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Module 1 : Le changement

1.1 Bienvenue

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Bienvenue dans cette formation ! Votre participation atteste de votre volonté de faire bouger les choses.

Le monde traverse actuellement une période de fortes perturbations. La plupart des pays sont touchés directement ou indirectement par diverses crises : conflits dans certaines régions du monde, flambée des prix des denrées alimentaires et des combustibles, crise climatique, persécution des personnes migrantes et d’autres groupes pour des raisons politiques ou encore répression de l’activisme et des droits humains. Notre réponse à ces pressions sera d’une importance capitale pour les acteurs et actrices du changement qui souhaitent faire évoluer les choses positivement pour l’humanité et la planète.

Vous êtes peut-être novice dans ce domaine, ou vous êtes déjà acteur ou actrice du changement au sein de votre communauté. Vous souhaitez approfondir votre compréhension de la manière dont le changement se produit, affiner vos compétences pour inscrire le changement dans la durée, partager votre expérience et apprendre d’autres personnes qui contribuent à différentes actions en faveur du changement dans le monde.

Quels que soient vos motifs ou votre intérêt pour souhaiter le changement, nous espérons que vous tirerez profit et motivation de votre participation à ce cours, alors que nous faisons face à une succession d’urgences sociales et liées au changement climatique.

Cette vidéo présente les objectifs de la formation et explique comment en tirer le meilleur parti.

1.2 Présentation de la formation

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Manifestantes à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés à Barcelone, Espagne, 2020.

Cette formation poursuit plusieurs objectifs : s’appuyer sur ce que vous savez peut-être déjà, vous présenter de nouvelles perspectives et approches, et vous donner l’occasion d’acquérir des connaissances et de l’expérience sur la manière d’agir pour le changement.

Nous vous souhaitons la bienvenue, quelle que soit votre expérience en tant qu’acteur ou actrice du changement.

Tirer le meilleur parti de la formation

Tout au long de la formation, nous explorerons les concepts, outils et stratégies souvent utilisés par les acteurs et actrices du changement et les organisations militantes. Plusieurs activistes inspirant·es, issu·es de pays et de contextes différents, témoigneront de leurs expériences concrètes en matière de changement. Vous aurez l’occasion de mettre vos acquis en pratique pour faire face à un problème qui vous concerne, vous, votre communauté ou votre pays, et qui peut s’intégrer dans un mouvement mondial ou s’inscrire dans un contexte plus local.

Chaque module comporte des étapes où il vous sera demandé de noter vos réflexions, les enseignements tirés ou vos projets. Différentes options sont disponibles à cette fin : vous pouvez renseigner les zones de texte prévues, puis les enregistrer ou les imprimer à la fin de la formation, ou vous pouvez ouvrir, compléter et imprimer le document « Plan de mise en œuvre du changement » disponible dans les téléchargements PDF à la fin de cette étape. Sinon, vous pouvez garder un carnet à portée de main pour y noter vos réflexions.

L’icône Bulle de réflexion ci-dessous identifie les étapes lors desquelles vous devez réfléchir de votre côté et consigner vos réflexions tout au long de la formation.

Nous vous encourageons à participer à la totalité de la formation, mais n’hésitez pas à sauter une étape si certaines activités ne vous conviennent pas. Il est également possible de revenir en arrière si vous pensez à quelque chose a posteriori. Le contenu de la formation est fourni sous licence CC-BY-NC-SA, ce qui signifie que vous êtes libre de le partager et de l’adapter.

À l’issue de la formation, vous recevrez un certificat et un badge.

À propos de l’équipe à l’origine de la formation

Élaborée par le personnel de différentes entités d’Oxfam, la formation s’appuie sur de nombreuses sources et connaissances partagées par d’autres organisations, activistes et théoricien·nes. Elle a été développée en partenariat avec The Open University, qui a apporté son soutien à la conception et à la mise en œuvre des apprentissages.

Oxfam croit au pouvoir citoyen. Des millions de personnes sont déjà mobilisées. Même lorsqu’elles traversent une crise ou vivent dans la pauvreté, elles ont le courage de demander aux personnes qui détiennent le pouvoir de rendre compte de leurs actions. Ce sont ces acteurs et actrices du changement qui permettront de remporter la lutte contre les inégalités, la pauvreté et les injustices. Nous contribuons à atténuer la souffrance et agissons ensemble pour transformer des vies et instaurer un changement durable. Cette formation s’inscrit dans cette démarche, avec le partage de ce que nous, nos partenaires et d’autres organisations militantes avons appris sur la manière dont le changement se produit, et la création d’un espace propice à la réflexion et à la mise en pratique.

Elle comporte des récits de changement politique, social, économique et environnemental tirés d’un éventail d’organisations, de mouvements, de groupes communautaires et d'activistes du monde entier. Les récits servent à illustrer les points d’apprentissage. Ils ne sont en aucun cas exhaustifs et vous pourrez sans doute vous inspirer de nombreux autres exemples dans votre pays et en fonction de vos domaines d’intérêt.

Plan de la formation

Pour schématiser, la formation suit un cursus d’apprentissage en huit modules. Le changement n’est toutefois pas un processus linéaire. Nous nous sommes évertué·es à créer un cursus d’apprentissage qui soit engageant, utile et inspirant, même si les éléments de formation auraient pu être agencés différemment dans les huit modules.

Nous espérons que vous prendrez plaisir à la suivre !

Votre plan de mise en œuvre du changement

Vous serez amené·e à prendre des notes au cours des activités de cette formation. Pour faciliter l’apprentissage et pour regrouper toutes vos réflexions au même endroit, nous avons créé un Plan de mise en œuvre du changement téléchargeable.

Téléchargez ce plan et enregistrez-le dans un répertoire facilement accessible si vous souhaitez le compléter.

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Activité 1.1 : Quelle est votre expérience dans l’action pour le changement ?

Timing: Temps imparti : 5 minutes

En ce début de formation, il est utile de réfléchir à votre expérience et à ce que vous pouvez apporter au cursus d’apprentissage.

Dans quelle mesure vous êtes-vous impliqué·e dans des processus de changement social, environnemental ou politique dans votre vie ou dans votre travail ? Avez-vous participé à des marches, des campagnes, des actions communautaires ou des mouvements en faveur du changement, ou avez-vous simplement parlé à vos ami·es, à votre famille et à votre entourage des sujets qui vous passionnent ?

Il est par ailleurs utile de réfléchir à vos lacunes en matière de connaissances et d’expérience, ainsi qu’à vos attentes vis-à-vis de la formation. Quels enseignements espérez-vous en tirer ?

Ajoutez vos réflexions dans la zone de texte ci-dessous, dans le document « Plan de mise en œuvre du changement » ou dans votre carnet de notes.

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1.3 Présentation du Module 1 : De quel type de changement est-il question ?

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Femme protestant contre les conditions désastreuses suite à l’incendie du camp de Moria, le plus grand camp de réfugié·es d’Europe situé sur l’île de Lesbos en Grèce, en 2020.

Dans ce premier module, nous examinerons les différentes définitions du changement et déterminerons ce qu’il signifie pour les populations et les communautés. Nous explorerons le rôle des acteurs et actrices du changement dans la réalisation de celui-ci et entendrons les témoignages de diverses personnes qui résistent activement aux atteintes à leurs droits ou aux droits d’autrui, et qui provoquent le changement de différentes manières et dans différents contextes.

Important : réfléchissez à la manière dont les perspectives présentées font écho à ou diffèrent de votre propre expérience et de votre compréhension du changement. Nous espérons que vous pourrez compléter votre compréhension actuelle avec de nouvelles perspectives lorsque vous réfléchirez aux changements que vous visez pour vous-même et pour votre propre communauté.

Résultats d’apprentissage

À la fin de ce module, vous saurez :

  • identifier les hypothèses sous-jacentes sur nous-mêmes, sur les autres, sur ce qu’est le changement et sur la manière dont il se produit ;
  • comprendre les différentes formes et les moteurs du changement ;
  • reconnaître les répercussions prévues et imprévues du changement.

1.4 Se comprendre soi-même

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Visionnez cette vidéo qui explique que, sans forcément nous en rendre compte, nous voyons le monde à travers notre expérience personnelle, nos identités et nos croyances, et nous formulons en permanence des hypothèses sur la base de ces croyances. Pour nous engager dans des processus de changement efficaces, nous devons être conscient·es et disposé·es à remettre en question nos propres hypothèses et croyances. À défaut, nous risquons de porter des jugements et d’entrer en conflit avec les autres.

Téléchargements

Activité 1.2 : Réfléchir à soi

Timing: Temps imparti : 10 minutes

Prenez le temps de réfléchir à qui vous êtes, à vos différentes identités, à vos sources de pouvoir et de privilèges, ou encore à vos expériences de marginalisation ou d’oppression. Comment ces éléments peuvent-ils influencer votre façon de penser et de vous mobiliser sur différentes problématiques dans le monde ?

Voici quelques questions utiles pour vous aider à y réfléchir :

  • De quelle(s) manière(s) avez-vous bénéficié d’un avantage non mérité dans votre vie en raison de facteurs indépendants de votre volonté, ou dans quel contexte avez-vous identifié des obstacles que d’autres personnes rencontrent et que vous ne rencontrez pas (on parle alors de « privilège ») ?
  • De quelle(s) manière(s) avez-vous été désavantagé·e dans votre vie par des facteurs indépendants de votre volonté (on parle alors de « domaines d’oppression ») ?

Réfléchissez à ces questions par rapport à votre :

  • Genre et identité de genre
  • Race
  • Classe sociale
  • Religion
  • Situation professionnelle
  • Situation économique
  • Pays d’origine
  • Orientation sexuelle
  • Appartenance ethnique
  • Âge
  • Handicap
  • Éducation
  • Langue
  • Statut migratoire

Essayez de vous souvenir de la première fois où vous avez pris conscience des différences de pouvoir entre les personnes et de la manière dont leur identité peut les avantager ou leur porter préjudice. Quel incident ou quelle expérience vous a conduit·e à cette prise de conscience ?

Essayez à présent de vous souvenir de la première fois où vous avez pris conscience de votre propre pouvoir ou éprouvé un sentiment d’impuissance. S’il vous arrive d’avoir le sentiment d’avoir un pouvoir moindre, quelles stratégies adoptez-vous pour développer votre propre pouvoir ?

Lorsque vous réfléchissez à vous-même (à vos identités multiples et croisées, à votre passé et à vos expériences de vie, à votre propre pouvoir), qu’est-ce que cette réflexion vous amène à considérer quant à votre rôle en tant qu’acteur ou actrice du changement ?

Ajoutez vos réflexions dans la zone de texte ci-dessous, dans le document « Plan de mise en œuvre du changement » ou dans votre carnet de notes.

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1.5 Changement : de quoi parle-t-on ?

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Leader au sein de l’association Indonesian Women with Disability, Yuli affirme que les femmes vivant avec un handicap sont souvent confrontées à des violences basées sur le genre et que beaucoup ne savent pas comment dénoncer une agression. Oxfam salue le gouvernement australien pour son soutien dans le cadre du programme de coopération des ONG australiennes (ANCP, Australian NGO Cooperation Program).

Voici quelques réflexions sur ce qu’est le changement :

  • Le changement se présente sous de nombreuses formes et se produit de différentes manières.
  • Il fait presque toujours l’objet de contestations. Certaines personnes ou institutions le soutiendront, tandis que d’autres s’y opposeront.
  • Le changement peut être transformateur (lorsqu’il remet en question les méthodes en place), progressif ou encore parcellaire.
  • Il peut résulter d’un leadership fort et décisif, ou se matérialiser par des intérêts communs et une action collective.
  • Il peut sembler être le fruit du hasard ou découler d’un événement heureux ou malencontreux.
  • Il peut se résumer à une pièce d’un puzzle plus vaste dont le résultat à long terme n’est pas connu. Il peut également impliquer de faire un pas en avant, puis de reculer de deux.
  • Le changement peut faire peur. Il est imprévisible et crée un sentiment d’insécurité, même si les personnes concernées sont susceptibles d’en bénéficier.
  • Le changement n’affecte pas tous les groupes de la même manière : il peut être bénéfique pour certain·es, et neutre (ou préjudiciable) pour d’autres.
  • Il peut être très bénéfique, mais peut aussi être dangereux et mettre certains groupes en péril.
  • Le changement peut entraîner des réactions négatives, lorsque des personnes ou des institutions mettent tout en œuvre pour saper un changement acquis et tentent de rétablir l’ordre antérieur.
  • Il peut émaner de l’extérieur de la communauté (il est alors souvent imposé par le gouvernement ou des entreprises privées) ou venir de l’intérieur de la communauté, de personnes mobilisées sur le terrain.
  • Le changement peut être soutenu ou combattu par les gouvernements ou les entreprises, pour le meilleur ou pour le pire.
  • Il peut se produire à différents niveaux : au niveau personnel, des ménages, d’une communauté, au niveau national et au niveau mondial.
  • Au niveau personnel, il peut susciter des sentiments forts comme la peur, le vide, la colère, le doute, l’espoir, la joie, l’acceptation ou la solidarité.
  • Le changement peut se heurter à des intérêts particuliers qui bénéficient du statu quo. Mais les interventions extérieures peuvent atténuer et venir à bout de cette résistance.
  • Il peut également se heurter à la résistance des communautés et des groupes privés de leurs droits, qui le considèrent davantage comme une menace que comme une opportunité.
  • Le changement, sous une forme ou une autre, est continu et inéluctable. Même les choses que les gens considèrent comme immuables et figées sont toujours en évolution, comme la culture, les normes, les croyances et les pratiques.
  • Le changement peut résulter d’une action volontaire, mais il peut aussi advenir de manière imprévue, avec des conséquences inattendues.
  • Il n’apparaît souvent clairement que rétrospectivement. Pendant qu’ils se déroulent, les événements sont souvent confus et contradictoires.
  • Les processus de changement sont rarement fluides : ils s’articulent souvent en de longues périodes de stagnation, ponctuées de pics soudains de changements bénéfiques ou préjudiciables (on parle de « fenêtres d’opportunité » ou de « fenêtres de menace »).

Activité 1.3 : Quelle est votre définition du changement ?

Timing: Temps imparti : 10 minutes

Avons-nous omis quelque chose à ce stade ? Quelles sont les autres caractéristiques importantes d’un changement social et politique ? Parmi ces réflexions sur ce qu’est le changement, quelles sont celles qui vous semblent les plus pertinentes pour que le changement se produise dans votre région ?

Ajoutez vos réflexions dans la zone de texte ci-dessous, dans le document « Plan de mise en œuvre du changement » ou dans votre carnet de notes, en précisant ce qui vous semble important de comprendre à propos du changement.

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1.6 Le rôle d’activiste : agir pour le changement

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Le changement évoqué dans le cadre de cette formation porte sur des personnes qui agissent pour changer la donne dans leurs communautés, leurs organisations ou dans la société en général.

Cet activisme désigne toute action ayant des conséquences sociales. Vous avez peut-être déjà participé à des actions de ce type au sein de votre communauté. Cela implique souvent de se réunir avec d’autres personnes partageant les mêmes valeurs et idées au sein de mouvements sociaux, de groupes confessionnels, de groupes de femmes, de groupes de jeunes, de groupes queer, d’associations de quartier, de syndicats ou de groupes villageois d’épargne et de crédit. On parle d’action collective.

Agir collectivement

Les activistes se rassemblent pour s’opposer à la répression et aux atteintes aux droits humains, et peuvent transmettre des informations essentielles aux décisionnaires au sein de l’État afin de faire évoluer la législation et de faire pression pour réformer les lois existantes et répondre ainsi aux besoins de la population, même lorsque les restrictions imposées aux activités des organisations de la société civile et des individus sapent la liberté d’expression des citoyen·nes. En se réunissant, les individus peuvent joindre leur voix à un message collectif et porter celui-ci avec plus de force via les circuits politiques traditionnels (lors d’élections démocratiques, par exemple), si de tels circuits existent.

Les activistes peuvent également défier les régimes, à l’image des soulèvements populaires et des manifestations qui ont eu lieu dans de nombreux pays ces dernières années. Ces manifestations importantes entraînent souvent une réaction violente, une crise ou une période d’incertitude. Si l’activisme ne parvient pas toujours à obtenir immédiatement le changement visé, il constitue néanmoins un signal fort de la nécessité d’un changement.

Si les nombreux efforts déployés au quotidien par les groupes activistes sont moins spectaculaires qu’un renversement de gouvernement, ils jouent un rôle important dans le cheminement vers le changement dans la plupart des sociétés.

Des mouvements se sont unis dans différentes parties du monde pour lutter contre les politiques racistes, les brutalités policières et l’héritage du colonialisme, et pour réclamer des réparations, le respect des droits civiques et la justice raciale. Ils se sont battus en faveur des droits des femmes, des droits des minorités sexuelles et de genre, des droits reproductifs, les droits à la terre et à l’héritage, des droits à la liberté d’expression et à l’autodétermination, et de la protection contre le harcèlement sexuel et les violences basées sur le genre.

Des mouvements se sont formés pour protester contre la destruction de l’environnement, qu’il s’agisse de la crise climatique ou des grands projets d’infrastructures qui menacent d’expulsion certaines populations. Nombre d’entre eux sont dirigés par des communautés autochtones et des jeunes, qui se sont rassemblé·es pour exercer leur pouvoir collectif.

La main-d’œuvre ouvrière, les agents de la fonction publique, les étudiant·es et les paysans et paysannes ont compris depuis longtemps que l’organisation collective leur donne le pouvoir de négociation nécessaire pour obtenir des avancées pour leurs propres conditions et celles des autres.

Des groupes comme les syndicats, les associations de producteurs et de productrices, les coopératives et les associations de petites entreprises peuvent obtenir des salaires, des prix ou des conditions de travail plus équitables pour leurs membres. Les citoyen·nes ont également un certain pouvoir en tant que consommateurs et consommatrices de produits et de services et peuvent provoquer des changements par leurs achats.

Les alliances et les coalitions de groupes peuvent influencer les politiques internationales, par exemple concernant l’interdiction des mines antipersonnel, l’accès aux médicaments et aux vaccins et la promotion d’un commerce plus équitable. Nombre d’entre elles font pression sur les gouvernements pour qu’ils renforcent la réglementation ou prennent d’autres mesures visant à limiter le pouvoir excessif et souvent dissimulé des entreprises.

Agir localement

Les activistes interviennent également au niveau local, incitant les autorités à installer l’éclairage public, des pistes cyclables ou un accès à de l’eau potable, à goudronner les routes ou à investir dans des écoles et des cliniques. Les groupes communautaires gèrent souvent eux-mêmes certains services comme des programmes d’éducation publique sur des sujets aussi variés que le lavage des mains ou les droits du travail.

Dans l’est de la République démocratique du Congo, touché par un conflit, des Comités de protection communautaire composés de six femmes et de six hommes élu·es par les administré·es identifient les principales menaces pesant sur les villageois·es et mettent en œuvre des actions pour les atténuer. S’il est question de fuir de nouveaux combats, ils aident les personnes concernées à s’organiser dans de nouveaux camps de réfugié·es.

Répondre aux opportunités et aux tendances

Les facteurs incitant les gens à plaider en faveur du changement sont nombreux et variés.

Certains de ces facteurs sont des tendances politiques, économiques, sociales, technologiques et environnementales à long terme. Par exemple : les migrations, l’urbanisation, les effets du changement climatique, les changements démographiques entre les populations jeunes et les populations plus âgées, la sensibilisation aux problèmes par le biais de médias traditionnels ou via les réseaux sociaux. Il peut également s’agir de changements plus soudains qui peuvent se produire au sein d’un pays ou à l’échelle mondiale. On parle d’événements critiques, comme la montée en flèche des prix à la consommation, des inondations extrêmes, des guerres ou la chute soudaine de gouvernements ou de régimes. Ces événements critiques peuvent être l’occasion pour les citoyen·nes d’agir et de faire pression pour que les choses changent. Ils peuvent également constituer des menaces qui appellent à la résistance.

1.7 Qu’est-ce qui motive à agir pour le changement ?

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Lors de l’élaboration de cette formation, nous nous sommes entretenu·es avec des personnes du monde entier qui agissent avec passion pour le changement. Nous voulions comprendre ce qui les motive, comment elles envisagent le changement et quels enseignements elles pourraient partager.

Plusieurs de ces entretiens sont disponibles ici. Les acteurs et actrices du changement mis en avant interviennent sur un large éventail de problématiques différentes, dans divers contextes, en tant qu’individus, au sein d’organisations et comme membres de réseaux et de mouvements. Veuillez noter que les points de vue exprimés sont les leurs.

Dans cette première vidéo, nous rencontrons Art, Elena, Kelly, Oudai, Neha, Eric et Sabah qui partagent leurs points de vue sur ce qui les pousse à agir pour le changement.

Profils d’acteurs et d’actrices du changement :

Chioma Agwuegbo est directrice générale de TechHerNG et instigatrice du mouvement #StateofEmergencyGBV, une coalition d’organisations encourageant les citoyen·nes à plaider en faveur d’une réponse urgente, complète et durable aux violences sexuelles et basées sur le genre au Nigeria.

Sabah Khan est cofondatrice de Parcham, une organisation indienne qui se consacre à la lutte contre les stéréotypes fondés sur la religion, la classe, la caste, le genre et d’autres marqueurs de différence afin de créer une société respectueuse de la diversité.

Elena Mejia est une organisatrice, facilitatrice et rappeuse féministe qui travaille à Lima (Pérou) sur les problématiques de justice de genre et de justice économique. Elle élabore également le narratif pour les mouvements sociaux dans les laboratoires d’Actua.pe.

Kelly Mundy est directrice de campagne pour Oxfam Grande-Bretagne. Elle fait campagne pour lutter contre les inégalités qui sapent la lutte contre la pauvreté, notamment les inégalités économiques et de genre. 

Eric Njuguna est un organisateur au sein de Fridays for Future MAPA (Most Affected People and Areas) au Kenya, où il soutient les manifestations visant à faire pression sur les leaders mondiaux pour les inciter à prendre des mesures en faveur de la justice climatique et pour amplifier les voix des personnes les plus durement touchées par la crise climatique.

Hadeel Qazzaz est coordinatrice régionale de la justice de genre pour Oxfam International. Basée à Ramallah, en Cisjordanie, elle défend les droits des femmes dans toute la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Art Reyes III dirige l’organisation We The People: Michigan qui œuvre au renforcement de la capacité d’organisation de la classe ouvrière multiraciale dans l’État du Michigan (États-Unis) en se mobilisant pour créer l’État et la communauté que l’ensemble des citoyen·nes méritent.

Neha Singh est une organisatrice qui a lancé une campagne de défense des droits des femmes intitulée «Why Loiter?» à Mumbai, en Inde, qui vise à reconquérir les espaces publics pour les femmes en flânant.

Oudai Tozan est chercheur et membre fondateur du réseau d’universitaires et de chercheurs syriens au Royaume-Uni. Il travaille avec la diaspora syrienne et les personnes qui ont connu la migration forcée pour se mobiliser, se connecter et se soutenir mutuellement, mais aussi pour soutenir la Syrie lorsque la situation le permet.

1.8 Trois points de vue sur le changement

Manifestant·es défilant pour la justice climatique lors de la journée mondiale d’action organisée lors de la COP26 à Glasgow.

Lisez ces trois brèves études de cas qui illustrent les différents types de changement.

Ces types varient selon l’échelle du changement (personnel, local ou mondial), les acteurs et actrices du changement (individus, communautés ou mouvements), le changement visé (attitudes, politiques, comportements) et la manière dont le changement est réalisé (utilisation des technologies numériques, manifestations ou militantisme discret).

Chacun de ces exemples apporte une contribution importante à la lutte contre le changement climatique et la dégradation de l’environnement.

Ces trois études de cas nous sensibilisent encore davantage sur les différentes manières dont le changement peut se produire et se produit effectivement.

Étude de cas n° 1 : Protéger la forêt contre le bûcheronnage

Née dans une région rurale de l’État d’Odisha en Inde, Jamuna Tudu grandit dans une famille qui plante de jeunes arbres sur ses terres, car il n’y a pas de forêt à cet endroit. Elle se marie en 1998 et emménage dans un autre village situé à 100 km de là, où il y a une forêt luxuriante qu’elle peut voir de sa nouvelle maison. Mais en visitant la région, elle est choquée de voir à quel point la forêt est ravagée par l’exploitation forestière illégale pratiquée par la mafia locale. Ne supportant plus de voir les arbres coupés, elle décide de faire quelque chose.

Jamuna essaie alors de rassembler les femmes du village afin de protéger la forêt, mais beaucoup d’entre elles craignent la mafia. Sa famille se montre également réticente. Elle réussit à convaincre cinq femmes qui partagent sa passion pour la préservation des forêts de se joindre à elle. Elles créent ensemble le Van Suraksha Samiti. Elles organisent des patrouilles dans la zone forestière et tentent de faire fuir les bûcheron·nes. Elles confisquent les scies et les cachent dans le village, ce qui entraîne des représailles. Les liens de connivence entre la police et la mafia sont exposés au grand jour. Malgré les dangers, d’autres femmes trouvent le courage de se manifester et rejoignent Jamuna et consœurs pour préserver la forêt. Elles instaurent de nouvelles traditions, comme planter de jeunes arbres à la naissance d’un enfant ou à l’occasion d’un mariage.

Pour Jamuna, se cantonner à son village ne suffit pas : il faut voir plus loin pour préserver les forêts des villages voisins. Elle convainc ces villages de prendre des mesures contre le bûcheronnage illégal. Actuellement, 10 000 femmes réparties dans 300 villages travaillent ensemble pour mettre fin à l’abattage des forêts. Jamuna témoigne : « Aussi longtemps que nous vivrons, nous nous consacrerons à la préservation des forêts et à la plantation de nouveaux arbres. » Jamuna a reçu plusieurs prix prestigieux, en reconnaissance de sa détermination et de son courage.

Étude de cas n° 2 : Grèves scolaires pour le climat

Frustrée par la réticence des gens à reconnaître la crise climatique et à agir en conséquence, ainsi que par l’absence de leadership et de changement de la part des responsables politiques, Greta Thunberg, alors âgée de 15 ans, commence un sitting avec une pancarte devant le Parlement suédois tous les vendredis du mois d’août 2018. Puis au cours des trois semaines qui ont précédé les élections en Suède, elle poursuit son sitting tous les jours d’école pour réclamer une action urgente. Les médias couvrent son action. À mesure que la nouvelle se répand, d’autres jeunes de sa ville la rejoignent dans les grèves scolaires, et d’autres encore organisent des actions devant les parlements locaux et les mairies du monde entier.

À l’époque, Vanessa Nakate, 22 ans, s’inquiète des conséquences de la crise climatique sur l’agriculture et les moyens de subsistance en Ouganda, où elle vit. Préoccupée par le manque de sensibilisation du public aux causes et aux conséquences de la crise, et par son absence dans les programmes scolaires, elle organise la première grève de la jeunesse en Ouganda en janvier 2019. Au départ, seulement ses frères et sœurs y participent, car beaucoup de ses camarades de classe rechignent à se joindre à elle, craignant une arrestation. Elle continue néanmoins à manifester chaque semaine, souvent seule, devant le Parlement ougandais.

D’abord ignoré ou rejeté par beaucoup, son message prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux lorsqu’elle partage des images de ses grèves sur Twitter. Fin 2019, elle est invitée à rejoindre d’autres jeunes activistes à la COP25 organisée à Madrid. Elle profite de cette aubaine pour dénoncer l’absence de voix et d’expériences africaines dans la couverture internationale de la crise climatique. Aujourd’hui, la voix de Vanessa pèse dans le mouvement de grève de la jeunesse. Elle a fondé le mouvement Rise Up pour faire écho aux perspectives africaines sur le changement climatique. L’acronyme MAPA (Most Affected People and Areas) est de plus en plus utilisé pour axer l'activisme climatique sur les besoins des communautés qui contribuent le moins, mais qui souffrent le plus de la crise climatique.

#FridaysforFuture fait partie de ce mouvement mondial plein d’espoir qui a forgé un consensus en faveur de l’action climatique chez de nombreux jeunes. En novembre 2019, 4 millions de personnes ont participé à des grèves scolaires à travers le monde.

Étude de cas n° 3 : Victoire juridique historique en faveur de la justice climatique en France

Ces dernières années, le gouvernement français (entre autres) s’est beaucoup exprimé sur la scène internationale au sujet de la crise climatique, en prenant des engagements lors de sommets, notamment dans le cadre de l’Accord de Paris visant à réduire les émissions de carbone en 2015. À l’instar de la plupart des gouvernements des pays riches et industrialisés qui polluent le plus, le gouvernement français n’a pas pris ces engagements au sérieux.

En décembre 2018, quatre ONG françaises (Notre Affaire à Tous, La Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France) ont lancé une action en justice contre l’État français pour non-respect de ses obligations climatiques, son manque d’ambition climatique et la mise en danger des droits fondamentaux des citoyen·nes français·es. En quelques semaines, plus de 2,3 millions de personnes ont signé la pétition soutenant cette action, un record en France, tous sujets confondus. Les influenceurs et influenceuses sur les réseaux sociaux ont joué un rôle clé. Un clip vidéo accompagnant le lancement a été visionné 14 millions de fois sur Facebook et 1 million de fois sur YouTube.

Le 3 février 2021, un tribunal français a jugé que l’inaction de l’État pour lutter contre le changement climatique était illégale et que l’État français était en tort pour ne pas avoir pris de mesures suffisantes conformément à ses engagements juridiques. Il a également reconnu les dommages causés à l’environnement par l’inaction de la France sur les questions climatiques. Il s’agit d’un précédent juridique important. Le gouvernement est ainsi tenu d’étudier les demandes d'indemnisation des citoyen·nes français·es ayant subi des dommages liés au climat, comme les victimes d’inondations ou dans l’agriculture et la viticulture. Le délai accordé par le tribunal à l’État français pour agir afin de limiter ses émissions de gaz à effet de serre a expiré le 31 décembre 2022. Les plaignant·es réclament une sanction financière à partir de 2023 pour obliger l’État à agir.

Cette affaire s’inscrit dans un mouvement mondial de plus en plus vaste qui consiste à engager des actions en justice pour obliger les gouvernements et d’autres parties prenantes à lutter contre le changement climatique. Elle s’est inspirée d’une affaire similaire qui a eu lieu aux Pays-Bas et a vu le gouvernement contraint de réviser à la hausse son objectif de réduction des émissions. En Colombie, 25 jeunes ont obtenu de la Cour suprême qu’elle reconnaisse la nécessité d’agir contre la déforestation et en faveur de la protection du climat. Au Pakistan, le fils d’un agriculteur a obtenu la reconnaissance du droit à la vie et à l’accès à la nourriture face au changement climatique.

Activité 1.4 : Aborder le changement sous différents angles

Timing: Temps imparti : 10 minutes
Image décrite

Après avoir lu les trois études de cas, réfléchissez aux questions suivantes :

  • Quels sont les différents facteurs qui ont motivé les changements dans les trois études de cas ?
  • Qui sont les acteurs et les actrices du changement et quel a été leur rôle ?
  • À quels niveaux le changement s’est-il produit (niveau personnel/ménage/communauté/pays/monde) ?
  • Le changement a-t-il été déclenché par un événement soudain et/ou s’inscrit-il dans le cadre d’une évolution ou d’une tendance plus large ?
  • Quels sont les aspects planifiés, les changements délibérés et ceux qui sont plus spontanés, imprévisibles ou même involontaires ?
  • Y a-t-il eu des groupes affectés négativement et d’autres qui se sont opposés au changement ?
  • Quels changements à long terme ou à plus grande échelle ces études de cas suggèrent-elles comme possibles ?

En vous appuyant sur cet exercice, ajoutez vos réflexions sur la manière dont le changement se produit dans la zone de texte ci-dessous, dans le document « Plan de mise en œuvre du changement » ou dans votre carnet de notes.

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1.9 Quel est le changement que vous souhaitez apporter ?

Image décrite
Grace Ngbaleo, journaliste, blogueuse et militante de République centrafricaine, s’exprimant lors d’un atelier-conférence organisé à l’occasion de l’International Forum of African Women (FIFAF) à Kinshasa (RDC) en 2021.

À présent, à vous de réfléchir au changement auquel vous aimeriez le plus contribuer. Il y a tant de choses à changer, mais aussi tant de manières de se mobiliser. Par les principaux défis qui vous entourent, lequel aimeriez-vous voir évoluer positivement ? Pourquoi cette thématique vous intéresse ?

Pour vous aider à réfléchir à votre objectif de changement (c’est-à-dire au changement que vous souhaitez voir se produire), et à le définir plus clairement, essayons de le « visualiser ».

Le Module 2 vous aidera ensuite à vous concentrer sur le rôle que vous pouvez jouer pour que ce changement se produise.

Activité 1.5 : Visualiser votre changement

Timing: Temps imparti : 10 minutes

Supposons que le changement que vous appeliez de vos vœux se soit produit à votre réveil, un matin. Vous avez contribué à la résolution de la problématique ciblée.

Vous pouvez vous projeter aussi loin que nécessaire dans l’avenir (car il est avéré qu’il faut du temps pour instaurer de vrais changements) :

  • À quoi ressemblerait la nouvelle donne ?
  • Quels changements concrets observeriez-vous ?
  • Que pourraient faire, ressentir ou dire les personnes qui bénéficient de ce changement ?
  • Quelles pourraient être les conséquences involontaires ?
  • Qui pourrait être affecté négativement par ce changement, et donc potentiellement s’y opposer ?

En 50 mots maximum, définissez votre objectif de changement dans la zone de texte ci-dessous, dans le document « Plan de mise en œuvre du changement » ou dans votre carnet de notes.

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1.10 Résumé du Module 1

Image décrite
Monisilong Riem souhaite que sa communauté au Cambodge ait accès à de l’eau potable. Ses créations artistiques sont réalisées à partir de plastique jeté et d’autres déchets afin d’inciter le public à protéger l’environnement et à réduire l’utilisation du plastique.

Au cours de ce premier module, vous avez pris le temps de vous mettre en condition pour la formation et de réfléchir à votre propre identité et à vos hypothèses, ainsi qu’au rôle qu’elles jouent dans la manière dont vous pouvez efficacement agir pour le changement. Vous avez réfléchi à ce qu’est le changement social et aux différents facteurs et types de changement.

Vous avez écouté les témoignages d’acteurs et d’actrices du changement du monde entier et découvert trois récits de changement abordant le même problème de différentes manières. Nous espérons que cela vous a permis de mieux appréhender la diversité des approches en matière de changement.

Pour qu’un changement social se produise, des actions spécifiques et concrètes doivent être mises en œuvre. Bien que cela soit important, il ne s’agit pas seulement de sensibiliser et d’attirer l’attention du public sur une problématique. Un changement doit se matérialiser par un point de bascule, avec une évolution palpable et concrète qui fait la différence.

Vous avez effectué un exercice pour vous aider à visualiser un changement que vous aimeriez voir se produire et à imaginer ce à quoi pourrait ressembler la nouvelle donne. En tant qu’acteur ou actrice du changement, avoir un objectif manifeste, expliquer pourquoi la réalisation de cet objectif peut faire une réelle différence et mobiliser ou persuader les gens d’agir sont des étapes essentielles pour faire de ce changement une réalité. Dans le prochain module, nous examinerons plus en détail le contexte général du changement que vous envisagez et analyserons les domaines de changement incontournables. Vous aurez en outre l’occasion de définir des objectifs pour arriver à vos fins.

Lectures complémentaires

Parcourez les quelques liens ci-dessous vers des sites où vous pourrez en savoir plus sur les moyens de faire bouger les choses, ainsi que sur les campagnes et les processus de changement présentés ici.

Pour plus d’informations sur la sécurité en ligne, voir : 

1.11 Quiz de fin de module

Le Module 1 de cette formation a permis d’aborder les thématiques suivantes : de quel type de changement est-il question ?, comprendre le changement, les acteurs et actrices du changement et leurs récits, ainsi que les différentes formes et les ressorts du changement.

Le moment est venu de tester vos connaissances en répondant à ce petit quiz.

Références

Sources des études de cas :

Fridays for Future (non daté), What is MAPA and Why Should We Pay Attention to It? [en ligne]. Disponible à l’adresse : https://fridaysforfuture.org/ newsletter/ edition-no-1-what-is-mapa-and-why-should-we-pay-attention-to-it/ (dernière visite le 15 août 2023).

Grano de Sal (2018) Cómo ocurren los cambios [en ligne].Disponible à l’adresse : http://granodesal.com/9786079805906-2(dernière visite le 15 août 2023).

Green, D. (2016), How Change Happens, Duncan Green, Oxford, Royaume-Uni : Oxford University Press.

JharkhandStateNews (2020), Jamuna Tudu uses mobile phones to protect forest in Jharkhand, 6 juillet [en ligne]. Disponible à l’adresse : https://jharkhandstatenews.com/ article/ top-stories/ 3603/ jamuna-tudu-uses-mobile-phones-to-protect-forest-in-jharkhand (dernière visite le 16 octobre 2023).

L’Affaire du Siècle (non daté), L’Affaire du Siècle, c’est un movement citoyen inédit ! [en ligne]. Disponible à l’adresse : https://laffairedusiecle.net/ (dernière visite le 16 octobre 2023).

Le Comte, A. (2021), A Historic Legal Victory for Climate Justice in France, Oxfam, 10 mars [en ligne]. Disponible à l’adresse : https://views-voices.oxfam.org.uk/ 2021/ 03/ a-historic-legal-victory-for-climate-justice-in-france/ (dernière visite le 15 août 2023).

McIntosh, P. (1989), White Privilege: Unpacking the Invisible Knapsack, Seeking Educational Equality and Diversity, Wellesley Centers for Women [en ligne]. Disponible à l’adresse : (1989), Some Notes for Facilitators (2010), Peggy McIntosh https://nationalseedproject.org/ key-seed-texts/ white-privilege-unpacking-the-invisible-knapsack (dernière visite le 16 octobre 2023).

Advance HE (non daté), Unconscious bias, Impact of unconscious bias [en ligne]. Disponible à l’adresse : https://www.ecu.ac.uk/ guidance-resources/ employment-and-careers/ staff-recruitment/ unconscious-bias/ (dernière visite le 15 août 2023).