1.6. Quelles actions individuelles engager en priorité ? Réduire les aliments émetteurs, privilégier la saisonnalité

Dans le régime moyen français, les différents groupes d'aliments contribuent de la manière suivante aux émissions de gaz à effet de serre de l'alimentation :

Répartition des émissions des groupes d'aliments, par ordre décroissant

Cette répartition nous donne les deux indications principales pour agir: réduire la part des aliments émetteurs, augmenter la part des aliments les moins émetteurs en recentrant mon alimentation sur les légumes et les fruits.

Réduire la part des aliments les plus émetteurs dans mon alimentation

J'identifie les aliments les plus émetteurs dans mon alimentation, et je cherche à les remplacer ou à en diminuer les quantités. Pour trouver des indications concrètes, je peux consulter les fiches suivantes :

Pour remplacer la viande de boeuf.

Pour réduire l'impact des aliments sucrés.

Pour réduire l'impact des boissons.

Pour réduire ma consommation de fromage.

Pour remplacer le beurre.

Pour remplacer les autres produits laitiers (lait, yaourt, crème).

Pour découvrir le soja.

Pour redécouvrir les oeufs.

Pour redécouvrir la volaille.

Recentrer mon alimentation sur les légumes et les fruits

Les végétaux sont les aliments les moins émetteurs, et parmi eux, les fruits et légumes frais ont les émissions les plus faibles.

Mais comment les choisir ?

On entend souvent qu’il faut choisir de préférence des produits locaux. Le critère de proximité n’est pas suffisant :

  • cultivés sous serre, à contre-saison, les produits locaux ont une empreinte carbone élevée (Garnett 2014) ;
  • si l’on veut réduire les émissions causées par le transport, une bonne manière de faire est de réduire sa consommation d’aliments d’origine animale. Pourquoi ? Parce que le tiers des émissions liées au transport de produits agro-alimentaires vient du transport des aliments pour les animaux (Barbier et al. 2019) !

Les critères à prendre en compte sont plutôt la saisonnalité et le mode de transport. En effet, les fruits et légumes dont l’empreinte carbone est la plus faible sont les fruits et légumes de saison (Garnett 2014) :

  • cultivés à proximité, en plein champ, sans chauffage ni protection supplémentaire, et qui se conservent bien (peu de réfrigération, peu de pertes), mais aussi

  • cultivés à plus grande distance (par exemple, importés), en plein champ, sans chauffage ni protection supplémentaire, qui se conservent bien et qui ont été transportés par bateau ou par la route sur une courte distance.

En veillant à ce que le mode de production a été aussi naturel que possible et le transport aussi économe en énergie que possible (par exemple par bateau), on peut tout à fait choisir des fruits et légumes importés d’un pays voisin ou d’un autre continent.

À l’inverse, il faudra éviter les fruits et légumes :

  • qui ont été transportés par avion,

  • qui ont été cultivés sous serre chauffée, ce sont notamment les légumes méditerranéens produits hors saison, localement ou à plus grande distance (tomates, poivrons ou courgettes disponibles hors des mois d’été, mais aussi les salades),

  • qui sont vendus pré-préparés : par exemple, salades prêtes à consommer en sachet ou fruits pré-découpés, car ces étapes intermédiaires sont consommatrices d’énergie (traitement mécanique, réfrigération).


Tableau 1. Choisir des légumes et fruits produits et transportés de façon peu énergivore

Feu vert pour les légumes de plein champ et le transport par bateau. Feu rouge pour les légumes sous abri chauffé et l'avion.


Le module 2 donne des conseils pour choisir en se trompant le moins possible.

Je peux déjà télécharger un calendrier indicatif des saisons des légumes, à consulter au moment de faire mes achats.


Activité

Dans mon carnet, je note les actions que je fais déjà, les conséquences que j'en attendais et celles que j'en attends maintenant.

Je note ensuite les actions que je souhaite engager et mes raisons pour le faire.