6.4 Quelle est la réaction appropriée lorsqu’une personne révèle qu’elle a été victime d’un abus ?
Être centré sur la victime ou le/la survivant(e) commence par la manière dont on réagit aux cas d’abus. Bien qu’il soit rare que vous entendiez parler d’un abus par le biais d’une révélation directe de la victime, il est important de comprendre les principes de base de la réponse à ce type de situation.
Rappelez-vous qu’il faut du courage et de la confiance pour parler à quelqu’un d’autre d’expériences douloureuses, humiliantes ou effrayantes.
Souvent, l’agresseur aura convaincu sa victime qu’elle est également responsable de ce qui s’est passé ou l’aura menacée en lui disant qu’on ne la croira pas ou que cela lui fera du tort si elle raconte ce qui s’est passé à quelqu’un.
Tout cela peut faire partie du processus de manipulation psychologique en vue d’un abus sexuel décrit dans le cours 2, session 3.
Comprendre cela et s’assurer que cela éclaire votre réponse à une personne ayant subi des abus peut avoir un impact extrêmement positif sur son bien-être, y compris sur la façon dont elle se remet de son traumatisme.
Activité : Identifiez les réponses appropriées à apporter à une personne qui révèle un abus
Imaginez qu’un enfant vienne vous voir pour vous dire qu’il a été victime d’abus physiques et émotionnels de la part d’une personne de confiance dans le milieu sportif. N’oubliez pas qu’il est important d’aborder chaque signalement en ayant l’esprit ouvert, car chaque cas présente des circonstances différentes.
Lisez les onze réponses ci-dessous. Décidez pour chacune d’entre elles si vous pensez que la réponse est appropriée dans cette situation. Réfléchissez à la raison pour laquelle vous avez répondu de cette manière.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est b.
b.
Cela peut renforcer les sentiments de dégoût ou de culpabilité et incitera probablement la victime à ne pas divulguer d’autres informations
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est a.
a.
Cela rassure l’enfant et valide ses révélations.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est a.
a.
Il s’agit d’une demande d’autorisation qui redonne un certain contrôle à l’individu. Il est important que vous conserviez les points clés.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est b.
b.
Tu devras en parler à quelqu’un d’autre. Cependant, tu peux expliquer que les informations ne seront communiquées qu’aux personnes qui pourront t’aider.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est a.
a.
Il s’agit d’une réponse
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est b.
b.
Il semble que cela revienne à remettre en question et à douter du récit de la personne, tout en présentant l’agresseur comme une personne bienveillante.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est a.
a.
Il s’agit là d’un autre message positif sur la nécessité d’agir pour aider l’individu.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est b.
b.
Il est très important que les victimes soient incluses et informées de la procédure, afin qu’elles n’aient pas l’impression d’avoir perdu le contrôle de leur propre cas.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est b.
b.
Il n’est pas acceptable d’obliger une personne à répéter ce qu’elle a dit, ni de demander à un collègue de consigner ce qui a été dit. La victime vous a choisi pour faire des révélations, vous devez donc l’écouter attentivement et faire de votre mieux pour noter le plus de choses possible en même temps.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est a.
a.
Il s’agit d’une explication honnête de ce que vous allez faire et pourquoi.
a.
Oui
b.
Non
La bonne réponse est a.
a.
Cela permet aux victimes de garder le contrôle et de se préparer à la suite des événements.
Commentaire
Une approche centrée sur la victime ou le/la survivant(e) consiste à faire tout ce qui est en son pouvoir pour rassurer et soutenir la personne qui fait des révélations. Il s’agit notamment d’être honnête sur ce que vous devrez faire (par exemple, transmettre les informations) pour que les personnes obtiennent l’aide dont elles ont besoin.
Vous avez appris à être plus centré sur la victime ou le/la survivant(e) dans votre réponse initiale. Ensuite, vous allez étudier comment intégrer cette approche dans l’ensemble de vos pratiques de gestion des cas.
6.3 Qu’est-ce qu’une approche centrée sur la victime ou le/la survivant(e) ?

