participant à ce dernier) peuvent interrompre un orateur en levant leur main et en indiquant qu'ils ont une « motion d’ordre ». Cela signifie qu'ils veulent indiquer qu'une des règles du débat est en train d'être violée (par exemple un orateur dépasse le temps assigné à son discours, ou n'apporte pas de preuves pour étayer ses arguments).

Les membres peuvent également lever la main pour une « motion d’information » (une question ou des informations qu'ils tiennent à fournir). L'orateur peut choisir de permettre au membre de parler, mais n'est pas obligé à le faire.

Jugement

L'équipe qui gagne le débat est généralement choisie par le ou les juges en fonction de la qualité du discours.

L’équipe gagnante peut également être désignée par un vote.

Adapté de: Trivium Pursuit Website

Ressource 5 : Exemple de lettre écrite par la classe de Viviane

Exemple du travail d'un enfant

Cette lettre est adressée à un journal, mais vous pouvez également envoyer une lettre portant sur une autre question au directeur de l’école si vous le désirez.

.oOo.

Ecole Primaire de Sogbossito

Classe de CM2

BP :...Lomé

A

Monsieur le Directeur de publication   

de Togo-Presse Lomé

Objet :

Publication d'article

Monsieur le Directeur,

Nous avons l'honneur de solliciter de votre bienveillance la publication dans votre journal de l'article ci-dessous présenté portant sur l'inclusion des enfants non scolarisés à l'école. 

L'école doit inclure les enfants qui sont chez eux.

De nos jours dans notre pays le Togo, l'éducation est gratuite. Tous les enfants peuvent y accéder. Il existe cependant toujours des enfants qui restent chez eux et ne bénéficient pas d'une formation scolaire. Certains ont des incapacités physiques, d'autres des parents séropositifs, d'autres encore sont trop pauvres pour acheter un uniforme scolaire.

Les écoles doivent les inclure ; il faut qu'ils reçoivent une éducation tout comme les autres enfants. Pourquoi disons-nous cela ?

Tout d'abord, recevoir une formation scolaire est leur de droit démocratique. Le ministre de l'éducation indique que tous les enfants doivent participer à l'école.

Deuxièmement, il est important qu'ils aient des amis et fassent partie de la vie.

Certains pensent que les enseignants ne savent pas comment enseigner aux enfants ayant des incapacités physiques. D'autres disent que les parents ne veulent pas que leurs enfants créent des liens d'amitié avec des « infirmes ». Mais nous ne voulons pas que notre société soit une société qui fait des différences.

Tous doivent être traités de la même façon. Les enfants peuvent aider les personnes ayant des incapacités physiques, et faciliter la tâche des enseignants.

Notre classe de CM2 de l'école primaire de Sogbosssito à Lomé a identifié deux enfants qui restaient seuls chez eux. Nous les avons convaincus de venir à l'école. Nafisatou n’a qu’un seul bras. Nous l’aidons à apprendre à écrire et même à jouer à des jeux. Elle est très intelligente et apprend vite. Tayo est sourd, mais s'il observe vos lèvres, il peut vous entendre. Il s'améliore à partir de cet exercice. Il s'améliore également à la lecture. Nous pouvons lui écrire des messages. Ces enfants nous apprennent de nombreuses choses; ce sont nos amis.

Ils rencontrent toutefois encore des difficultés, et notre enseignant leur donne des cours après l'école. Le comité de gestion de l'école tente également de leur procurer des uniformes. Ils n’en ont pas encore.

Nous sommes heureux qu'ils fassent partie de notre classe, et nous recommandons aux autres écoles de faire comme nous.

Cordialement

La classe de CM2 de l'école primaire de Sogbosssito à Lomé

Ressource 6 : Phrases pour exprimer une opinion

Information de base / connaissance du sujet destinée à l'enseignant

Des phrases pour exprimer son opinion

Nous continuons de penser que…

Nous pensons cela en raison des arguments suivants: Premièrement, … Deuxièmement, ... Finalement et surtout, …

Dans le (nom du journal), de (date), (nom de la personne) écrit … . ou (nom de l’auteur), dans son livre (nom du livre), dit… Cela montre que… . ou Cela prouve que…

Certains disent que…Mais nous croyons que…

Notre expérience nous a montré que….

Questions d’évaluation

  • Est-ce que la lettre commence en indiquant le cas ou l'argument de manière claire ?
  • Est-ce qu'elle met en avant des arguments pour défendre la déclaration ?
  • Est-ce qu'elle inclut des renseignements relatifs aux circonstances ou aux événements locaux, et a une dimension humaine ?
  • Est-ce qu'elle présente le cas de nouveau au dernier paragraphe ?
  • Est-elle bien structurée, divisée en paragraphes, chacun contenant une idée principale  ?
  • Est-elle précise et sans erreurs de ponctuation, de grammaire ou d'orthographe ?

Section numéro 5 : Comment devenir un lecteur et un rédacteur critique

Question clé: Comment développer l'esprit critique des enfants lorsqu'ils lisent et écrivent ?

Mots clés: esprit critique au niveau de la lecture et de l'écriture ; point de vue ; questionnement ; évaluation

Résultats de l’apprentissage

À la fin de cette section, vous aurez :

  • utilisé le questionnement sur plusieurs textes pour aider vos élèves à développer leur esprit critique en tant que lecteurs ;
  • aidé vos élèves à concevoir et à écrire des histoires, des textes d'information et des lettres « répondant » aux textes qu'ils ont lus en classe et ce, afin de développer leur esprit critique.
  • utilisé différentes méthodes d'évaluer l'apprentissage.

Introduction

Tous les écrivains, qu'ils rédigent des discours politiques, des annonces publicitaires, des articles de journaux et de magazines, des manuels universitaires ou scolaires, des histoires pour enfants, ou tout autre type de texte, le font en fonction de leur point de vue et pour des raisons spécifiques. Il est important de pouvoir identifier le point de vue d'un écrivain et de pouvoir décider si l’on est d'accord ou pas avec son opinion.

En réfléchissant à vos propres expériences et croyances, et à ce que vous avez appris au cours de vos études, vous pourrez disposer de davantage d’éléments de réponse à ces questions quel que soit le texte que vous lisez. En tant qu'enseignant, il peut vous être utile de comprendre que les enfants peuvent avoir des idées différentes qui sont tout aussi valables que les vôtres. En enseignant aux enfants à se poser des questions sur ce qu'ils lisent et à analyser différents points de vue, vous les aiderez à devenir des citoyens informés et à l'esprit critique développé. Vous pouvez commencer cet exercice même lorsqu'ils sont très jeunes. Lorsque vous leur lisez des histoires, encouragez-les à réfléchir sur le texte et à exprimer leur accord ou désaccord sur son contenu.

Les trois activités de cette section sont toutes des exemples de façons d'aider vos enfants à devenir des lecteurs ou écrivains à l'esprit critique développé.

1. Aider les élèves à développer leur esprit critique

Lorsque vous lisez des histoires à vos élèves, vous pouvez réfléchir avec eux sur qui est inclus ou pas dans les histoires et de quelle façon différents éléments sont inclus.Vous pouvez les aider à analyser comment est décrit le cadre des histoires (une école, un village, une ville, etc.).Vous pouvez également aider les enfants à comprendre l'attitude ou le point de vue de l'écrivain, à réfléchir sur d'éventuelles opinions différentes et, s'il y en a, à les identifier.

Vous pouvez également faire cela avec les enfants plus jeunes. Vous les aiderez à développer leur esprit critique et leur capacité à se poser des questions.Ce sera une occasion pour mieux comprendre ce à quoi vos élèves s’intéressent et leurs points de vue. C'est également un moyen de mieux satisfaire leurs besoins.

Étude de cas 1 : Raconter une histoire avec un point de vue différent

Mlle Jeanne Sogoyou, enseignante à Dayes , au Sud-ouest du Togo, a trois cartons de livres d'histoires dans sa classe. Elle lit parfois ces livres à ses classes de primaire, et les élèves les lisent parfois eux-mêmes. Les histoires portent sur des enfants ou des familles, des animaux ou des créatures imaginaires comme des dragons.

Un jour, alors qu'elle lisait une histoire sur un crocodile, Koffi a expliqué qu'il était triste car le crocodile était toujours le « méchant » dans ces histoires. Mlle Sogoyou a demandé aux enfants de la classe s’ils étaient d'accord avec Koffi. La plupart ont répondu que le crocodile était toujours le « méchant ». D'autres considéraient que cela n'était pas un problème car les crocodiles sont dangereux. Certains pensaient que cela n'était pas juste car les crocodiles doivent eux-mêmes se défendre contre d'autres animaux. Ce débat a donné une idée à Mlle Sogoyou. Elle a demandé à la classe d'imaginer cette histoire en prenant le point de vue du crocodile. Les enfants ont été surpris, ils ne savaient pas comment répondre. Elle leur a donc conseillé : « Imaginez que vous êtes le crocodile de cette histoire. Qu'aimeriez-vous dire aux autres animaux à propos de vous-même ? » Cette question a facilité la tâche des enfants. Après un bref débat en classe, Mlle Sogoyou a demandé à ses élèves de travailler en groupe de cinq et de rédiger et dessiner une histoire où le crocodile est le « bon » personnage. Grâce à la mise en commun des idées, ils ont écrit et illustré des histoires très créatives.

En lisant les histoires Mlle Sogoyou a pensé à ce que les mots et les dessins pouvaient lui indiquer sur la capacité des enfants à imaginer une histoire en prenant le point de vue du crocodile. Le jour suivant, elle a lu l’histoire de chaque groupe à haute voix et a montré les illustrations à la classe. Après avoir lu chaque histoire, elle a demandé à tous les élèves ce qu’ils pensaient du travail en groupe. Elle a également demandé aux enfants d’analyser et de faire des commentaires sur les travaux écrits et dessins de chaque groupe.

Finalement, les histoires ont été assemblées en un livre qui maintenant fait partie de la bibliothèque de la classe.

Activité 1 : Devenir un lecteur d'histoires à l'esprit critique

  • Trouvez une histoire où les personnages, le cadre et les événements sont écrits et illustrés à partir d'un point de vue spécifique (par exemple les « bons » animaux ; les parents d'un enfant « indiscipliné »).
  • Lisez ces histoires à la classe, en montrant les illustrations aux enfants.
  • Posez-leur des questions afin de stimuler leur esprit critique par rapport à la façon dont l'histoire a été écrite et illustrée. (Voir la Ressource 1 : Poser des questions pour encourager les enfants à analyser une histoire avec un esprit critique, c'est-à-dire des exemples de questions que vous pouvez poser).
  • Ensuite, aidez vos élèves à travailler en binômes afin d'écrire une lettre à l'auteur, dans laquelle ils expliquent ce qu'ils ont aimé et ce qu'ils n’ont pas aimé sur la façon dont l'histoire qu'ils viennent de lire a été écrite et illustrée. Ecrivez un résumé de la lettre sur le tableau et analysez les idées avec la classe avant que les groupes de deux élèves ne commencent à écrire (voir la Ressource 2 : Résumé d’une lettre à un auteur) ou, avec les enfants plus jeunes, finissez la version préliminaire.

Qu'est-ce que les enfants ont réussi à faire dans cette leçon portant sur la lecture et l'écriture avec esprit critique ? Comment le savez-vous  ? De quelles preuves disposez-vous ?

Ont-ils fait quelque chose qui vous a surpris(e), fait plaisir ou déçu(e) ?

Feriez-vous quelque chose différemment si vous aviez de nouveau à donner cette leçon ?

2. Raconter une histoire à partir de points de vue différents

Toutes les histoires sont racontées à partir d'un point de vue spécifique. Nos opinions en tant qu'écrivains ou lecteurs sont influencées par notre âge, notre genre, notre appartenance à un parti politique, nos croyances religieuses, notre intérêt pour des activités particulières, notre état de santé, notre condition professionnelle, etc.

Il est important que les enfants sachent que les histoires peuvent être racontées de différentes façons pour inclure ou exclure des points de vue spécifiques.

Il est également vrai que dans la vie de tous les jours il existe plusieurs façons d'analyser un sujet et un grand nombre de manières de résoudre un problème.

Vous pouvez aider les élèves à apprendre cela en leur donnant la possibilité de raconter la même histoire, ou une histoire similaire, à partir de différents points de vue ou en modifiant l'histoire.

Étude de cas 2: Transformer un personnage « secondaire » en personnage principal

Moussa, un des enfants de la classe de Cours Moyen 2ème année de Mlle Dorcas Momoh, a été gravement blessé lors d'un accident de voiture et ne peut se déplacer qu'avec des béquilles. Un jour, il a confié à Mlle Momoh qu'il était triste car toutes les histoires à propos des garçons que contenait son livre de français décrivaient comment ces derniers aimaient faire des activités auxquelles lui-même ne pouvait s’adonner. Mlle Momoh s'est sentie très frustrée car elle n'avait pas pensé à cela. Elle a demandé à Moussa ce qu'il faisait lorsqu'il rentrait chez lui et a découvert que c'était un musicien habile qui jouait aussi bien de la batterie que de la flûte. Elle lui a demandé s'il voulait jouer de ces instruments pendant une leçon. Il a réagi avec timidité mais a finalement accepté la proposition. Lors de la leçon de français suivante, Mlle Momoh a indiqué à la classe qu'elle voulait leur donner quelques idées pour qu'ils rédigent une histoire. Elle a demandé à Moussa de jouer de la musique pour la classe. Les enfants ont été surpris et enchantés par les capacités de Moussa. Mlle Momoh leur a demandé d'imaginer une histoire dans laquelle Moussa, le musicien, était le personnage principal.

Ils ont mis leurs idées en commun et ont commencé à travailler en binômes pour écrire une histoire, soit écrite, soit à base des dessins.

Au cours de la leçon, certains élèves sont allés voir Moussa et son camarade pour leur demander des détails sur leurs histoires. Au cours de la leçon suivante, les binômes ont continué le travail sur cette question et ont dessiné et écrit des histoires individuelles.

En lisant les histoires, Mlle Momoh a pensé qu'il y avait probablement d'autres enfants dans la classe qui se sentaient « exclus » des récits du manuel et des histoires des livres de classe.

Elle a commencé à penser à des façons de prendre ces enfants davantage en compte.

Activité 2: Ecrire une histoire avec des points de vue différents

  • Utilisez la même histoire que dans l'Activité 1 ou une histoire différente que vous avez choisie.
  • Lisez-la avec les enfants et analysez comment elle pourrait être racontée différemment. Par exemple, des nouveaux personnages peuvent être ajoutés ou des personnages existants pourraient se comporter différemment. Dans une histoire de famille, le père pourrait rester à la maison et cuisiner alors que la maman travaillerait comme mécanicien. La famille pourrait inclure un enfant ou une personne adulte ayant un dysfonctionnement mental ou physique.
  • Demandez aux enfants de travailler en petits groupes afin d’écrire et ou dessiner différentes versions de l'histoire que vous venez de lire avec eux. Vérifiez que les enfants comprennent l’activité. Si un des groupes rencontre des problèmes, donnez-lui des conseils.
  • Lorsque les groupes ont fini, demandez à un enfant de chaque groupe de lire la nouvelle histoire au reste de la classe et de montrer les dessins. Ramassez les histoires afin de les évaluer.
  • Vous pouvez publier les histoires dans un livre qui sera gardé dans la bibliothèque de la classe, ou les afficher dans la salle de classe.

Quels renseignements les histoires vous donnent-elles sur les idées des enfants et sur leur niveau d'écriture ?

3. L’importance d’analyser les publicités

Les publicités sur les panneaux d'affichage, à la radio, à la télévision, sur les écrans d'ordinateurs, dans les magazines et journaux, au supermarché ou dans nos boîtes aux lettres (la « pub-poubelle » sur l’Internet ou les publicités directes), tentent de nous faire agir d'une façon particulière, et généralement de nous faire dépenser de l'argent. Il est important tant pour vous que pour vos élèves de comprendre comment les publicités essayent d’influencer les lecteurs.

Cela est essentiel afin que vos élèves puissent les lire en faisant preuve d'esprit critique et en en appréciant également l'intelligence.

La réponse des élèves à l’Activité clé vous montrera s'ils ont commencé ou non à comprendre comment lire les publicités avec un esprit critique.

Étude de cas 3 : Apprendre à lire les publicités avec esprit critique

Lorsque Mlle Theresa Gyado a participé à un programme de formation des enseignants, elle a été fascinée par le programme d'activités de critique littéraire. Ses collègues et elle ont comparé les publicités d’un même produit dans des magazines différents et destinés à des lecteurs distincts (jeunes ou âgées, ou appartenant à des groupes socio-économiques ou à des races différents). Ils ont découvert que les images et les mots utilisés dans les annonces publicitaires du même produit étaient différents en fonction des magazines et que certains produits étaient annoncés uniquement dans certains journaux. Les enseignants ont également analysé les registres de langue utilisés dans les annonces. Ils ont également observé les photographies et les dessins des publicités. Une amie de Theresa a remarqué que toutes les femmes étaient jeunes et avaient un corps parfait ! Finalement, ils ont analysé comment les agences de publicité combinent les mots et les images sur une page, et ont identifié ce qu'ils ont remarqué en premier en voyant les publicités.

Lorsque le conférencier leur a demandé ce qu'ils avaient appris, les enseignants ont indiqué qu'ils analyseraient les publicités avec beaucoup plus d'esprit critique à l'avenir.

Ils ont compris que les personnes qui créent les publicités choisissent des mots et des images pour encourager les lecteurs à acheter le produit.

Ces designers choisissent également des tailles différentes de mots et d'images et les placent sur la page afin que les lecteurs remarquent certains mots ou certaines images plus que d'autres. Certains enseignants ont indiqué qu'ils étaient impatients de montrer à leurs élèves comment les publicités tentaient de persuader les lecteurs d’agir d'une certaine manière (souvent pour influencer des comportements d'achat). Ces enseignants souhaitaient encourager les enfants à être sélectifs.

Activité clé : Lire les publicités avec esprit critique

  • Préparez-vous à cette activité et présentez-la à vos élèves en suivant les étapes de la Ressource 3 : Lecture de publicités avec un esprit critique. Vous devez rassembler les publicités ou noter celles que vous avez lues dans un magasin ou dans un supermarché local.
  • Donnez les publicités aux groupes et demandez-leur de traiter les questions suivantes :
  1. Qu'est-ce qui fait l'objet de la publicité ?
  2. A qui est-elle destinée ?
  3. Comment les publicitaires essayent-ils de « vendre » le produit ou le service ? Consulter la liste sur le tableau pour avoir plus d’idées (voir la liste dans la dernière partie de la Ressource 3).
  4. Qui est-ce qui n'est pas concerné par cette publicité ?
  5. Quelles questions poseriez-vous aux publicitaires ?
    • Après environ 15 minutes, demandez à quelques groupes de vous faire part de leurs réponses.
    • Comme devoirs, demandez aux élèves de trouver une publicité, de la mettre dans leurs livres d'exercices et de rédiger des réponses aux questions 1 à 5.
    • Une fois que vous avez évalué leur travail, planifiez et réalisez une autre leçon au cours de laquelle les élèves vont concevoir et faire leurs propres publicités. Voir la Ressource 4 : Concevoir des publicités afin d'obtenir des conseils sur comment réaliser l'évaluation et la planification.

Ressource 1 : Poser des questions pour encourager les enfants à analyser une histoire avec un esprit critique

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Exemple A: Une histoire à propos d'une famille

Vous pouvez poser des questions telles que:

  •  

    • Quels membres de la famille sont inclus dans l'histoire ?
    • Quels sont ceux qui semblent les plus importants ? Comment le savez-vous  ?
    • Est-ce que votre famille est semblable à celle-ci  ? Si oui de quelle façon ? Si ce n’est pas le cas, en quoi est-elle différente  ?
    • Que font les membres de la famille dans cette histoire  ? Est-ce que votre famille se comporterait de cette manière  ?
    • Qu’est-ce que vous pensez que l’écrivain veut que ses lecteurs croient à propos des familles  ?

Exemple B : Une histoire qui se passe dans une école

Vous pouvez poser des questions telles que :

  • Est-ce que l’école dans l’histoire est similaire à notre école ?
  • En quoi le bâtiment est-il similaire  ? En quoi est-il différent  ?
  • En quoi les personnages (le directeur de l’école, les maîtres , les élèves) sont-ils similaires à ceux de notre école  ? En quoi sont-ils différents  ?
  • Est-ce que les personnages de l’histoire se comportent ou agissent comme les membres de notre école, ou ont-ils des conduites différentes  ? Donnez des exemples pour étayer votre réponse.
  • Qu’est-ce que pensez que l’écrivain veut que ses lecteurs croient à propos de l’histoire de l’école ?

Note: Vous pouvez poser des questions de ce genre à propos d'un village, d’une ville ou d'une métropole dans laquelle à lieu une histoire. L'idée est que les enfants fassent des comparaisons entre ce qu'ils connaissent et ce qu'ils sont en train de lire.

Ressource 2 : Résumé d'une lettre à un auteur

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

L'auteur peut être un élève de votre classe. Si vous partagez des livres avec une autre classe, l'auteur peut être cette classe entière ou un élève de cette classe.

Cher…

Nous venons de lire…. (Titre de l'histoire) dans notre classe. Nous pensons que vous aimeriez connaître nos réactions.

Tout d'abord, nous avons aimé……….. (inclure ici une ou deux phrases). Nous avons aimé cela car……….. (indiquer les raisons des enfants).

Nous avons aussi aimé……….. (inclure ici une ou deux phrases). Nous avons apprécié ceci car……….. (indiquer les raisons des enfants).

Cependant, nous n'avons pas aimé……….. (inclure ici une ou deux phrases). Cela ne nous a pas plu parce que……….. (indiquer les raisons des enfants).

Lorsque vous écrirez une nouvelle histoire nous aimerions que………….( indiquer les conseils des enfants).

Cordialement

(nom de la classe)

Ressource 3 : Lecture de publicités avec un esprit critique

Information préliminaire ou connaissance du sujet

La liste suivante a été créée afin de lire les publicités avec davantage d'esprit critique, mais peut être également adaptée pour la lecture d'autres types de textes : la poésie, les images ou les lettres de personnes qui s’intéressent à l'école comme, par exemple, le bureau local en charge de l'éducation.

Les critères et les questions que vous posez peuvent être adaptés pour se rapporter de plus près au contexte, mais permettront toujours aux enfants d'identifier le sens plus profond.

  • Rassemblez ou notez suffisamment d'annonces publicitaires issues de magazines, de journaux, de prospectus de supermarché, de marchés locaux, etc. afin que chaque groupe de quatre enfants de votre classe en ait au moins une avec laquelle travailler.
  • Avant de les distribuer aux groupes, demandez aux enfants de parler avec un camarade de ce que signifie « faire la publicité de quelque chose » et de réfléchir à comment ils feraient la publicité de leur école auprès des familles qui désirent faire rentrer leur enfant dans un établissement scolaire.
  • Demandez à quelques enfants de présenter à l'ensemble de la classe ce qu'ils ont décidé. Demandez ensuite aux enfants d'indiquer ce que feraient les publicitaires pour rendre leur produit plus attractif pour les clients.
  • Ecrivez leurs conseils sur le tableau.

Voici quelques exemples de ce que font les publicitaires :

  • Ils utilisent des dessins ou des photographies qui sont attrayants.
  • Ils utilisent les couleurs de manière efficace.
  • Ils placent les phrases et les photos ou dessins sur la page afin qu’ils attirent l’attention.

Essayez de séduire les lecteurs qui apprécient une ou plusieurs des choses suivantes – les phrases après les tirets sont des explications des mots et locutions avant les tirets :

  • Le prix compétitif – Ce produit est bon marché et est une bonne affaire.
  • La commodité – Ce produit vous rend la vie plus facile.
  • La beauté ou la solidité – Ce produit est beau et solide.
  • L’attrait du gain – Ce produit vous rend riche.
  • La santé – Ce produit vous maintient en bonne santé.
  • Le bonheur – Ce produit vous fait vous sentir heureux.
  • La qualité – Ce produit est le meilleur en son genre.
  • La position sociale – Posséder ce produit vous rend supérieur / le meilleur.
  • La sécurité – Ce produit vous protège.
  • La popularité – Les gens vous apprécient si vous avez ce produit.
  • Le plaisir du goût – Ce produit a bon goût.

Adapté de: Focus on English, Grade 10

Ressource 4 : Concevoir des publicités

Ressource que les enseignants doivent planifier et adapter au niveau ou aux besoins des élèves

Évaluation des réponses des enfants aux questions sur la publicité

Utilisez les questions suivantes pour évaluer le travail de chaque enfant :

  • Y a-t-il des preuves qui indiquent que l'enfant a compris le travail ? par exemple, l'enfant a-t-il choisi ou n'a-t-il pas choisi une publicité ? l'enfant a-t-il essayé ou n'a-t-il pas essayé de répondre aux questions ?
  • A quelles questions l’enfant a-t-il répondu correctement ? Pourquoi d'après vous ces réponses sont-elles correctes ?
  • A quelles questions l'enfant a-t-il répondu de manière inadéquate ou incorrecte ? Que manque-t-il aux réponses ou qu'est-ce qui est incorrect dans les réponses ?

Les leçons suivantes:

  • Rendez les devoirs aux élèves et faites des commentaires généraux sur ce qu'ils ont fait correctement et sur les manières d'améliorer leur travail.
  • Demandez aux enfants de travailler dans le même groupe que lorsqu'ils ont répondu aux questions sur les publicités.
  • Donnez à chaque groupe un grand morceau de papier et si possible quelques crayons de couleur ou des pinceaux et de la peinture.
  • Demandez aux groupes d'imaginer un nouveau produit (par exemple un produit alimentaire, un véhicule, un produit électroménager, un vêtement) et de planifier comment écrire et dessiner une publicité pour ce produit. Il leur faudra penser aux questions auxquelles ils ont répondu au cours de l'activité précédente.
  • Demandez-leur de concevoir et de créer une publicité pour ce produit.

Cette activité peut prendre plusieurs leçons. Lorsque les groupes ont terminé leurs publicités, affichez leur travail et organisez un débat en demandant aux enfants d'indiquer ce qui, selon eux, est bien et ce qui pourrait être amélioré dans chaque publicité. (Lorsque vous évaluez les publicités de chaque groupe, analysez leur créativité/imagination, la capacité de combiner les mots et les images de manière intéressante, et celle de persuader le lecteur à acheter le produit.)