Commençez votre apprentissage en explorant la sauvegarde et la culture.
Acquisition de connaissances
Au cours de cette session, vous allez :
passer en revue les principes de base de la sauvegarde ; |
explorer le rôle que joue la culture dans la création d’un environnement sûr ; |
étudier les raisons pour lesquelles il est important de comprendre les droits de l’homme et de l’enfant. |
Vous allez commencer par passer en revue certains principes de base.
Avant de commencer, il est utile de se rappeler ce que l’on entend par sauvegarde.
a.
Actions spécifiques en matière de santé et de sécurité visant à prévenir les accidents.
b.
Un système permettant de signaler des allégations lorsqu’une personne est susceptible d’avoir été victime d’abus.
c.
Disposer d’une politique
d.
Une série d’actions visant à réduire autant que possible les risques et à répondre aux préoccupations lorsqu’elles surviennent.
e.
Vérifier le casier judiciaire du personnel et des bénévoles.
La bonne réponse est d.
d.
C’est bien ça ! Cette définition couvre toutes les mesures de sauvegarde préventives et réactives dont votre organisation a besoin.
a.
Identifier un risque, en parler à la direction, changer la politique.
b.
Identifier un risque, évaluer sa gravité, réagir pour le réduire autant que possible.
c.
Identifier un risque, parler aux athlètes, modifier l’activité.
La bonne réponse est b.
a.
La taille de leur famille.
b.
Leur compréhension des lois nationales.
c.
Leur type d’éducation scolaire.
d.
Les croyances personnelles, valeurs et expériences de vie.
La bonne réponse est d.
a.
Vrai
b.
Faux
La bonne réponse est a.
a.
Une ou plusieurs infractions ont été prouvées.
b.
Vous remplissez un formulaire pour signaler un problème à quelqu’un.
c.
Vous craignez qu’un enfant ou un adulte soit victime d’abus.
La bonne réponse est c.
Dans le cours « L’essentiel de la sauvegarde », vous avez appris que la sauvegarde signifie prévenir les abus, le harcèlement et l’exploitation en identifiant et en minimisant les risques. Il s’agit également de répondre de manière appropriée lorsqu’il y a lieu de craindre que des personnes ont subi ou risquent de subir un préjudice. La sauvegarde comprend certains éléments de santé et de sécurité, mais il ne s’agit pas de la même choseces deux concepts sont différents.
Vous trouverez ci-dessous des exemples de prévention et de réponse. Sélectionnez chaque vignette pour en savoir plus.
Maintenant que vous vous êtes rappelé les principes de base de la sauvegarde, vous pouvez commencer à les explorer plus en détail.
La sauvegarde ne relève pas de la seule responsabilité du Responsable des questions de Sauvegarde et Protection : tout le monde a un rôle à jouer. Dans l’activité suivante, vous serez invité à réfléchir aux différentes
Prenez le temps de dresser la liste de toutes les personnes susceptibles d’avoir une responsabilité en matière de sauvegarde dans votre organisation.
Voici notre liste. En avez-vous identifié d’autres ?
L’essentiel est de se rappeler que la sauvegarde est la responsabilité de chacun et qu’elle s’applique à tous : les athlètes, le personnel, les bénévoles et les spectateurs doivent tous être en sécurité dans le sport.
Il est très important que tous les membres de votre organisation comprennent et assument leur responsabilité en matière de sauvegarde, car la façon dont chacun pense et se comporte influe sur la « culture » de votre organisation, ce qui peut avoir un impact important sur la sauvegarde, comme vous le verrez dans la section suivante.
La culture peut être considérée comme l’ensemble des présupposés, des valeurs et des comportements communs à une organisation ou à un groupe de personnes. Elle est souvent considérée comme : « la façon dont nous faisons les choses ici ».
Dans le cours sur les principes fondamentaux de la sauvegarde, vous avez examiné l’impact des expériences de vie, des croyances et des valeurs sur l’approche de la sauvegarde. La culture fonctionne de la même manière. La culture d’une organisation a un impact sur le comportement de ses membres. Cela aura à son tour un impact sur la manière dont la sauvegarde est pratiquée.
Le diagramme ci-dessous montre que de nombreux éléments influencent nos attitudes, y compris la culture organisationnelle.
| Chacun a un rôle à jouer |
De même que la sauvegarde est la responsabilité de chacun, nous avons tous un rôle à jouer dans le développement d’une culture positive de la sauvegarde au sein de nos organisations. |
Si votre organisation ou votre sport a une culture qui valorise tout le monde, du cadre supérieur à l’athlète le plus jeune, les gens seront plus enclins à parler s’ils voient quelque chose de négatif se produire. C’est l’une des façons dont la culture peut influer sur la manière dont la sauvegarde fonctionne dans la pratique.
Prenez le temps de réfléchir à la culture de votre propre organisation.
Vous trouverez ci-dessous des termes opposés (par exemple, respectueux ou dédaigneux) qui décrivent différents types de caractéristiques de l’organisation. Réfléchissez aux mots qui s’appliquent le mieux à votre organisation et à ce que cela pourrait signifier pour les personnes qui pratiquent votre sport :
| Respectueux | Méprisant |
| Inclusif | Exclusif |
| Transparent | Fermé |
| Fort | Faible responsabilité |
| Les gens se sentent en sécurité pour s’exprimer | Ils ne se sentent pas en sécurité |
| Ouvert à l’apprentissage | Fermé à l’apprentissage |
| Centré sur la personne | Centré sur le sport |
| Pouvoir décentralisé au plus grand nombre | |
| Non influencé par des traumatismes | Influencé par des expériences traumatisantes |
Toutes ces caractéristiques constituent la culture de votre organisation.
Certaines peuvent être utiles pour la sauvegarde, comme le fait d’être « inclusif » ou « ouvert à l’apprentissage ». Certaines peuvent être préjudiciables à la sauvegarde, comme le fait d’avoir un « pouvoir centralisé » ou de ne pas être « centré sur la personne ».
Quelle que soit la situation actuelle dans votre organisation, nous avons tous un rôle à jouer dans l’instauration d’une culture qui contribue à la sécurité de tous.
Les abus et les inégalités sont directement liés à l’abus de pouvoir. Les gens peuvent avoir du pouvoir sur les autres pour de nombreuses raisons différentes, par exemple s’ils sont plus âgés, s’ils sont d’un sexe particulier, s’ils ont un rôle de leader ou s’ils ont une influence sur ce qui arrive à quelqu’un (comme l’entraîneur qui sélectionne l’équipe).
Les personnes qui occupent des postes de direction peuvent avoir un impact très important sur la culture d’une organisation en raison du pouvoir et de l’influence qu’elles exercent.
Imaginez une organisation où les décisions sont généralement prises par un petit groupe d’individus avec peu ou pas de participation des autres. Les politiques et les instructions sont simplement communiquées au personnel et l’accent est mis sur la conformité plutôt que sur l’efficacité.
Citez quelques-unes des façons dont vous pensez que cette culture peut avoir un impact sur l’approche des entraîneurs et les expériences des athlètes. Pour chacune d’entre elles, nous vous proposons une suggestion pour vous aider à démarrer :
| Comportement/attitude de l’entraîneur | Expérience des athlètes |
|---|---|
| Adopter une approche « écoutez et faites ce que je dis ». | Réaliser que c’est en faisant ce que le coach dit que l’on est un « bon » membre de l’équipe. |
Voici nos suggestions :
Comportement/attitude de l’entraîneur :
Expérience des athlètes :
Il s’agit là d’un exemple très simple de la façon dont la culture d’une organisation (établie par la direction) peut avoir des implications sur les approches d’entraînement et les expériences des athlètes.
Certains aspects du sport peuvent entraîner des problèmes d’ordre culturel. Ils sont souvent fondés sur la tradition. Par exemple, les idées sur ce qui est perçu comme « normal » et « acceptable » dans le sport, qui peuvent conduire à des pratiques nuisibles pour les athlètes.
Vous trouverez ci-dessous une série d’hypothèses ou de pratiques qui ont cours dans le sport. Pour chacune d’entre elles, décidez si cela aura un impact positif ou négatif sur la sauvegarde.
Certaines idées et pratiques courantes dans le sport peuvent créer une culture malsaine. Les exemples sont les suivants : « gagner à tout prix », les athlètes ne sont pas écoutés ou n’ont pas besoin de faire face à l’adversité, les préjugés sur les athlètes handicapés ou la croyance que « la parole de l’entraîneur fait loi ». C’est à ce moment-là que les abus peuvent être normalisés ou qu’ils sont moins susceptibles d’être contestés.
Un autre aspect d’une culture malsaine est l’utilisation de l’exercice physique et des techniques d’entraînement pour imposer un contrôle ou pour punir. La condition physique, la force et l’endurance jouent un rôle important dans le développement de chaque athlète. Cependant, cela est souvent utilisé pour justifier l’utilisation d’exercices supplémentaires comme une punition physique ou une forme de contrôle. Il s’agit d’un comportement inapproprié et potentiellement préjudiciable.
Pousser les jeunes athlètes au-delà des limites de leur corps en développement (entraînement inadapté à l’âge),l’âge), les faire s’entraîner jusqu’à l’épuisement ou forcer les athlètes à s’entraîner lorsqu’ils sont blessés est une pratique d’entraînement extrêmement néfaste. Il peut s’agir d’une forme de violence physique ou d’un comportement répréhensible.
Il est important d’être conscient des problèmes potentiellement fréquents dans le sport, afin de pouvoir y remédier et d’instaurer une culture basée sur davantage de sécurité. L’un des moyens d’y parvenir dans votre organisation est de donner à chacune et à chacun la possibilité de s’exprimer ou de faire entendre sa voix. Cela permet de réduire les différences de pouvoir et d’encourager tout le monde à s’exprimer. Cette pratique est parfois appelée « implication des parties prenantes » et est expliquée plus en détail dans la section suivante.
La collaboration est un moyen efficace de relever les défis et d’identifier de nouvelles solutions. L’implication des parties prenantes permet d’obtenir des informations précieuses sur les points de vue des différents groupes et d’ouvrir des perspectives différentes.
Dialogue avec les athlètes
Les décisions concernant les athlètes ont souvent été prises sans que les athlètes eux-mêmes aient leur mot à dire.
Les athlètes sont l’élément vital de tout sport. Le dialogue avec les athlètes doit se faire pour chaque changement proposé qui aura un impact sur eux : cela. Cela permet d’obtenir leur adhésion, ce qui conduit également à une adoption plus harmonieuse du changement.
Il est essentiel que vous aidiez les organisations à dialoguer avec les athlètes lorsque les plans de développement et de mise en œuvre d’environnements plus positifs prennent forme.
Prenez le temps de réfléchir à toutes les décisions prises par votre organisation qui ont un impact sur les athlètes. C’est à l’occasion de ces décisions qu’il est particulièrement important de dialoguer avec eux et de comprendre leurs points de vue et leurs idées.
Réfléchissez maintenant aux différentes façons dont votre organisation pourrait les impliquer dans ces décisions. Dressez une liste de toutes les façons dont vous pouvez le faire ou dont vous le faites déjà.
En voici quelques-unes :
| Formulaires de retour d’information après l’événement. |
| Boîtes aux lettres anonymes. |
| Entretiens de départ (lorsqu’un athlète quitte un programme). |
| Implication ou recherche indépendante. |
| Retour d’information des parents (pour les jeunes athlètes). |
| Retour d’information de l’aidant (pour les personnes handicapées). |
| Groupes de représentants des athlètes ou « commissions » d’athlètes. |
| Enquêtes. |
Quels que soient les moyens choisis, il est important de donner un sens à l’implication. Cela signifie que vous devez écouter et prendre en considération les points de vue des athlètes, et leur fournir un retour d’information en ce qui concerne les informations qu’ils ont fournies.
C’est également très important pour les enfants qui pratiquent votre sport : faites en sorte que votre implication soit bénéfique pour eux. Cela signifie qu’elle doit être adaptée à l’âge et aux besoins des enfants, ce qui est particulièrement important pour la sauvegarde des enfants. Seuls les enfants peuvent nous parler de leur vie, nous dire s’ils se sentent en sécurité et qui ou quoi pourrait les aider. Leur point de vue est important pour garantir la pertinence et l’efficacité des mesures de sauvegarde.
L’implication des parties prenantes dans les décisions qui les concernent est au cœur d’une approche fondée sur les droits de l’homme. La prochaine étape consistera à étudier cette question plus en détail. |
Tout être humain a des droits économiques, sociaux et culturels. Ceux-ci ont été approuvés et consignés par les Nations unies dans une série de déclarations et de conventions.
Outre la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui s’applique à tous, certains droits spécifiques s’appliquent à des groupes de personnes qui ont besoin d’une plus grande protection, comme les enfants, les personnes handicapées, les femmes et les jeunes filles.
Une approche fondée sur les droits de l’homme consiste à placer tous ces droits au cœur du fonctionnement de votre organisation. Il s’agit en partie de l’implication des parties prenantes : les gens ont le droit de s’exprimer sur les décisions qui les concernent, mais il s’agit aussi de réfléchir à l’impact de tout votre travail sur les gens et de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour garantir le respect des droits de l’homme.
L’adoption d’une approche fondée sur les droits de l’homme exige des organisations qu’elles modifient leur façon d’envisager leurs responsabilités et leurs relations avec les personnes. Prenons un exemple pour montrer l’impact de l’utilisation d’une approche fondée sur les droits de l’homme.
Il est très important pour le bien-être physique des athlètes de leur fournir de l’eau pendant l’entraînement et les matchs. L’animation suivante illustre en termes très simples la différence entre une approche basée sur les droits de l’homme et une approche basée sur les besoins ou la charité.
Cliquez sur les diapositives de cette animation, qui met en contraste l’effet d’un entraîneur fournissant de l’eau à un athlète pour répondre à son « besoin » et le fait que l’athlète a le droit d’avoir de l’eau. Quel est le principal enseignement que vous tirez de cette histoire ?
En règle générale, l’eau est considérée comme une chose dont l’athlète peut avoir besoin. C’est une chose qu’un entraîneur peut décider de fournir, lorsque, à son avis, la situation l’exige. À moins qu’elle ne soit offerte, l’athlète doit la demander à l’entraîneur et espérer qu’elle lui soit donnée. Cela place tout le pouvoir entre les mains de l’entraîneur.
Grâce à une approche fondée sur les droits de l’homme, tout le monde comprend que l’accès à l’eau est un droit absolu de l’athlète. L’entraîneur a le devoir d’être proactif en la matière, par exemple en ayant toujours de l’eau à disposition. Il ne s’agit pas d’un don ou d’une faveur. La dynamique du pouvoir est très différente. En adoptant une approche fondée sur les droits de l’homme, l’athlète est beaucoup plus responsabilisé.
Adopter ce type d’approche est particulièrement important lorsqu’il s’agit d’enfants. Les différentes dynamiques de pouvoir entre les enfants et les adultes qui apparaissent lorsque l’on adopte une approche fondée sur les droits de l’homme rendent les enfants plus conscients de leur droit à la sécurité. Ils se sentent plus à même de s’exprimer s’ils sont préoccupés par quelque chose. Cela peut réduire les possibilités de
L’instauration dans votre organisation d’une culture fondée sur le respect des droits de chacun réduira les risques et rendra le sport plus sûr pour tous. |
Découvrons l’approche fondée sur les droits de l’homme appliquée par une coach individuelle, Coach Freja.
Lisez comment un parent décrit la pratique de la coach Freja et identifiez les choses qu’elle fait qui démontrent le comportement de soutien suivant :
Sélectionnez le stylo bleu pour l’activer, puis surlignez dans le texte les endroits où Coach Freja fait preuve de ces deux types de comportement. Le premier exemple de son comportement a déjà été mis en évidence pour vous permettre de commencer.
Une fois le surlignage terminé, sélectionnez Enregistrer, puis Révéler la réponse. Vous pouvez ensuite alterner entre Révéler la réponse et Masquer la réponse pour comparer votre mise en évidence avec la réponse modèle.
La coach Freja applique une approche basée sur les droits de l’homme sans même s’en rendre compte. Ce type d’approche est une bonne pratique dans n’importe quelle situation : elle responsabilise les gens et contribue à développer une culture positive, centrée sur la personne, qui met l’accent sur la valeur de chacun.
Vous avez presque atteint la fin de la session 1, félicitations. Résumons maintenant les principaux enseignements et messages.
| Les principaux enseignements et messages de cette session sont les suivants : |
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Lorsque vous êtes prêt, passez à la Session 2 Comprendre les abus, le comportement et la vulnérabilité. Vous y apprendrez à comprendre et à identifier les abus et les différentes formes de vulnérabilité.