Malgré tous les efforts déployés par les organisations pour prévenir les abus, des
Acquisition de connaissances
Au cours de cette session, vous allez :
examiner les différentes façons dont vous pourriez être informé de ces préoccupations. |
comprendre comment réagir de manière appropriée. |
identifier les raisons pour lesquelles de nombreux enfants se sentent incapables de |
reconnaître certaines des différences entre les signalements d’abus sur des adultes et des enfants. |
Commençons.
Il existe de nombreuses façons pour votre organisation de prendre connaissance de préoccupations concernant une personne.
Explorez l’outil interactif ci-dessous qui montre comment les organisations sont souvent informées des préoccupations. Sélectionnez chaque déclaration pour en savoir plus. Y a-t-il des exemples nouveaux pour vous ?
Comme vous l’avez appris, il existe de nombreuses façons de faire part de ses préoccupations. Les préoccupations en matière de sauvegarde ne sont pas toujours reçues sous forme de rapports écrits. Les préoccupations peuvent être exprimées verbalement ou par le biais d’une plateforme en ligne. Elles peuvent également être collectées de manière anonyme.
| Que se passe-t-il si une loi a été enfreinte ? |
Si l’on soupçonne qu’un délit ou une infraction a été commis(e), les autorités compétentes (telles que la police ou les services de protection de l’enfance) doivent être saisies afin qu’elles puissent ouvrir une enquête formelle. N’oubliez pas que les autorités sont chargées d’enquêter sur les infractions et d’apporter un soutien aux victimes d’abus. |
Il est important de noter que dans certaines situations, vous pouvez craindre que le fait de faire un rapport officiel à la police ou aux forces de l’ordre n’aggrave la situation de la victime. Appliquez toujours le principe de
Lorsqu’un enfant ou un adulte parle à quelqu’un d’autre d’un incident ou d’une personne qui l’a maltraité, on parle de
Les enfants sont plus susceptibles de divulguer des informations à quelqu’un qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance ; par exemple, un parent, un entraîneur, un médecin, un ami ou le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection dans leur club de sport. Il est important que vous sachiez clairement ce qu’il faut faire et ne pas faire en matière de divulgation, au cas où vous seriez la personne vers laquelle ils se tournent, afin de savoir comment gérer au mieux ces situations.
Prenez un moment pour réfléchir à la façon dont vous devriez réagir si quelqu’un vous parle d’abus.
Faites une liste des choses à faire et à ne pas faire. Par exemple, restez calme.
Le plus important est de créer un environnement dans lequel l’enfant se sent plus en sécurité lorsqu’il révèle son secret que lorsqu’il le garde. N’oubliez pas que l’enfant fait preuve d’une grande confiance envers la personne à qui il choisit de parler. Il est normal de poser des questions pour clarifier ce que dit l’enfant, mais il n’est pas de votre responsabilité d’interroger l’enfant. C’est le rôle des experts qualifiés ou de la police.
Il est également possible de prendre des notes, à condition que cela n’affecte pas ce que dit l’enfant et que vous lui ayez expliqué pourquoi il est important d’écrire ce qu’il vous dit.
Par la suite, il est important de consigner par écrit autant que possible les commentaires de l’enfant (en utilisant autant que possible le langage et la description de l’enfant) et les circonstances de la révélation. Ces informations serviront de base à toute enquête et action ultérieure.
Parfois, il s’agit de la seule fois où l’enfant parle à quelqu’un de ce qu’il a vécu. Il est donc essentiel d’avoir un compte rendu précis de la conversation.
L’expérience montre que les révélations directes de la part des enfants sont relativement rares. En général, vous prenez conscience des problèmes de manière moins directe. |
Voyons maintenant pourquoi les enfants parlent rarement directement à quelqu’un.
Il est important de comprendre pourquoi de nombreux enfants ne parlent pas des abus : cela aidera votre organisation à mettre en place des procédures de signalement aussi faciles que possible pour les enfants.
Dans l’activité suivante, vous explorerez cette question plus en détail.
Dans le cadre du cours « L’essentiel de la sauvegarde », vous avez rencontré Priya qui était victime d’abus sexuels de la part d’un cadre supérieur de son club de rugby.
Avertissement de contenu sensible
Regardez à nouveau la vidéo et identifiez DEUX raisons pour lesquelles Priya hésite à parler de son agression.

Priya est réticente à l’idée de parler à qui que ce soit de ses expériences d’abus, parce que :
Les préoccupations qui ont réduit Priya au silence sont fondées sur la possibilité de ne plus pouvoir participer à ce niveau de sport, et sur les menaces du cadre de lui faire du mal ainsi qu’à ceux qu’elle aime.
Malheureusement, ce ne sont pas les seules raisons pour lesquelles les gens hésitent à révéler les abus dont ils sont victimes. Cette question est examinée plus en détail dans la section suivante.
Voyons pourquoi il est peu probable que vous entendiez parler d’abus directement de la bouche de l’enfant maltraité.
Pour chaque déclaration que vous lisez, réfléchissez à ce qui a empêché la divulgation avant de cliquer dessus pour révéler le retour d’information.
Cela montre qu’il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les enfants ne sont pas en mesure de révéler les abus dont ils sont victimes. Il est donc très important que vous soyez en mesure de repérer les signes et les comportements qui indiquent qu’il y a peut-être des abus.
Vous allez maintenant suivre l’expérience de Rejeli (l’une des coéquipières de Priya) qui est victime d’abus de la part du même cadre supérieur.
L’objectif de cette activité est de réfléchir aux signes qui pourraient indiquer que Rejeli est victime d’abus.
Lisez son récit, puis répondez à la question suivante.
« Il y a environ un an, j’ai rencontré un cadre supérieur. Il venait d’obtenir un poste important à la fédération de rugby. Il se faisait toujours un devoir de nous parler, généralement à l’heure des repas ou dans la salle de jeux le soir. J’ai eu de longues discussions avec lui sur le rugby et sur la façon dont je voulais m’améliorer. Il en sait beaucoup sur le jeu et semblait sincèrement intéressé.
Mais cette fois-là, la plupart des autres étaient partis et je me suis retrouvée seule avec lui. Puis il s’est élancé et m’a attrapé. Il m’a dit que si je ne voulais pas être exclue de l’équipe, je devais me montrer « gentille » avec lui. J’étais terrifiée. Choquée et tétanisée. Je savais exactement ce qu’il voulait dire : il voulait que j’ai des relations sexuelles avec lui. Il m’a emmenée dans sa chambre...
C’est horrible et j’ai honte......mais je n’ai pas eu le choix. Depuis, cela se produit à chaque fois que l’équipe part en stage ou en match. Je redoute de le voir et je déteste ce qu’il me fait faire. »
Quels sont les signes physiques et comportementaux que l’on pourrait remarquer et qui indiquent que Rejeli est malheureuse et qu’elle est peut-être victime d’abus ?
Un signe physique est quelque chose de visible : comme le type de vêtements que porte une personne, ou si une personne a lavé ses vêtements ou ses cheveux. Il s’agit également d’éléments tels que les ecchymoses ou le fait d’être malade.
Un signe comportemental est la façon dont une personne réagit ou se comporte dans certaines situations, par exemple en s’énervant ou en se repliant sur elle-même. Ce type de manifestation est lié aux émotions d’une personne et à ce qu’elle ressent.
Pour chacun des indicateurs suivants, choisissez dans le menu déroulant s’il s’agit d’un indicateur physique ou d’un indicateur comportemental.
Voici le genre de signes que les coéquipiers de Rejeli, ses entraîneurs ou d’autres personnes ont pu remarquer. Elle est manifestement malheureuse, ce qui se traduira probablement de plusieurs manières, qu’elle ait eu ou non l’intention de révéler ce qu’elle vit.
Vous remarquerez que certains de ces signes n’indiquent pas nécessairement que Rejeli est victime d’un abus sexuel. Cependant, tous ces signes doivent faire craindre qu’il lui arrive quelque chose de grave et il convient d’en référer à votre Responsable des questions de Sauvegarde et Protection.
| Conseils pour tous les adultes dans le sport |
Il ne faut pas s’attendre à ce que les enfants vous parlent des abus qu’ils subissent. Il est donc important de connaître les signes et les symptômes de l’abus. |
Comme vous l’avez appris, il est important que chacun signale toute inquiétude concernant la sécurité et le bien-être d’une personne. Chacun a la responsabilité d’agir.
Toutefois, certaines personnes sont réticentes et peuvent ne pas faire part de leurs préoccupations. Cela peut être dû à la peur de se tromper ou des conséquences, parfois à leur manque de connaissance des signes ou de l’impact des abus, ou peut-être simplement au fait qu’ils ne savent pas quoi faire ou comment le signaler.
Vous verrez cela plus en détail dans un cours ultérieur.
Lorsque le sport est un espace sûr pour les enfants, ils peuvent se sentir à l’aise pour partager leurs préoccupations avec des personnes en qui ils ont confiance, comme leur entraîneur. Par exemple, un enfant peut dire qu’il souffre de problèmes de santé mentale ou qu’il est victime d’abus en dehors du contexte sportif. Quelles que soient les questions de bien-être, vous avez la responsabilité d’agir dans l’intérêt supérieur de l’enfant et de faire part de vos préoccupations.
Voici Patience : une Responsable des questions de Sauvegarde et Protection expérimentée
Au cours de la seconde moitié de ce cours, vous entendrez parler de Patience. Son histoire permet d’illustrer certains des défis et des solutions qu’elle a rencontrés au cours de ses premières années d’activité.
Écoutons-la pour en savoir plus.
Écoutez son récit. Qu’est-ce que Patience a appris et comment a-t-elle apporté le soutien nécessaire ?
Comme le suggère Patience, il est bon que votre organisation se renseigne sur le type de soutien disponible dans votre communauté locale.
On pense souvent que la sauvegarde ne s’applique qu’aux enfants (moins de 18 ans), mais elle est tout aussi pertinente pour les adultes susceptibles d’être victimes de harcèlement et d’abus.
Vous et votre organisation devez comprendre les principales différences entre les cas de sauvegarde des enfants et des adultes dans le contexte local. La principale différence réside dans le principe selon lequel les adultes doivent être impliqués dans les décisions relatives à leur cas. Cela fait partie d’une
Les adultes sont considérés comme capables de faire des choix éclairés sur ce qu’ils veulent qu’il se passe et sur ce qu’ils feront en cas d’abus. Dans certains contextes, vous pouvez avoir besoin de leur consentement pour partager une préoccupation. Ce n’est pas le cas pour les enfants, pour lesquels vous êtes tenu d’agir si vous avez connaissance d’un problème.
L’important est de comprendre les règles qui s’appliquent dans votre contexte et en quoi elles diffèrent pour les enfants et les adultes.
Il s’agit de la deuxième et dernière occasion du cours où nous vous demandons de mettre en pratique les connaissances enseignées, en dehors du cours pendant votre temps libre.
Ces tâches vous aideront à approfondir votre compréhension et à appliquer dans la vie réelle les connaissances acquises, et ne font pas partie de l’évaluation à l’issue du cours.
Identifier les politiques et les
| Les principaux enseignements et messages de cette session sont les suivants : |
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Lorsque vous êtes prêt, passez à la Session 7 Gérer les signalements et répondre aux préoccupations. Vous y découvrirez comment les organisations réagissent en cas de signalement.