Cette séance de la formation est très axée sur des conseils pratiques pour accompagner les jeunes dans la création de leurs courts métrages. Plus spécifiquement, vous apprendrez à :
Regardez la vidéo 1 qui vous présente la phase « Création » des ateliers docutube où les jeunes tournent leurs films et les montent. Elle donne un aperçu des processus de tournage et de montage, tels que l'équipe du projet RETOPEA en a fait l'expérience dans le cadre des ateliers docutube pilotés dans différents pays entre 2020 et 2022. Pendant son visionnage, prenez des notes sur ce qu'implique la phase « Création » des ateliers docutube dans la zone de texte ci-dessous. (Notez qu'il s'agit également d'un film que vous pouvez montrer à votre groupe avant qu'il ne commence à filmer et à monter ses docutubes.)
En quoi consiste la phase « Création » des ateliers docutube ?
Le film expose l'objectif de la réalisation de docutubes, qui est pour les jeunes de :
Elle souligne l'importance du travail d'équipe dans le processus de tournage et de montage des docutubes. Le film donne également des exemples de différentes techniques cinématographiques qui ont été expérimentées par les différents groupes de jeunes avec lesquels l'équipe de RETOPEA a travaillé.
Le film recommande d'encourager les jeunes à se concentrer sur le développement d'un récit fort et à s'appuyer sur le matériel RETOPEA (les « documents »), plutôt que de viser la perfection technique lors du tournage et du montage de leurs docutubes.
Une véritable force de l'approche RETOPEA est qu'à travers le processus de réalisation de films, les participants s'impliquent activement dans une réflexion sur les problématiques de tolérance religieuse et de paix dans le passé et le présent. Celle-ci ne tient pas uniquement à la capacité que la réalisation de films peut avoir à faciliter une implication créative et multisensorielle avec ces idées, mais également au fait que les jeunes doivent trouver des moyens de travailler en équipe pour réaliser un film contribue à approfondir et à améliorer l'expérience d'apprentissage. Par conséquent, le processus de création du film est tout aussi important, sinon plus, que le produit fini.
Il est recommandé de donner aux participants la possibilité de « s'échauffer » et de se familiariser avec le fait d'être derrière et devant la caméra. Cela peut simplement impliquer qu'ils se filment à tour de rôle, qu'ils se présentent brièvement ou qu'ils parlent de ce qu'ils ont mangé au petit-déjeuner.
Si vous avez un peu plus de temps, vous pouvez également leur demander de se filmer en répondant à l'une des questions suivantes ou aux deux :
Répondre à ces deux questions fournit l'occasion aux jeunes de faire l'expérience de devoir répondre à une question complexe de manière concise devant une caméra.
Il ne s'agit pas d'images qui doivent être incluses dans le docutube (bien que cela puisse être le cas, si un groupe le souhaite). L'objectif principal de cette activité est d'aider les participants à se familiariser avec le processus de réalisation d'un film et avec l'équipement, en leur donnant l'occasion de vérifier à la fois la vidéo et le son. Cette activité peut également contribuer à établir les rôles sur lesquels les différents membres de l'équipe aimeraient se concentrer lors de la création du docutube au sein de leur petit groupe. Certains jeunes pourraient se rendre compte qu'ils se sentent plus à l'aise derrière la caméra tandis que d'autres pourraient préférer s'exprimer devant la caméra en tant que présentateur ou acteur.
Travailler en petits groupes de trois ou quatre a du sens, car la réalisation d'un film nécessite que différentes tâches soient effectuées et que des rôles divers soient attribués. Par exemple, dans un groupe de trois personnes, une première peut être filmée s'adressant à la caméra (présentant, jouant un rôle ou interviewant), une deuxième filmer et une troisième assurer la réalisation. Si vous disposez d'un équipement audio séparé (ce qui n'est pas obligatoire, mais vous offrira une meilleure qualité sonore), la manipulation de cet équipement peut constituer un autre rôle important à confier à un membre de l'équipe de tournage. Dans la mesure du possible, vous devriez encourager les membres de chaque groupe à effectuer ces différentes tâches à tour de rôle.
Pour éviter tout désaccord entre les différents membres du groupe lors de l'attribution des rôles, il peut être judicieux que les participants les tirent au sort ou à pile ou face. Un groupe qui a particulièrement bien fonctionné a joué à « pierre, papier, ciseaux » pour décider à qui attribuer différentes tâches à tour de rôle.
La tolérance religieuse et la paix peuvent être un sujet sensible et parfois controversé. Vous devriez rappeler aux participants l'importance de se montrer bienveillants et respectueux des points de vue de chacun, ainsi que de toute personne qu'ils envisagent d'impliquer dans le film.
Si les jeunes envisagent de filmer ou d'interviewer une personne extérieure à leur groupe pour leur docutube, ils devront obtenir son consentement éclairé. Cela signifie qu'ils devront lui expliquer de quoi parle leur film, à quoi il sert et s'assurer que toutes les personnes filmées (y compris les membres de leur propre groupe) sont satisfaites des images incluses dans le docutube.
Pendant le tournage, les participants ou les personnes interviewées peuvent faire des remarques sur des sujets potentiellement sensibles qu'à la réflexion, ils pourraient rapidement regretter ou ne pas aimer voir diffusées plus largement. C'est pourquoi vous devrez insister sur le fait qu'il est important, pour des raisons éthiques et juridiques, que vos groupes ne diffusent pas publiquement de séquences de films « brutes ». Ils doivent accepter de ne communiquer que le montage final du docutube, c'est-à-dire les séquences qui ont été approuvées par vous et tous les membres du groupe, et que toute autre séquence devra être supprimée une fois l'atelier terminé.
Voici un exemple d'une fiche d'information et d'un formulaire de consentement que les groupes peuvent utiliser pour les personnes qu'ils aimeraient interviewer pour leurs docutubes.
L'une des raisons pour lesquelles l'équipe RETOPEA a utilisé des caméras GoPro lorsqu'elle a piloté les ateliers docutube était que ces caméras ne peuvent pas être directement connectées à Internet. Cela a permis à l'équipe de contrôler plus étroitement où et de quelle façon les images étaient diffusées. Vous n'aurez peut-être pas accès à des caméras GoPro, auquel cas il est d'autant plus important que vous insistiez auprès des jeunes pour qu'ils soient conscients de ces préoccupations éthiques.
Rappelez aux jeunes qu'ils pourraient également avoir besoin de demander l'autorisation de filmer dans des lieux particuliers, tels que des musées, des galeries ou d'autres bâtiments. En cas de doute, il est préférable de demander l'autorisation avant de commencer à filmer.
Enfin, assurez-vous que vous êtes au courant des politiques pertinentes de votre école, groupe pour les jeunes, musée, etc. concernant la prise de photos ou le fait de filmer d'autres personnes et obtenez le consentement parental, le cas échéant. Vous pouvez rassurer les membres de votre groupe sur le fait qu'ils n'ont pas à apparaître devant la caméra si cela les met mal à l'aise. Comme cela a déjà été mentionné, il existe de nombreux autres rôles qu'ils peuvent assumer derrière (plutôt que devant) la caméra.
Vous allez à présent vous concentrer sur les conseils d'une enseignante qui a apporté son soutien à la phase « Création » d'un atelier docutube à Londres.
Regardez la vidéo 2 dans laquelle l'enseignante Annie Powell parle de son expérience de gestion du processus de tournage et de montage d'un atelier docutube. Pendant le visionnage de la vidéo, prenez des notes dans la zone de texte ci-dessous sur ce qu'Annie Powell dit sur le type de préoccupations pratiques que les éducateurs pourraient devoir garder à l'esprit lorsqu'ils accompagnent les jeunes lors du processus de tournage et de montage des ateliers docutube. Concentrez-vous plus particulièrement sur les aspects qui pourraient être particulièrement pertinents pour votre propre cadre éducatif.
L'enseignante fait les suggestions suivantes :
Comme l'explique l'enseignante Annie Powell dans la vidéo 2, il est important de trouver des solutions efficaces de savoir où se trouvent vos jeunes et de s'assurer qu'ils disposent d'un moyen de vous contacter lorsqu'ils sont en déplacement (par exemple, en leur donnant votre numéro de téléphone portable). Même s'ils ne prévoient pas de filmer à l'extérieur de la salle où vous animez l'atelier, il est probable que certains groupes devront la quitter pour éviter les interférences sonores avec d'autres groupes.
Idéalement, vous devriez réserver plusieurs salles que les groupes pourront utiliser pour le tournage. Vous devrez peut-être décider si vous êtes prêt à laisser vos groupes quitter les lieux (le cas échéant et si nécessaire, assurez-vous d'obtenir le consentement parental). Vous pouvez également envisager de lier l'atelier à la visite d'un musée ou d'une galerie.
En fonction du temps global que vous pouvez consacrer à l'atelier, fixez un délai réaliste pour terminer le tournage. Nous vous recommandons de prévoir un minimum de deux heures, bien que plus de temps soit préférable et sera probablement nécessaire si un trajet vers un musée ou un autre lieu doit être effectué.
Avant l'atelier, vous devrez déterminer quels types de PC ou d'ordinateurs portables sont à votre disposition. Si possible, évitez un scénario où les participants utilisent leurs propres ordinateurs portables ou téléphones, car il vous serait alors plus compliqué de superviser le processus et d'empêche la diffusion prématurée ou inappropriée des images dans la sphère publique.
Un logiciel de montage vidéo sera déjà installé sur la plupart des ordinateurs et vous pouvez donc utiliser n'importe quel logiciel de montage déjà disponible. En effet, plus le logiciel est simple, moins on est tenté de passer trop de temps à essayer d'obtenir des effets lors du montage. Si vous ne savez pas quel logiciel utiliser, l'équipe RETOPEA vous recommande OpenShot,qui est un logiciel disponible gratuitement, relativement convivial et compatible avec différents systèmes.
Vous devriez également vérifier s'il existe d'autres matériels disponibles qui pourraient être nécessaires, tels que des adaptateurs pour connecter les cartes mémoire des caméras aux ordinateurs portables, ou des clés USB pour déplacer les docutubes finis.
Comme l'explique Annie Powell dans la vidéo 2, si vous n'avez pas d'expérience de la réalisation cinématographique, il est important de savoir si un membre de votre communauté peut vous aider et offrir un soutien technique, en particulier pour les aspects pratiques de l'utilisation du logiciel de montage, du transfert de séquences des caméras aux ordinateurs, du montage, du téléchargement et du stockage en toute sécurité les films finis. Assurez-vous de contacter la personne concernée bien avant la séance, surtout s'il s'agit d'obtenir de l'aide sur des aspects dont vous n'avez aucune expérience.
Si les caméras et le matériel informatique appropriés ne sont pas disponibles, les participants peuvent travailler avec des tablettes ou leurs propres téléphones et monter leurs films à l'aide d'applications qui peuvent facilement être téléchargées sur ces appareils. Cependant, il est peu probable que la qualité soit aussi bonne qu'avec des films réalisés avec des caméras puis montés sur des PC. Si les jeunes utilisent leurs propres appareils pour filmer et/ou monter leur docutube, il est particulièrement important de leur répéter les messages sur l'importance de ne pas diffuser le matériel de manière inappropriée. Par la suite, les participants eux-mêmes pourraient regretter d'avoir diffusé sur Internet des images qui pourraient être inconsidérées, offenser quelqu'un ou faire l'objet de moqueries ou de critiques sévères de la part du public. Eu égard à ces défis, réfléchissez très soigneusement aux images, le cas échéant, qui devraient être diffusées en dehors de l'atelier.
Vous allez à présent vous concentrer sur les aspects techniques du processus de réalisation d'un film.
Regardez la vidéo 3, dans laquelle la réalisatrice professionnelle Gail Block vous livre quelques astuces de son métier. Prenez quelques notes dans la zone de texte ci-dessous sur le type de conseils que vous pourriez donner aux jeunes pour filmer leurs docutubes. (Notez qu'il s'agit également d'un film que vous pouvez montrer à votre groupe avant qu'il ne commence à filmer ses docutubes.)
Dans ce film, Gail Block parle d'un large éventail de techniques de tournage, notamment :
Rappelez aux groupes de filmer une variété de plans et à faire en sorte qu'ils restent courts, en travaillant sur le scénario qu'ils ont développé lors de la phase « Planification » de l'atelier.
Conseillez-leur de supprimer immédiatement de la caméra les prises de vue manifestement ratées, afin de ne pas encombrer inutilement le montage.
Voici quelques conseils supplémentaires de la réalisatrice Gail Block sur ce qui fait un bon tournage de film :
Prévoyez autant de temps que possible pour le montage. Le montage prend souvent beaucoup plus de temps que prévu. En fait, il a tendance à prendre beaucoup plus de temps que le processus de tournage des images. Bien qu'on ne s'attende pas à ce que les docutubes durent plus de 3 minutes, il faudrait plusieurs jours à des professionnels pour monter un film de trois minutes. C'est la raison pour laquelle certains jeunes qui participent à des projets de films éducatifs peuvent être déçus par ce qu'ils peuvent accomplir dans le temps relativement limité dont ils disposent. Cependant, vous devez à nouveau leur rappeler que le but de leur docutube n'est pas de réaliser un film techniquement parfait, mais de communiquer des idées sur la paix religieuse et la tolérance dans le passé et de nos jours. Par conséquent, le plus important lors du processus de montage de leur docutube est qu'ils se concentrent sur l'argumentaire ou l'histoire qu'ils visent à transmettre.
Regardez à nouveau la vidéo 3, mais cette fois, concentrez-vous sur les conseils que la réalisatrice professionnelle Gail Block donne sur le montage de courts métrages. (Notez qu'il s'agit également d'un film que vous pouvez montrer à votre groupe avant qu'il ne commence à filmer et à monter ses docutubes.)
Il ne s'agit que d'un avant-goût, car l'art du monteur est complexe et mériterait une formation complète à lui seul. Assurez-vous de suivre les conseils de toute personne de votre connaissance qui possède ces compétences et qui est disposée à vous prêter son concours pendant la séance de montage.
Dans ce film, Gail Block parle de certains des grands principes du montage de courts métrages, notamment :
Tout comme il existe différents rôles que les membres de l'équipe peuvent assumer dans le processus de tournage, chaque membre du groupe peut également assumer un rôle différent lors du processus de montage du film. Par exemple, au sein d'un petit groupe, une personne peut travailler avec le logiciel (le « monteur »), une autre peut sélectionner les plans (le « producteur ») et un troisième membre du groupe peut peaufiner le scénario pour renforcer le récit en fonction des images disponibles. Une autre façon de partager le travail lors du processus de montage consiste à diviser le film en différentes sections, chaque membre du groupe se concentrant sur le montage d'une section différente du film.
L'activité EN PRATIQUE ci-dessous montre un tutoriel que vous pourriez vouloir partager avec vos groupes pour les aider à se familiariser avec certains des grands principes du montage vidéo.
Une bonne façon de présenter les principes du montage vidéo est d'illustrer l'idée d'une vidéo découpée en « raccordant » ensemble deux morceaux de rouleau de tickets avec du scotch, un morceau représentant un plan large d'un jardin, l'autre un gros plan d'une personne.
Faites la démonstration du même processus sur OpenShot (ou tout autre logiciel de montage que vous utilisez) en faisant glisser un plan sur la chronologie, en en plaçant un autre à côté et en lisant le montage résultant.
Des tutoriels en ligne sont disponibles pour vous aider à maîtriser les aspects techniques du montage avec des logiciels comme OpenShot. La vidéo ci-dessous en constitue un exemple qui pourrait vous être utile.
Le logiciel de montage vidéo a une chronologie avec des pistes pour le son et les images, une tête de lecture, qui vous permet de faire défiler manuellement les plans, et une fenêtre dans laquelle vous pouvez prévisualiser la vidéo que vous réalisez. La chronologie vous permet de faire glisser un plan à côté d'un autre et d'ajouter des couches de sons et d'images. Si vous avez plusieurs pistes vidéo, la tête de lecture ne « voit » que la plus haute dans la pile, donc un seul plan s'affichera à la fois. Au fur et à mesure qu'elle s'étoffe, une chronologie commence à ressembler à un damier.
Lors du processus de montage, les jeunes travailleront sur la base du scénario de tournage qu'ils ont élaboré plus tôt au cours de l'atelier. Celui-ci les aidera à décider quel contenu inclure et dans quel ordre. Une bonne façon de commencer est de créer un « assemblage » en plaçant toutes les séquences qu'ils ont créées dans l'ordre approximatif, sans se soucier du style. Cela leur permettra de décider quelle prise utiliser ou si une scène doit être déplacée. Cela leur permettra surtout de détecter rapidement un éventuel problème technique qui empêcherait l'utilisation d'une prise de vue, comme du bruit ou une mauvaise mise au point, ou si un élément manque complètement.
Si les jeunes participants n'ont pas réussi à obtenir tous les plans de films qu'ils espéraient, ou s'ils souhaitent inclure du matériel supplémentaire ou différent de celui initialement prévu, ils devront travailler ensemble pour trouver des solutions (voir la rubrique EN PRATIQUE, ci-dessous). Prendre ces décisions structurelles au début du processus de montage permettra au groupe d'être libre d'utiliser le temps restant pour travailler sur les détails du montage sans risquer de produire un docutube inachevé qui n'aurait pas vraiment de sens.
Un docutube n'est pas long. Néanmoins, des accidents et des problèmes se produisent lors des tournages et des montages de films, et il n'est pas rare de constater qu'un élément qu'un groupe prévoyait d'utiliser pour faire fonctionner son docutube n'est pas disponible ou est inutilisable pour une raison inattendue. Voici quelques suggestions pratiques sur ce qu'il faut faire si une telle situation se produit :
Une voix off est un moyen facile d'ajouter des informations manquantes ou de relier des sections entre elles. Elle peut généralement être enregistrée directement sur la vidéo au stade du montage.
Le son et la vision n'ont pas besoin de provenir de la même source. S'il y a trop de bruit de vent sur une prise de vue, par exemple, vous pouvez supprimer ce son et le remplacer par de la musique ou une voix off. De plus, vous pouvez couper la tête d'un sujet en train de parler pour montrer le plan d'un lieu tout en gardant la bande audio comme voix off.
Envisagez d'utiliser des photographies fixes ou des images issues de documents pour illustrer le propos, car cela peut se révéler très efficace !
Les membres de l'équipe peuvent toujours prendre des photos supplémentaires pendant que d'autres effectuent le montage, pour combler les lacunes. Par exemple, les têtes de sujets en train de parler, des photos de leurs collègues participants au travail, ou même des dessins ou des accessoires.
N'oubliez pas que l'objectif principal d'un docutube est de communiquer efficacement et de fournir des preuves d'un apprentissage relatif à la paix religieuse et à la tolérance. Encouragez vos groupes à rassembler le matériel de manière à véhiculer un argumentaire ou un message clé, et à construire un récit ou une histoire clair et concis. Sur ce point, la façon dont un film est introduit et conclu peut revêtir une importance cruciale. Une bonne façon d'introduire un docutube peut consister à poser une question au début du film et à y revenir à la fin. Les jeunes pourraient également envisager d'enregistrer une voix off qui peut dérouler un récit clair tout au long de leur docutube.
Afin de lier leurs docutubes à un document RETOPEA spécifique, les groupes pourraient envisager d'intégrer des captures d'écran du document concerné sur le site Web RETOPEA dans leur film. Ils peuvent également avoir recours à des sous-titres (s'ils sont disponibles dans le logiciel de montage qu'ils utilisent) pour expliquer ce que le spectateur regarde ou pour introduire une nouvelle section. Des images de texte manuscrit ou de séquences filmées (accélérées) d'une personne en train d'écrire des questions clés, des déclarations ou des titres de section sur une feuille de papier ou sur des notes autocollantes peuvent également se révéler très efficaces (voir illustration 9).
Il est important que vous rappeliez aux groupes de sauvegarder leur travail régulièrement au fur et à mesure, afin de ne pas risquer de le perdre accidentellement.
Une fois le montage terminé (ou si vous n'avez plus le temps !), la vidéo doit être « rendue », c'est-à-dire exportée sous forme de vidéo autonome et lisible. Gardez à l'esprit que le rendu des docutubes montés peut prendre un certain temps car les fichiers seront assez volumineux. Il est recommandé de les exporter en 1920 x 1080, au format .mp4, si possible, pour assurer une compatibilité maximale.
Vous pouvez à présent vérifier ce que vous avez appris dans cette section en répondant au quiz de fin de séance.
Ouvrez le quiz dans un nouvel onglet ou une nouvelle fenêtre en maintenant la touche Ctrl (ou Cmd sur Mac) enfoncée lorsque vous cliquez sur le lien. Lorsque vous avez terminé, revenez ici.
Séance 3 : La séance « Création » vous a fourni des conseils sur la façon dont les jeunes peuvent être accompagnés pendant le processus créatif de tournage et de montage de leurs docutubes. Encore une fois, il convient de souligner que le processus pratique et collaboratif de réalisation d'un docutube est plus important que le résultat final.
Même si les jeunes devront travailler avec les plans qu'ils ont élaborés pour leur docutube lors de la phase précédente de « planification » de l'atelier, la réalité du processus de tournage et de montage implique une part de tâtonnements. Il est important de leur offrir la possibilité d'explorer et d'expérimenter. Essayez de créer un espace sûr et détendu, dans lequel les participants sont mis à l'aise (Borg et Grech, 2017) et encouragés à être créatifs, à enquêter, à exprimer leurs opinions et à travailler avec les autres, en gardant à l'esprit les considérations éthiques pertinentes.
Le fait que le processus de tournage et de montage repose en grande partie sur la collaboration au sein de chaque « équipe de tournage » constitue un élément clé de l'atelier. Il nécessite que les jeunes interagissent, établissent des connexions les uns aux autres et négocient des façons de travailler ensemble. Ce processus ne leur offre pas seulement l'opportunité de mettre en pratique et de développer leurs compétences de travail en équipe (voire leurs compétences en matière de tournage et de montage), mais il peut également contribuer à renforcer leur résilience et leur capacité à faire face de manière créative à une série de défis, en travaillant avec d'autres pour poser des questions ainsi que pour discuter et développer des idées.
Plutôt que de viser un film léché et techniquement parfait, il est plus important qu'à travers le processus de réalisation d'un docutube ensemble, les participants s'impliquent activement dans une réflexion sur les problématiques de tolérance religieuse et de paix dans le passé et de nos jours. La dernière séance de cette formation est axée sur la façon dont les éducateurs peuvent aider les jeunes à tirer le meilleur parti des opportunités de réflexion offertes par ce processus.
Vous pouvez à présent accéder à la Séance 4.
Le contenu de cette formation gratuite a été rédigé par John Maiden, David Robertson, Stefanie Sinclair et John Wolffe. Sa première publication date de mai 2022.
Sauf pour les matériels de tiers et autrement indiqués (voir conditions générales), ce contenu est mis à disposition sous une licence Creative Commons — Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International — CC BY-NC-ND 4.0. Vous acceptez de ne pas communiquer le contenu de cette formation sans l'autorisation écrite préalable de l'Open University.
Le matériel signalé ci-dessous est exclusif et utilisé sous licence (non soumis à la licence Creative Commons). Nous remercions chaleureusement les sources suivantes pour leur autorisation de reproduire le matériel de cette formation gratuite :
Badge de la formation : ©The Open University
Image de la formation : utilisée avec la permission des participants à l'atelier RETOPEA. http://www.retopea.eu/ s/ start/ page/ home
Illustration 1 : photographe : Henning Jürgens ©The Open University
Illustration 2 : photographes : Albert Kozik, Amy Popple © The Open University
Illustration 3 : photographiée par des étudiants au Musée national d'Estonie, à Tartu, pour le projet RETOPEA http://www.retopea.eu/ s/ start/ page/ home
Illustration 4 : photographiée par des étudiants au Musée national d'Estonie, à Tartu, pour le projet RETOPEA http://www.retopea.eu/ s/ start/ page/ home
Illustration 5 : photographiée par des étudiants au Musée national d'Estonie, à Tartu, pour le projet RETOPEA http://www.retopea.eu/ s/ start/ page/ home
Illustration 6 : photographe : Amy Popple ©The Open University
Illustration 7 : photographe : Albert Kozik ©The Open University
Illustration 8 : photographe : En haut : ce à quoi ressemble le logiciel de montage OpenShot à l'écran ; (en bas) Source de la chronologie Adobe Premiere et fenêtre d'enregistrement. Openshot est un logiciel libre que vous pouvez redistribuer et/ou modifier selon les termes de la licence publique générale GNU telle que publiée par la Free Software Foundation. https://www.openshot.org
Illustration 9 : avec la permission de : Joana Suklevska
Illustration 10 : Photographe : Stefanie Sinclair ©The Open University
Vidéo 1 : The Open University pour le projet RETOPEA. http://www.retopea.eu/ s/ start/ page/ home
Vidéo 2 : The Open University pour le projet RETOPEA. http://www.retopea.eu/ s/ start/ page/ home
Vidéo 3 : The Open University pour le projet RETOPEA. http://www.retopea.eu/ s/ start/ page/ home
Vidéo 4 : Tutoriel de montage vidéo OpenShot pour débutants https://www.youtube.com/ watch?v=0a_B4LxTy3Yhttps://www.openshot.org
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