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Session 5 – Gestion des cas : gérer les préoccupations

5.1 Introduction

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Dans cette session, vous allez découvrir comment les Responsables des questions de Sauvegarde et Protection répondent aux préoccupations signalées, avec le soutien d’un groupe de gestion des cas.

Acquisition de connaissances

La session se concentre sur les étapes clés d’un processus de gestion des cas « de bout en bout », à savoir :

prise des décisions initiales ;

enquêtes (y compris les liens avec les agences de protection externes et le processus disciplinaire de votre organisation) ;

évaluation des risques liés aux cas.

Vous explorerez également les cas liés aux adultes et les cas qui ne sont pas suffisamment graves pour faire l’objet d’une enquête externe, ou lorsqu’un recours à un organisme externe vous est renvoyé en raison d’un manque de preuves.

Veuillez noter que cette session est légèrement plus longue que les autres sessions de ce cours, afin de nous permettre de couvrir en détail ce contenu important.

5.2 Le groupe de gestion des cas : un soutien important pour la prise de décision

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Avant d’explorer le processus de réponse à une préoccupation, nous allons en apprendre davantage sur une équipe très importante qui vous aidera dans ce processus : un groupe de gestion des cas. La création de ce groupe est une bonne pratique. Ses membres veilleront à ce que vous n’ayez pas à prendre de décisions seul(e) et à ce que vos préoccupations soient traitées de manière équitable, rapide et appropriée.

Pour créer un groupe de gestion des cas, vous devez identifier un petit nombre de collègues possédant les compétences, les connaissances et l’expérience nécessaires pour vous aider à réfléchir et à prendre des décisions. Le groupe peut comprendre des membres ayant une expertise sportive différente, par exemple en matière d’entraînement, d’arbitrage, d’intégrité, d’engagement social ou d’organisation d’événements, selon les circonstances du cas de sauvegarde.

Il est préférable que le groupe compte parmi ses membres un expert indépendant en matière de protection de l’enfance, tel qu’un enseignant ou un travailleur social formé à la sauvegarde de l’enfance, ou un Responsable des questions de Sauvegarde et Protection d’une organisation non gouvernementale (ONG) ou d’une autre organisation sportive.

Les tâches d’un groupe de gestion des cas sont les suivantes :

  • Évaluer et approuver les mesures que vous avez prises.
  • Évaluer et approuver la réponse initiale à la préoccupation soulevée.
  • Identifier les prochaines étapes appropriées.
  • Examiner l’état d’avancement des cas.
  • Identifier et communiquer les questions qui pourraient devoir être abordées à la suite d’un cas.

Vous allez maintenant explorer plus en détail votre rôle dans la réponse aux préoccupations, avec le soutien d’un groupe de gestion des cas.

5.3 Quel est le rôle du Responsable des questions de Sauvegarde et Protection dans la réponse aux préoccupations ?

Dans le cours 2, session 7, vous avez appris que tout le monde doit contacter le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection pour lui faire part de préoccupations et que vous devez ensuite évaluer les informations et décider des mesures à prendre. Examinons cela plus en détail.

L’organigramme ci-dessous montre les mesures prises par un Responsable des questions de Sauvegarde et Protection à la suite d’un signalement concernant une personne impliquée dans son sport.

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Les préoccupations en matière de sauvegarde peuvent être exprimées verbalement ou par le biais d’un formulaire de signalement en ligne ou d’un e-mail : elles peuvent également être exprimées de manière anonyme. Dans tous les cas, votre responsabilité en tant que Responsable des questions de Sauvegarde et Protection est d’évaluer la pertinence du signalement et d’identifier les actions supplémentaires nécessaires pour clarifier et répondre à la préoccupation.

Il s’agit de juger de la gravité de la préoccupation soulevée. Pour certains signalements, il sera évident qu’une orientation externe vers des services de protection tels que la police est nécessaire et peut être urgent.

Toutefois, il ne vous appartient pas de décider seul(e) s’il y a eu mauvaise pratique ou abus, ni d’ouvrir une enquête. Votre groupe de gestion des cas doit vous aider à prendre ces décisions.

Vous allez maintenant examiner plus en détail la question de la compétence.

5.4 Qu’est-ce que la compétence au sens juridique ?

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La compétence est un terme utilisé pour décrire qui a le pouvoir de prendre des décisions ou des jugements.

Elle est particulièrement importante pour la sauvegarde dans le sport, car :

  • les activités sportives peuvent se dérouler dans le monde entier, avec des athlètes de différents pays ;
  • il existe souvent une hiérarchie dans le sport (du club local à l’instance dirigeante nationale, en passant par la fédération internationale) et toutes ces instances ont des compétences différentes.
  • Même dans les organisations de sport pour le développement ou les clubs de base, vous pouvez avoir une organisation mère ou être membre d’une ligue qui a une certaine compétence sur vos activités.

Réception d’une préoccupation en matière de sauvegarde

Lorsque vous êtes informé d’une préoccupation en matière de sauvegarde, vous devez prendre des décisions, telles que :

  1. Quelles sont les règles applicables ?
  2. Comment seront-elles appliquées ?
  3. Qui les appliquera ?

Parfois, cela peut signifier qu’il faut confier le problème à une autre organisation pour qu’elle le gère.

Quelle que soit votre décision, il est important de la prendre rapidement, et dans la section suivante, vous comprendrez pourquoi.

5.5 Pourquoi est-il important de répondre rapidement aux signalements ?

Il est important pour tout le monde de réagir rapidement : les victimes, les Responsables des questions de Sauvegarde et Protection, les services de protection de l’enfance et l’organisation elle-même. Cela fait partie d’une approche centrée sur la victime ou le/la survivant(e).

Une réponse rapide correspond à ce que les victimes veulent, ont besoin et méritent. Elle permet à votre organisation de démontrer qu’elle prend une allégation au sérieux et d’éviter d’autres abus.

Une réponse rapide aide aussi souvent celles et ceux qui enquêtent sur les préoccupations, car les preuves sont mieux préservées, et les souvenirs et déclarations des témoins peuvent être plus frais et plus clairs.

Fixer des limites de temps claires

Une bonne pratique consiste à fixer des délais clairs pour l’envoi d’un accusé de réception des préoccupations signalées, généralement sous 24 heures.

Ensuite, vous allez étudier les rôles que jouent les différentes organisations avec différents niveaux de préoccupation.

5.6 Quels sont les rôles et les responsabilités des différentes organisations ?

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Les Responsables des questions de Sauvegarde et Protection et les groupes de gestion des cas doivent prendre des décisions initiales pour déterminer si les cas doivent être signalés à des services externes de protection de l’enfance, à des ONG et/ou à des autorités chargées des enquêtes criminelles, telles que la police.

Le tableau suivant présente quelques exemples de cas que vous pourriez être amené à examiner. N’oubliez pas que même des problèmes apparemment mineurs peuvent parfois n’être que la « partie émergée de l’iceberg » de problèmes plus graves.

Préoccupations mineures (mauvaises pratiques)

Préoccupations de niveau moyen (mauvaises pratiques graves)

Préoccupations de haut niveau (préoccupations graves en matière de sauvegarde impliquant des abus ou des comportements répréhensibles)

Responsabilité du Responsable des questions de Sauvegarde et Protection

Enquêter et répondre aux préoccupations

Saisir ou consulter le groupe de gestion des cas et l’organe judiciaire de l’organisation*. Le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection peut également consulter des services de protection externes.

Saisir les/rapporter aux services de protection externes et/ou à la police, ainsi qu’à l’organe judiciaire compétent de l’organisation*

Qui est impliqué et responsable de l’enquête et des mesures à prendre ? 

Responsable des questions de Sauvegarde et Protection

Le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection est soutenu par le groupe de gestion des cas et le personnel de l’organe judiciaire*.

Les agences de protection extérieure et/ou la police, ainsi que le personnel de l’organe judiciaire de l’organisation*, avec le soutien du Responsable des questions de Sauvegarde et Protection.

Quelques exemples de pratiques

  • Un cas de langage grossier à l’égard d’un entraîneur de l’équipe.

  • Refuser que les parents assistent aux séances.

  • Donner aux athlètes des surnoms désobligeants et encourager d’autres athlètes à les utiliser.

  • Crier sur les groupes de bénévoles.

  • Soupçons de comportement de manipulation psychologique en vue de perpétrer des abus.

  • Un seul cas de fourniture d’alcool ou de drogues récréatives à de jeunes athlètes.

  • Comportement agressif verbal persistant à l’égard d’un membre du personnel.

  • Adulte entrant en contact en ligne avec un enfant.

  • Faire du tort à un athlète en le surentraînant malgré une blessure.

  • Des adultes amènent et déposent systématiquement un enfant dans une voiture particulière.

  • Toute allégation d’agression sexuelle.

  • Harcèlement sexuel du personnel.

  • Signalements de comportements évidents de manipulation psychologique pour préparer à des abus.

  • Toute agression physique à l’encontre d’un enfant ou d’un adulte vulnérable.

  • Quelqu’un qui vend des drogues illégales à de jeunes athlètes. 

  • Traque et harcèlement en ligne.

Note de bas de page  

*Pour les organisations relevant de la juridiction d’un organe judiciaire du sport

La clarté des rôles et des responsabilités est un élément clé de votre rôle de Responsable des questions de Sauvegarde et Protection.

Une attention particulière doit être accordée à chaque fois qu’une question de sauvegarde devient un sujet de préoccupation pour un certain nombre d’organisations différentes, car une communication claire est essentielle pour éviter tout problème.

Ensuite, vous allez étudier comment soumettre un cas grave à une organisation externe.

5.7 Transfert d'un cas à un organisme externe

Lorsque les préoccupations portent sur d’éventuels abus, votre rôle est de transmettre le signalement à des experts professionnels tels que la police et les services sociaux et de protection de l’enfance, ou à des ONG spécialisées dans l’aide aux victimes dans ces cas, et de leur demander conseil sur les mesures à prendre.

Les trois questions clés sont simplement :

Est-ce que je pense qu’une personne a besoin de protection, que d’autres personnes peuvent être en danger ou qu’une infraction a été commise ?

Ai-je suffisamment d’informations pour les transmettre à des organismes extérieurs afin qu’ils mènent une enquête ?

Le fait de transmettre la préoccupation augmente-t-il le risque de préjudice pour la victime ou d’autres personnes ?

Si la victime est un enfant, vous devez toujours agir dans son intérêt supérieur. Cela signifie que vous devez toujours signaler en toute sécurité les cas d’abus possible impliquant directement des enfants, ou les cas où des enfants peuvent être en danger.

Si la victime est un adulte, il est important de demander son consentement avant de procéder à un transfert du cas, sauf :

  • si la personne n’est pas en mesure de se protéger elle-même et que vous devez agir en son nom ; ou
  • si d’autres personnes sont en danger à cause de la situation.

En cas de doute, demandez toujours à quelqu’un d’autre de vous aider à prendre une décision : y compris les organisations vers lesquelles vous envisagez de vous tourner. Vous pouvez toujours rendre le cas anonyme lors d’une première discussion.

Si vous décidez de transmettre un signalement à des agences externes, votre organisation doit toujours mettre en place des mesures de gestion des risques, telles qu’une suspension temporaire, pendant la durée de l’enquête.

Dans certaines circonstances, l’enquête externe pourrait entraîner un retard déraisonnable dans l’enquête menée par votre organisation, ce qui aurait pour effet de suspendre la personne concernée pour une durée indéterminée et de priver la victime de toute solution.

Si tel est le cas, vous devez consulter votre conseiller juridique et l’organisme d’enquête externe avant d’entamer une enquête interne. Il s’agit de s’assurer que vous ne compromettez pas l’enquête externe, par exemple en alertant quelqu’un qui pourrait risquer de s’enfuir, ou en compromettant la collecte de preuves.

Activité : Responsabilités des différentes parties prenantes en matière de gestion des cas

Identifiez les responsabilités des différentes parties prenantes en matière de gestion des cas en associant la responsabilité au groupe de parties prenantes approprié.

Sélectionnez une vignette dans la colonne des parties prenantes en cliquant dessus pour qu’elle devienne verte. Choisissez ensuite la vignette correspondante dans la colonne Responsabilité et compétence. Si votre choix est correct, les deux vignettes disparaîtront. Répétez l’opération jusqu’à ce que toutes les vignettes aient disparu.

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Ensuite, vous allez examiner plus en détail la gestion d’un cas grave.

5.8 Quelles sont les étapes de la gestion d’un cas de sauvegarde grave ?

Dans cette section, vous couvrirez toutes les parties qui constituent un processus de bout en bout pour recevoir et répondre à des préoccupations graves en matière de sauvegarde.

Activité : Identifiez les étapes de la gestion des cas

Découvrez les sept étapes du cycle de gestion des cas, classées par ordre alphabétique ci-dessous. Examinez ensuite le diagramme qui suit et décidez de la position de chaque étape dans le cycle.

  • Procédure de recours : la possibilité pour les parties intéressées de contester la décision et/ou la sanction imposée, conformément aux règles de votre organisation.
  • Prise de décision et sanctions : l’organisation prend des mesures pour appliquer des sanctions appropriées et pour protéger les enfants et les adultes vulnérables. Le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection fournit un soutien et des conseils sur les questions de sauvegarde.
  • Enquête interne (après ou en l’absence d’une enquête externe) : pour rassembler toutes les informations pertinentes et informer sur les prochaines étapes.
  • Apprentissage : il est toujours important de réfléchir aux enseignements tirés des affaires et de les utiliser pour renforcer vos politiques et procédures, afin de sensibiliser les membres de votre organisation.
  • Sensibilisation concernant la sauvegarde : afin que chacun(e) sache ce qu’est une préoccupation et comment la signaler.
  • Signalement : le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection reçoit le signalement et clarifie les faits, la nature et la gravité de la préoccupation, ainsi que la compétence applicable. Actions initiales convenues dans l’intérêt des victimes potentielles (avec le groupe de gestion des cas si nécessaire) : y compris l’orientation externe, l’enquête interne et l’assistance aux victimes.
  • Évaluation des risques : il s’agit d’un processus continu qui doit être pris en considération à chaque étape de la gestion du cas, sur la base des informations disponibles. Il devrait vous aider à identifier et à gérer les risques en matière de sauvegarde au cours de l’enquête, par exemple, par la suspension provisoire de l’auteur présumé de l’abus, et vous aider à améliorer les processus futurs.

Chaque étape est représentée par une petite vignette. Faites glisser chaque vignette sur le diagramme dans le bon ordre. Nous vous proposons la première étape pour vous aider à démarrer.

Vous remarquerez également qu’une étape est centrale dans le processus et vous devrez réfléchir à laquelle il s’agit.

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Collaboration active

Une collaboration active entre le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection et les collègues concernés est essentielle pour un système de gestion des cas efficace.

N’oubliez pas que toutes ces étapes et actions doivent être consignées de manière claire et précise.

Ensuite, vous allez examiner l’enquête de cas de manière un peu plus détaillée.

5.9 Enquête sur un cas

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Une enquête désigne le processus par lequel quelqu’un obtient des informations factuelles pour établir si, comment et pourquoi quelque chose s’est produit. L’enquête commence dès qu’un Responsable des questions de Sauvegarde et Protection reçoit un signalement et prend des mesures pour obtenir plus de détails.

Qu’un signalement fasse ou non l’objet d’une enquête par des autorités externes, votre organisation a la responsabilité d’agir. En fonction de la gravité du problème, de l’expérience du personnel concerné et des ressources disponibles, l’enquêteur peut être le Responsable des questions de Sauvegarde et Protection ou un expert externe peut être recruté pour cette tâche.

Certains cas seront seulement examinés par l’organisation sportive. C’est le cas, par exemple, lorsque le problème n’est pas suffisamment grave pour faire l’objet d’une enquête externe ou lorsque l’orientation externe est renvoyée à l’organisation sportive pour qu’elle mène une enquête et gère les risques.

Une enquête est susceptible d’être une source d’anxiété pour toutes les parties concernées. Il est donc important que l’enquêteur adopte une approche centrée sur la personne en adoptant cinq principes d’enquête.

Activité : Explorer les cinq principes d’enquête

Lisez chacune des descriptions des cinq principes d’enquête. Utilisez le menu déroulant à côté de chaque description pour la faire correspondre au bon intitulé de principe pour cette description.

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Ensuite, vous examinez plus en détail le processus d’enquête.

5.10 La procédure d’enquête

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Élaboration d’un plan d’enquête

Dès le départ, il est utile d’établir un plan d’enquête. Il s’agit de déterminer qui sera contacté et interrogé, et s’il est probable qu’il y ait des preuves importantes (par exemple, des messages de téléphone portable) à collecter.

Ensuite, vous allez poser la question suivante : Qu’en est-il de l’ordre dans lequel les personnes sont interrogées ?

Activité : Réfléchir à l’ordre des entretiens

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Commentaire

L’ordre recommandé pour les entretiens est le suivant :

  1. La personne qui a soulevé la préoccupation (il peut s’agir ou non de la victime présumée) est vue en premier.
  2. Ensuite, la victime présumée (s’il ne s’agit pas de la même personne).
  3. Tout témoin de l’incident ou toute personne ayant d’autres preuves à apporter.
  4. La personne concernée (auteur présumé).

Cela permet à l’enquêteur de se faire une idée plus complète du contexte de l’affaire avant de parler à l’auteur présumé.

Ensuite, vous étudiez la réception d’une divulgation.

5.11 Réception d’une divulgation et conduite d’un entretien avec la victime

Nous avons souligné plusieurs questions et considérations à prendre en compte lors de la planification de la réponse à des signalements de préoccupations en matière de sauvegarde. Il s’agit maintenant de voir comment aborder certaines de ces questions dans la pratique.

Écoutons à nouveau Patience.

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Activité : Identifiez les facteurs clés de l’approche de Patience

Avertissement de contenu sensible

Lisez le récit de Patience sur sa première réaction à un signalement sérieux. Utilisez le stylo pour mettre en évidence les mesures qu’elle a prises pour rassurer son interlocutrice, ce qui facilite la description de son expérience.

Sélectionnez le stylo pour commencer à surligner. Vous pouvez utiliser le bouton Annuler si vous souhaitez effacer votre dernière sélection surlignée. Lorsque vous avez terminé le surlignage, sélectionnez le bouton Révéler la réponse pour afficher un modèle de réponse. Vous pouvez ensuite sélectionner Masquer la réponse pour revoir vos réponses et les comparer. Vous pouvez répéter cette opération si nécessaire.

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Commentaire

Patience a toujours été ouverte et honnête avec Tolotea et a pris des mesures pour atténuer ses inquiétudes quant à l’implication de la police. Elle a permis à Tolotea de choisir le cadre de l’entretien et de se faire accompagner.

Patience a adopté une approche informelle de l’entretien, offrant à Tolotea un espace sûr pour raconter son histoire. Elle a été claire quant à ses responsabilités en matière de confidentialité et d’actions à venir.

Ces principes : ouverture et honnêteté, création d’un espace sûr et clarté de la procédure, s’appliquent à toutes les personnes que vous interrogez, des témoins à l’agresseur présumé.

Vous allez maintenant en savoir plus sur la gestion des risques dans le cadre de la gestion des cas.

5.12 Prise de décision

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En fin de compte, les organisations doivent prendre deux décisions clés concernant les cas en matière de sauvegarde :

Y a-t-il eu une infraction aux règles ou au code de conduite ?

La personne présente-t-elle un risque pour les autres membres de l’organisation ?

Examinons les risques les uns après les autres.

Violation des règles ou du code de conduite : À la différence des procédures pénales qui exigent un niveau de preuves plus élevé, les décisions en matière de sauvegarde sont fondées sur des éléments de preuve qui répondent aux critères suivants : un niveau de preuves moindre ; il est plus que probable que l’allégation est avérée, sur la base de tous les éléments de preuve disponibles. C’est ce qu’on appelle parfois « la prépondérance des probabilités ».

Les conclusions peuvent être les suivantes : il n’y a pas de preuves à l’appui des préoccupations signalées ; il est probable que l’allégation soit vraie ; ou, il y a des preuves évidentes que les préoccupations signalées sont avérées.

Risque pour les autres : Les enquêtes doivent fournir des informations permettant à l’organisation de se forger une opinion sur le risque que représente une personne et sur les mesures à prendre pour y remédier. Cela peut conduire à la mise en place d’un plan de gestion des risques.

Les organisations doivent s’efforcer de prendre des décisions défendables, qui donnent la priorité à la sécurité et au bien-être des enfants et des adultes vulnérables et qui puissent faire l’objet d’un examen approfondi à l’avenir.

Activité : Quelles sont les composantes d’une décision défendable ?

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Vrai


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La bonne réponse est a.

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La bonne réponse est a.

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Vrai


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La bonne réponse est b.

Une fois qu’une décision défendable a été prise, des mesures appropriées doivent être prises.

5.13 Règles et sanctions

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Il est important que vos règles et règlements soient adaptés aux questions de sauvegarde et que le personnel qui les met en œuvre ait une bonne compréhension de la sauvegarde. Il se peut que vous ayez besoin d’un ensemble distinct de règles de sauvegarde qui s’inscrivent dans le cadre d’autres règles disciplinaires.

Exemples de sanctions pouvant être utilisées dans les cas de sauvegarde :

  • Une suspension temporaire ou provisoire. Il s’agit d’un acte neutre, qui n’implique pas que l’organisation pense que l’auteur présumé est coupable. Elle est simplement mise en place, souvent à la suite d’un signalement d’un problème grave, pour protéger toutes les personnes concernées pendant l’enquête.
  • Exigence d’une période de supervision, de contrôle ou de mentorat étroit de la part d’une ou de plusieurs personnes identifiées.
  • Formation obligatoire en matière de sauvegarde ou autre formation spécifique.
  • Une interdiction permanente de participer à toute activité liée au sport (ou à une activité spécifique) (par exemple, une interdiction de pratiquer dans l’ensemble du sport, ou une interdiction de travailler avec ou près des enfants).

Les Responsables des questions de Sauvegarde et Protection doivent se renseigner sur les sanctions actuellement prévues par l’organisation, et s’assurer qu’elles comprennent des dispositions permettant de traiter les questions soulevées par les cas de sauvegarde. Les sanctions doivent être nécessaires, raisonnables et proportionnées, et refléter le niveau de gravité du cas.

Vous devrez également réfléchir à la manière de partager de manière appropriée toute sanction émise avec les personnes qui doivent en avoir connaissance, conformément à la législation locale et aux règles de votre organisation.

Recours

Tout système disciplinaire doit être transparent et équitable, ce qui implique de garantir le droit de toutes les parties concernées à faire appel d’une décision ou d’un résultat. Il peut s’agir d’un recours contre la décision ou les conclusions, ou contre les sanctions appliquées.

Les procédures et règles pertinentes doivent inclure des procédures de recours expliquées à toutes les personnes concernées.

Dans la dernière section, vous allez étudier la différence entre les cas impliquant des adultes et des enfants.

5.14 Comprendre les similitudes et les différences entre les cas impliquant des adultes et des enfants

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En tant que Responsable des questions de Sauvegarde et Protection, vous devez comprendre si et comment les cas impliquant des adultes et des enfants sont traités différemment dans votre pays et dans votre sport, et vous assurer que vos politiques et procédures tiennent compte de ces différences.

Lorsque vous soupçonnez un abus sur un enfant, vous avez la responsabilité de transmettre cette information aux organisations locales dont le rôle est d’apporter un soutien à l’enfant et, dans de nombreux cas, de mener une enquête plus approfondie. Dans certains pays, faire part de ses inquiétudes concernant le bien-être d’un enfant n’est pas une option, mais une obligation légale.

Toutefois, dans de nombreux pays, il n’en va pas de même lorsque vous répondez à des cas de suspicion d’abus sur un adulte. Dans la plupart des cas, les adultes sont considérés comme ayant plus de liberté pour contrôler leurs propres affaires. Les adultes peuvent décider si d’autres organismes (y compris la police) sont informés ou non et s’ils interviennent.

Les exceptions sont les suivantes : lorsque d’autres personnes sont en danger à cause de la situation, ou lorsque l’adulte n’est pas en mesure de se protéger lui-même et que vous devez agir en son nom.

Activité : Préoccupations en matière de sauvegarde des enfants et des adultes

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La bonne réponse est b.

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La bonne réponse est a.

Commentaire

Il existe des différences importantes entre les réponses aux préoccupations concernant les enfants et les adultes.

L’une des principales différences réside dans le fait que les adultes ont généralement le choix de transmettre ou non les informations qu’ils ont communiquées au sujet de l’abus dont ils ont été victimes.

Ce n’est pas le cas pour les enfants, pour lesquels vous avez la responsabilité de transmettre les informations aux services appropriés. Vos politiques et procédures doivent refléter les lois et exigences locales.

5.15 Mettre en pratique ce que vous avez appris

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Tâche 2

Élaborez votre propre organigramme de sauvegarde pour répondre aux préoccupations de votre organisation.

  • L’objectif de cette tâche est de vous aider à élaborer votre propre organigramme de sauvegarde.
  • En vous inspirant de l’organigramme de la section 5.3, élaborez votre propre organigramme qui décrit le fonctionnement du signalement dans votre organisation.
  • Vous pouvez inclure des coordonnées dans votre organigramme afin que toute personne qui l’utilise sache comment contacter les personnes ou les services clés.

Vous recevrez des observations sur cette tâche au début de la prochaine session.

5.16 Synthèse de la session 5

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Les principaux enseignements et messages de cette session sont les suivants :
  1. Dans tous les cas, les organisations sportives ont la responsabilité d’enquêter, d’évaluer, de prendre les mesures appropriées et de tirer les leçons de l’affaire.
  2. Les Responsables des questions de Sauvegarde et Protection doivent collaborer avec les collègues internes concernés et avec leur groupe de gestion des cas.
  3. Les processus organisationnels internes ne doivent pas avoir d’incidence sur les mesures prises par les autorités externes.
  4. Les enquêtes éclairent les évaluations et aident l’organisation à prendre des décisions défendables.
  5. La manière dont les préoccupations en matière de sauvegarde sont décrites dans la loi et les sanctions associées sont souvent différentes pour les enfants et les adultes.
  6. Les victimes adultes choisissent généralement de transmettre ou non les informations, mais dans le cas des enfants, vous avez la responsabilité de transmettre les informations. Dans de nombreux pays, il s’agit d’une exigence obligatoire en vertu de la loi sur la protection de l’enfance.

Lorsque vous serez prêt, passez à la session 6 Soutenir les victimes et les survivant(e)s, où vous découvrirez certains des grands principes à suivre pour répondre aux préoccupations.